Démission "surprise" de Nicolas Hulot : et maintenant les réactions
latribune.fr

Nicolas hulot, l'ecologiste toujours insatisfait
Stephane Mahe
latribune.fr

Nicolas hulot, l'ecologiste toujours insatisfait
Stephane Mahe
Le chef de l'Etat, qui entame ce mardi une tournée en Europe du Nord, "n'a pas eu d'échange" avec Nicolas Hulot depuis la réunion de lundi soir consacrée à la réforme de la chasse, a précisé l'Elysée. Dans l'entourage d'Emmanuel Macron, on estime que le ministre démissionnaire peut être "fier de [son] bilan". Pèle-mêle, la présidence cite le retrait programmé des centrales à charbon ou de la centrale nucléaire de Fessenheim, l'arrêt du projet controversé d'aéroport de Notre-Dame des Landes, le dossier du glyphosate ou la promotion de l'alimentation bio.
Sur l'antenne de RMC, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, parle d'une décision qui "manque de courtoisie".
--
En fin de matinée, c'est le Premier ministre lui-même qui a pris la parole lors de la conférence des ambassadeurs à Paris. En vue d'un remaniement, des suggestions seront faites "dans les jours qui viennent" sur la composition du gouvernement - la transition serait ainsi assurée, pour le moment, par les secrétaires d'Etat.
Les réactions ne se sont pas faites attendre dans la sphère politique. La droite, d'abord. Le maire de Bordeaux Alain Juppé a très vite réagi sur Twitter à la démission de l'ex-ministre de l'Environnement. Il s'est déclaré "impressionné par sa hauteur de vue et la noblesse de sa démarche" et espère, par ailleurs, que cette démission servira d'électrochoc pour inciter chacun "à réfléchir et à changer" quant aux enjeux de l'environnement. Plus incisif, Laurent Wauquiez, le président du parti Les Républicains, dénonce quant à lui "les ambiguïtés des politiques de Macron".
La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse questionne :
Pour l'eurodéputé et tête de liste des écologistes pour les Européennes Yannick Jadot, démissionner du gouvernement était "la seule décision possible" pour Nicolas Hulot. En novembre dernier, il qualifiait son "ami" de "porte-voix des lobbies" en repoussant la baisse à 50% du nucléaire à "2030 ou 2035".
L'entrée de Nicolas Hulot au gouvernement avait suscité un espoir chez les défenseurs de l'environnement. Un an plus tard, les ONG font unanimement état d'un "gâchis" en matière environnementale. Corinne Lepage d'abord, soutient distancié d'Emmanuel Macron pendant la campagne électorale et ancienne ministre de l'Environnement de 1995 à 1997 sous le gouvernement Juppé. Sur Twitter, elle déclare ce 28 août :
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

--
La décision de diviser par deux le prix du permis de la chasse aurait précipité la décision du ministre de quitter le gouvernement - un sujet qui avait, par ailleurs, donné lieu à des échanges peu amènes avec Brigitte Bardot, fondatrice de l'association éponyme d'aide à la protection des animaux, qui l'avait qualifié de "trouillard" sur ce dossier. Cette dernière a aussi réagit sur les réseaux sociaux :
Le président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain-Dubourg, quant à lui, se dit "pas surpris" par la décision de Hulot :
Le chef de file du Parti socialiste Olivier Faure, a (aussi) réagi sur Twitter en évoquant l'histoire d'une "trahison". Et de reprendre le flambeau au nom de la gauche : "à la gauche de relever le drapeau d'un nouveau modèle de développement".
Même son de cloche du côté des Insoumis. Jean-Luc Mélanchon a déclaré que la démission de Nicolas Hulot fonctionnait comme "un vote de censure contre Macron".
(avec agences)
latribune.fr
Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France
Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage
A Marseille, la coalition des éditeurs de presse se renforce face aux plateformes d’IA
« Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump