Déficit : la difficile « opération vérité » de Bruno Le Maire au Sénat
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Bruno Le Maire en audition au Sénat ce jeudi 7 novembre.
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Bruno Le Maire en audition au Sénat ce jeudi 7 novembre.
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C'est un déluge de critiques qui s'est déversé sur l'ancien ministre de l'Economie Bruno Le Maire ce jeudi matin. Auditionné par la Commission des Finances du Sénat, l'ancien locataire de Bercy a tenté de défendre son bilan économique et budgétaire après sept années mouvementées aux manettes des finances de l'Etat.
Dans une ambiance électrique, le président de la Commission Claude Raynal (PS) et le rapporteur général du Budget Jean-François Husson (LR) ont interrogé pendant près de deux heures Bruno Le Maire sur les dérives des finances publiques, dans le cadre d'une mission flash annoncée au printemps. « Ce n'est plus une tempête parfaite et exceptionnelle. C'est un ouragan de longue durée qui s'étend de 2023 à 2024 », a cinglé le sénateur (LR) Jean-François Husson en préambule. Egalement convoqués par le Sénat, l'ancien ministre du Budget Thomas Cazenave est auditionné ce jeudi. Et, les anciens Premiers ministres Gabriel Attal et Elisabeth Borne doivent également passer sur le grill dans les prochains jours.

Le président de la Commission des finances du Sénat, Claude Raynal (au centre), et le rapporteur du budget Jean-François Husson (à gauche sur la photo). Crédits : Reuters.
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Conspué par les parlementaires, Bruno Le Maire a d'abord fait son mea culpa. « Je vais le faire avec humilité : car le décrochage de nos recettes fiscales fin 2023 est un événement exceptionnel qui ne doit pas se reproduire », a-t-il déclaré. Mais rapidement, il s'est attelé à rappeler que la dette a bien plus augmenté sous Nicolas Sarkozy (+35 points pour passer 60 à 95% du PIB) que pendant la crise du Covid (+17 points pour passer de 98% à 115%).