Impôts : les grands ratés de Bercy sur ses prévisions de recettes
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Le ministère des Finances dans le 12ème arrondissement de Bercy.
Reuters
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Le ministère des Finances dans le 12ème arrondissement de Bercy.
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Les chiffres budgétaires continuent de donner le vertige. À la veille de l'audition cruciale au Sénat des anciens ministres Bruno Le Maire (Economie) et Thomas Cazenave (Budget), le gouvernement de Michel Barnier a présenté son projet de loi de fin de gestion (PJLFG) ce mercredi 6 novembre en conseil des ministres. Méconnu, ce texte permet de présenter une mise à jour de la loi de finances initiale (LFI), sans budget rectificatif. Dans cet épais document de près de 200 pages, l'exécutif prévoit toujours un déficit de 6,1% du PIB en 2024, inchangé depuis le projet de loi de finances de 2025 (PLF 2025).
Le gouvernement se sert de cet instrument pour ouvrir des crédits afin de financer « des avances pour la Nouvelle-Calédonie, les primes des agents de sécurité des Jeux Olympiques, le financement des Opex (opérations extérieures) et le soutien à l'Ukraine, ou encore le financement des élections législatives », précise l'entourage du ministre des Comptes publics, Laurent Saint-Martin.
Sur le front des recettes, les comptables de Bercy ont complètement échoué à prévoir ce que pourraient rapporter les impôts cette année. D'après les derniers chiffres du ministère des Finances, les projections de recettes ont été révisées à la baisse de 24,3 milliards d'euros. « Cette évolution défavorable s'explique principalement par la dégradation de l'environnement macroéconomique et ses répercussions sur les recettes fiscales de l'État », explique Bercy.
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Dans le détail, les recettes de l'impôt sur les sociétés (IS) ont été fortement dégradées (-14 milliards d'euros). Au final, l'IS n'a rapporté que 57,7 milliards d'euros au lieu de 72 milliards. Interrogés par La Tribune, les proches du ministre restent flous sur ce gouffre vertigineux. Quant à l'impôt sur le revenu, il a rapporté 5,3 milliards d'euros de moins que prévu (88 milliards au lieu de 93 milliards d'euros). Les recettes de TVA ont également largement déçu (-3,8 milliards d'euros).