En voyage officiel en Chine, Macron compte bien signer de nombreux contrats

 |   |  533  mots
Poignée de main entre Emmanuel Macron et Xi Jinping le 8 juillet dernier lors du G20 en juillet 2017.
Poignée de main entre Emmanuel Macron et Xi Jinping le 8 juillet dernier lors du G20 en juillet 2017. (Crédits : Reuters)
Emmanuel Macron s'envolera dimanche pour la Chine (du 8 au 10 janvier) où il devrait signer de nombreux accords économiques et culturels mais aussi nouer un "partenariat stratégique" avec Pékin, notamment sur le terrorisme et le climat, a expliqué l'Elysée jeudi.

La France veut développer et "rééquilibrer" ses relations bilatérales avec la Chine, avec qui elle a un déficit commercial de 30 milliards d'euros, le plus important de son commerce extérieur. Pékin est son 2e fournisseur et son 8e client. Emmanuel Macron sera accompagné de plus de 50 chefs d'entreprises, dont ceux d'Airbus, Dassault, Auchan et Sodexo.

La visite d'Etat vise en particulier à "nouer une relation personnelle entre Emmanuel Macron et Xi Jinping" et "un partenariat stratégique global sur les grands défis actuels, dont la crise avec la Corée du Nord, la lutte contre le financement du terrorisme et le réchauffement climatique", a expliqué l'Elysée.

Une moisson de contrats est espérée, au montant encore confidentiel. "Dans l'aéronautique, le nucléaire civil, le numérique, l'économie du vieillissement, nous aurons un nombre exceptionnel d'accords stratégiques signés, environ une cinquantaine", a indiqué l'Elysée.

Lors de ce voyage, Paris devrait notamment annoncer des ventes d'Airbus et de moteurs Safran, un accord dans le nucléaire où Areva négocie la construction d'une usine de retraitement des déchets radioactifs, ainsi que dans la construction de maisons de retraite avec le groupe Orpea. Dans l'agriculture, la France espère développer en Chine ses filières bovines, porcines et de volailles.

Des accords devraient aussi être conclus dans l'intelligence artificielle - le mathématicien et député Cédric Villani est du voyage -, les villes durables et la culture avec le projet d'un Centre Pompidou provisoire à Shanghai.

Un rééquilibrage sino-français

Les deux pays devraient en outre annoncer un fonds d'investissement franco-chinois d'un milliard d'euros pour investir dans des entreprises moyennes, principalement des françaises qui s'établissent en Chine.

"Paris a une volonté de rééquilibrage et d'accès au marché, par exemple dans les services financiers", où les grandes banques françaises essaient de s'implanter en Chine, selon la présidence.

Emmanuel Macron souhaite aussi solliciter l'appui de la Chine pour la force antijihadiste G5 Sahel, en cours de développement. Cette force, composée de soldats de cinq pays de la région (Mali, Tchad, Burkina Faso, Niger, Mauritanie) doit monter en puissance pour atteindre au moins 5.000 hommes d'ici au printemps 2018. Elle bénéficie de soutiens financiers internationaux, notamment de l'UE et des Etats-Unis. L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont aussi annoncé leur contribution.

Accompagné de son épouse Brigitte, il débutera sa visite à Xi'An, "un symbole important car c'est le berceau de la civilisation chinoise, le point de départ des anciennes routes de la soie", souligne l'Elysée. Il y prononcera son principal discours sur l'avenir des relations franco-chinoises, après une visite à la célèbre armée enterrée de l'empereur Qinshi Huangdi.

A Pékin, il se rendra à la Cité interdite ainsi qu'à l'Academie des sciences spatiales. Il rencontrera la communauté française, des grands fonds d'investissement chinois mais veut aussi "aller à la rencontre des Chinois et pas seulement des autorités", selon l'Elysée.

Plusieurs ministres, des parlementaires et des responsables politiques connaisseurs de la Chine sont aussi du voyage, dont Laurent Fabius et Jean-Pierre Raffarin.

(avec agences)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/01/2018 à 18:06 :
Quel Président ! Attendu et apprécié partout à travers le monde !
a écrit le 05/01/2018 à 11:30 :
LA FRANCE SE DOIT D AVOIR DES ACCORD COMMERCIAUX AVEC TOUT LES PAYS ? MAIS CES ACCORDS SA DOIVENT D ETRE RECIPROQUE ? LA CHINE ET TRES VEROUILLEZ? ? SI MACRON ARRIVE A AVOIR DE L AIDE MILLITAIRE CONTRE DAECH IL N AURAS PAS PERDU SONT TEMPT CAR CETTE GUERRE RELIGIEUSE PEUT SE PROPAGER DE PARTOUT ET LA CHINE N EST PAS A L ABRIE DE CETTE GUERRE IDEOLOGIQUE POLITIQUE QUE MEME L ETAT ISLAMIQUE AUX MONDE ENTIER???
a écrit le 05/01/2018 à 10:47 :
Ben tiens le mac veut exactement la même chose que trump, rééquilibrer la balance commerciale avec la Chine.

Heu... je mise tout sur trump.
a écrit le 04/01/2018 à 20:49 :
Tata Panda sortira_t-elle de l'avion avant lui ?
a écrit le 04/01/2018 à 17:38 :
Comme ses prédécesseurs, il va emmener dans sa délégation un tas de parasites dont certains soit-disant "fins connaisseurs" de ce qu'ils s'obstinent à appeler "l'empire du milieu" alors que la traduction du nom de la Chine (Zhong guo) est le "pays du milieu".
Dans le lot, il y a un ancien président de Conseil Régional, celui d'un pseudo club lié à la Chine, des acteurs et hommes ou femmes de lettres, etc. Espérons que "notre" président n'appellera pas son homologue par son prénom : "Ji Ping" comme le font de nombreux journalistes et qu'il prononcera son nom correctement. Quant aux mirobolantes affaires conclues, faudra-t-il encore qu'elles soient confirmées. Et osera-t-il évoquer les droits de l'homme si peu respecter en Chine ?!
a écrit le 04/01/2018 à 16:41 :
Amha, sont pas nombreux les adeptes des gratouilles, des horloges à 2 cadrans, des pyramides et des étoiles flambloyantes en Chine. Et si ça tombe, ces ignares ne lisent pas les inrocks

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :