Emploi : comment faire face à la pénurie de techniciens de maintenance à Dijon Métropole ?
Amandine Ibled
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Photo d'illustration
Antoine Martel
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Le métier de technicien de maintenance est le métier le plus recherché par les entreprises de Dijon Métropole en novembre. Et la tendance est durable : c'était déjà le cas en janvier 2021, selon une étude Randstad smartdata sur le marché de l'emploi local présentée en début d'année. Au sens stricto sensu de la définition des métiers "en tension", le métier de technicien de maintenance ne l'est pas... car il y a plus de candidatures potentielles que d'offres. Aussi, les tensions constatées sur ce métier proviennent d'autres facteurs bloquants. D'abord, les procédures de recrutement sont à améliorer. Ensuite, tout se joue sur les compétences recherchées.
Sur la base de ce constat, une expérimentation a été lancée auprès de cinq entreprises volontaires du territoire (Corden Pharma, Recipharm, Delpharm, Adhex Pharma et SPPH-Fareva) afin de mettre en exergue des axes d'amélioration dans le process de recrutement des techniciens de maintenance.
« L'enquête souligne la nécessité pour toutes les entreprises de s'inscrire dans une démarche de recrutement par les compétences et d'apporter une attention particulière aux process d'accueil et d'intégration des collaborateurs », observe Patrick Alexandre, président du pôle BFCare - association qui fédère les industries du secteur des produits et services de santé basées en région Bourgogne-Franche-Comté - associée pour cette enquête au groupe Randstad France, au Hub Emplois et Compétences des Industries de Santé, avec l'expertise de Creativ'- le cluster emploi-compétences du bassin Dijonnais - et l'UIMM Côte-d'Or.
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Si cette recherche débute très classiquement par la publication d'une annonce, il s'avère que celle-ci est souvent trop succincte et que le salaire, élément clé dans la motivation de tout chercheur d'emploi, y est rarement mentionné. Le périmètre de diffusion des annonces analysées se révèle également très local, privant ainsi les entreprises de profils ouverts à la mobilité géographique. Pour trouver leurs futures recrues, les entreprises étudiées ont rarement le réflexe de faire appel aux écoles ou aux organismes de formation, pourtant grands pourvoyeurs de candidats. La raison ? Un niveau de compétence en sortie de formation jugé insuffisant au regard des attendus sur les postes proposés.
Amandine Ibled