En macronie, une Renaissance sans les « Mormons »

Marc Endeweld
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters

Marc Endeweld
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Peu de gens l'ont remarqué, mais la bande autoproclamée des « Mormons », ces historiques de la macronie, en partie issus des réseaux DSK (mais pas uniquement), qui avait amené Macron au pouvoir en 2017 en créant de toute pièce en Marche, semble avoir disparu en ce début de deuxième quinquennat Macron. La presse est parfois cruelle : alors que les journaux en avaient fait des personnages incontournables de la macronie, allant jusqu'à les présenter comme étant aussi importants que le président lui-même (ce qu'Emmanuel Macron déteste...), les journalistes politiques sont déjà passés à autre chose.
Après cinq ans de pouvoir sans partage de leur « champion » à l'Elysée, chaque membre de cette bande a finalement poursuivi sa route, parfois loin de la politique. On se souvient encore de la photographie qui les avait tous immortalisés sur les marches de l'Elysée après leur arrivée groupée dans la cour du Palais en mai 2017. Ils étaient alors tout sourires, Sibeth Ndiaye seule femme posant au milieu de ces jeunes premiers aux allures d'ambitieux d'école de commerce. Ils étaient alors censés incarner le renouvellement de la vie politique française, la « startup nation ».
Le seul de ces ambitieux qui garde pleinement les grâces du président et de son entourage, c'est Julien Denormandie. Ancien directeur de cabinet adjoint d'Emmanuel Macron à Bercy, l'homme a l'avantage d'avoir su passer à travers les gouttes médiatiques (y compris dans les affaires Kohler ou Alstom) tout en conservant une fidélité à toute épreuve à l'égard du chef de l'État. Alors qu'on apprenait hier que Denormandie avait rejoint Sweep, une startup de conseil en réduction des émissions de carbone pour les entreprises, son nom avait encore circulé ces derniers jours d'une manière insistante pour prendre la tête d'EDF.
À lire également
Selon un proche du président, cela ne doit rien au hasard : « C'est en fait ses anciens copains de l'Elysée, les fameux Mormons, qui font tourner son nom à chaque fois qu'un poste se libère. Comme Denormandie est le chouchou du PR [président], et qu'il est le dernier de leur bande à forte valeur ajoutée, les Mormons font courir le bruit partout qu'il peut aller partout pour montrer qu'ils existent encore ! C'est drôle ! ». Et ce n'est d'ailleurs pas EDF que Julien Denormandie aurait visé, mais l'un des fromages de la République, la Caisse des Dépôts et des Consignations.
Marc Endeweld
Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France
Ruptures conventionnelles : voici de combien sera réduite la durée de votre allocation chômage
A Marseille, la coalition des éditeurs de presse se renforce face aux plateformes d’IA
« Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump