Élections CCI France : le candidat Di Crescenzo dévoile sa feuille de route

En exclusivité dans les colonnes de La Tribune, le Toulousain Alain Di Crescenzo annonce sa candidature à la présidence de la CCI France. L'occasion pour lui de présenter sa vision, ses priorités et sa méthode pour les chambres de commerce et d'industrie.

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Alain Di Crescenzo vise la présidence de la CCI France.
Alain Di Crescenzo vise la présidence de la CCI France. (Crédits : Rémi Benoit)

Comme annoncé par La Tribune mi-septembre, le Toulousain Alain Di Crescenzo va bel et bien se présenter à la présidence de la CCI France, dans l'espoir d'enfiler le costume le 25 janvier prochain à l'occasion de l'assemblée générale d'installation.

Jusqu'à présent, l'homme de 59 ans a connu quasiment tous les niveaux possibles au sein du réseau consulaire dédié au monde de l'entreprise. Sur les deux dernières décennies, il y a gravi un à un les échelons, et surtout au sein de la CCI de Toulouse-Haute-Garonne. Conseiller technique, membre de la commission des Finances, puis président de la commission animation industrielle et services aux entreprises, il prend les reines de cette CCI toulousaine en décembre 2010 en étant élu à l'unanimité. Réélu sans encombre en 2016 pour un mandat départemental, Alain Di Crescenzo s'installe à la tête de la nouvelle CCI Occitanie en début d'année 2017, tout en devenant le premier vice-président de la CCI France aux côtés du Bordelais Pierre Goguet, l'actuel président.

"Ma candidature est celle d'un entrepreneur engagé dans les chambres consulaires. Depuis le début de mon engagement, j'ai toujours voulu renvoyer tout ce que les chambres de commence ont apporté à mon entreprise. J'ai un parcours qui m'a permis de connaître tous les échelons des CCI, tous leurs partenaires et interlocuteurs", confie le désormais candidat déclaré à la présidence de la CCI France.

En amont de son engagement dans ce réseau, l'entrepreneur d'origine marseillaise a fondé à 27 ans sa société IGE+XAO, un éditeur de logiciels qui conçoit, produit et commercialise des services dédiés à l'électricité. "Depuis, je n'ai jamais quitté mon entreprise et j'ai tout appris avec elle", commente Alain Di Crescenzo. Mais dans son histoire récente, IGE+XAO a fait l'objet d'une OPA amicale en 2017 menée par le groupe Schneider Electric.

"Nous sommes en pleine croissance. Nous employons aujourd'hui 400 personnes et nous allons en embaucher 100 sur 2021 et 2022. Ces recrutements sont liés à notre volonté d'étendre notre spectre géographique, au développement de nouveaux produits et à offrir un meilleur service à nos clients", poursuit le dirigeant.

Trois pactes avec les partenaires de la CCI

Le terme de "clients" est d'ailleurs au centre de l'ambition qu'il affiche pour la CCI en cas de dénouement positif dans les prochaines semaines : "être un centre d'excellence pour nos clients, que sont les entreprises, les apprenants, les porteurs de projet et les territoires/collectivités".

Pour y parvenir, l'entrepreneur toulousain porte quatre grandes priorités qui sont celles de proposer une offre de services "client centric", autrement dit définie avec eux, tout comme il entend développer les liens entre la CCI et ses partenaires autour de trois pactes. Le premier avec les syndicats patronaux et les branches professionnelles pour une meilleure cohérence dans leurs actions respectives, un second avec l'État pour obtenir une garantie dans les ressources et le schéma d'organisation territoriale, après la coupe drastique qu'ont connu les CCI dans leurs dotations ces dernières années. Et un dernier pacte entre les CCI "pour amplifier l'effet réseau" via une uniformisation de l'offre.

Par ailleurs, la troisième grande priorité d'Alain Di Crescenzo est de créer les conditions d'une montée en compétences, pour une meilleure efficacité, des 16.000 collaborateurs et 4.400 élus des 122 CCI en France via la création d'une académie. Enfin, l'ancien président de CCI Occitanie portera à la tête de la CCI France, s'il est élu une volonté de transparence avec une meilleure communication auprès des clients et des partenaires.

Voulant profiter de l'alignement des planètes qui ont démontré toute l'utilité des chambres de commerce et d'industrie durant la crise sanitaire, Alain Di Crescenzo veut, en appliquant cette feuille de route, faire des CCI "un vecteur d'accélération dans la reconquête industrielle et économique".

Un plan stratégique actualisé chaque année

Concrètement, et à brève échéance, s'il devient le prochain président de la CCI France, l'entrepreneur entend revoir la gouvernance de l'instance pour offrir une représentativité de toutes les compétences en interne, notamment au sein du bureau, pour une meilleure visibilité sur le champ des possibles. "Ce n'est pas une instance de décision de 15 élus, mais une instance de vision stratégique", justifie le candidat.

Avec cette nouvelle organisation, au sein de laquelle les groupes de travail deviendront des missions avec des livrables attendus, Alain Di Crescenzo entend relancer les grandes Universités d'été des CCI, pour actualiser chaque année un grand plan stratégique et d'action des CCI au niveau national qu'il entend élaborer rapidement.

"À la première édition, nous écrirons le plan stratégique à cinq ans, avec les présidents, les directeurs généraux et les cadres, puis nous l'actualiserons à chaque édition. Pour le ficeler, nous ferons un état des lieux, érigerons les défis prioritaires, définirons un plan d'actions pour y répondre et nous élaborons des indicateurs pour évaluer nos actions", présente le candidat qui veut "rendre plus fortes et plus effaces" les chambres de commerce et d'industrie.

Une vision et une méthode qu'il aurait, selon lui, déjà présenté à 80 CCI à ce jour, tout en ayant le soutien de l'actuel président qui ne peut se représenter en raison d'une limite d'âge.

Quelques instants après la publication de cet article, le MEDEF est venu apporter son soutien public à Alain DI Crescenzo dans cette campagne. "Le Mouvement des entreprises de France soutient la candidature d'Alain Di Crescenzo à la présidence de la tête de réseau des Chambres de Commerce et d'Industrie CCI France, dont il était jusqu'à présent Premier Vice-Président. Président du groupe IGE+XAO, engagé de longue date dans le réseau des CCI en Occitanie, au plus près des préoccupations des entreprises, il partage la vision du Mouvement des entreprises de France d'agir pour une croissance responsable. Il aura à cœur de renforcer la complémentarité entre les Medef territoriaux et le réseau consulaire de chaque territoire, afin d'encourager l'initiative privée, l'esprit d'entreprise, et favoriser le développement de l'activité et de l'attractivité économique", a déclaré l'organisation.

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