En France, le coût social des addictions grimpe à 250 milliards d'euros par an

latribune.fr

latribune.fr
Le coût social total de la consommation du tabac, de l'alcool et des drogues illicites coûte cher à la France. Près de 250 millions d'euros. C'est ce qu'a mesuré l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dans une étude publiée vendredi 11 septembre.
Celui du du tabac est à peu près équivalent à celui de l'alcool, environ 120 milliards d'euros par an chacun, selon l'observatoire. Vient en troisième position le coût social des drogues illicites, estimé à 8,8 milliard d'euros.
Pour parvenir à de tels chiffres, le rapport prend en compte dans sa méthodologie le coût des vies humaines et des années de vie perdues à cause de l'usage du tabac, de l'alcool et des drogues illicites, ainsi que des handicaps qui en résultent. Ce coût "externe" représente "l'essentiel du "coût social" " de la consommation de ces produits", précise OFDT. Pour l'alcool, cela monterait à 95,1% du coût engendré, contre 85,2% pour le tabac et 67,26% pour les drogues illicites.
Les comportements antisociaux, des violences et de la perte de production liés à cet usage, ainsi que les dépenses publiques de prévention, de répression et de soins sont également mesurés par l'OFDT.
Selon des données sanitaire de 2010, plus de 800.000 années de vie ont été perdues en raison des pathologies liées à la consommation d'alcool, plus de 680.000 à cause du tabagisme et plus de 40.000 à cause de l'usage de drogues illicites.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Le nombre de consommateurs d'alcool à risque grimpait à 3,8 millions et celui des fumeurs quotidiens de 13,4 millions, alors que le nombre de consommateurs réguliers de drogues illicites était évalué à 300.000.
À lire également
Cette année-là, les seules dépenses nettes de l'Etat liées aux drogues se sont élevées à 22 milliards d'euros, dont près de cinq milliards pour l'alcool, près de 15 milliards pour le tabac et plus 2,3 milliards pour les drogues illicites, soit 5,8% des dépenses publiques.
latribune.fr