Face à l'urgence environnementale, les villes cherchent (et trouvent) des solutions
Natasa Laporte
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... de France Urbaine. Tous ont dialogué avec Marianne Laigneau, présidente du directoire d'Enedis, Philippe Wahl, PDG de La Poste, Olivier Wigniolle, DG Icade, et Arnaud Leroy, président de l'Ademe.
Il y a cinq ans, sous les ors de la salle des fêtes de l'Hôtel de Ville de Paris, les maires de quelque 1000 villes dans le monde envoyaient un signal fort : leur role, dans le combat climatique, était clé. En marge de la COP21, ils ont donc pris des engagements ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il était temps de dresser un premier bilan des avancées. Pour ce faire, le 10 décembre, dans le cadre du Forum Zéro Carbone organisé par La Tribune et la Ville de Paris, une table ronde a donné la parole à plusieurs maires et chefs d'entreprise.
Premier constat, « les logiques d'expérimentation ne suffisent plus, a lancé Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole. Le changement de modèle doit s'accompagner d'un changement d'échelle si nous voulons tenir la trajectoire telle qu'elle avait été définie au moment de l'Accord de Paris ». Ainsi, à Nantes, à l'horizon 2030, « nous avons fait le choix de mettre 100 millions d'euros dans la rénovation de l'habitat, avec notamment la priorité donnée à la lutte contre les passoires énergétiques, et 1 milliard d'euros sur le sujet des mobilités. Ce sont des choix structurants qui changent le modèle de la métropole et de la manière d'y vivre », affirme celle qui est aussi présidente de France Urbaine, une association qui regroupe la quasi-totalité des grandes villes et des métropoles françaises. Nantes n'est évidemment pas seule.
A l'autre bout de l'Hexagone, à Nice, entre Mercantour et Méditerranée, « il fallait construire un seul territoire où l'urbain et la ruralité puissent se rejoindre et disposer d'une gestion commune », indique de son côté Christian Estrosi, maire de Nice et président de la Métropole de Nice, composée de 49 communes, dont la création date d'avant 2015. Ce modèle est celui qui a « le plus de sens » pour la lutte contre le réchauffement climatique, car « c'est à cette échelle que la logistique est organisée. De même qu'à travers les plans locaux d'urbanisme métropolitains, nous organisons des règles en matière d'isolation thermique, de géothermie et d'exploitation des ressources naturelles ». Parmi les avancées, « nous avons atteint près de 25 % d'énergie produite chez nous, par nos seules ressources - l'hydroélectrique, le solaire, le compostage, la géothermie... - et nous atteindrons 33 % en 2025 », affirme l'élu, convaincu par ailleurs que « l'intelligence artificielle, le monitoring urbain, la 5G, sont autant d'outils que nous avons le devoir d'utiliser à l'échelle territoriale et qui peuvent nous permettre de faire de l'écologie une contributrice au développement économique, à la croissance et à l'emploi ».
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Natasa Laporte