François Hollande : pour qui sonne le glas ou... l’éternel retour ?

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(Crédits : JACKY NAEGELEN)
[ SÉRIE : Horizon 2017 pour Hollande 1/9 ] Et si par un extraordinaire retournement de l'histoire, François Hollande se retrouvait dans une (bonne) situation pour se présenter et l'emporter en 2017 ? À première vue, ce scénario paraît bien improbable, tant le président suscite le rejet. Mais ce cas de figure pourrait devenir réalité... sous plusieurs conditions.

« Il faut qu'il y ait une baisse du chômage tout au long de l'année 2016, une baisse crédible, longue et répétée ».

Ainsi s'exprimait le président de la République en juillet devant l'Association de la presse présidentielle. En filigrane, François Hollande précisait là les conditions pour une nouvelle candidature à la présidentielle de 2017, lui qui a depuis près de trois ans ouvertement associé son destin présidentiel à l'inversion de la courbe du chômage. Un sacré pari, alors que l'on comptabilise en France près de 700.000 chômeurs de plus qu'en mai 2012, lors de l'arrivée de François Hollande à l'Élysée.

Dans ces conditions, est-il raisonnable pour le président en place de croire en ses chances pour un nouveau mandat en 2017 ? À première vue, la réponse est incontestablement négative. Un sondage Ifop du 6 septembre pour Le Figaro et RTL le dit même perdant dès le premier tour avec 19 % des suffrages, loin derrière le candidat de la droite et du centre - qu'il s'agisse de Nicolas Sarkozy ou d'Alain Juppé - (25%) et, surtout, de Marine Le Pen (27%). Et pourtant, l'homme que l'on n'avait pas vu arriver avant les primaires socialistes de 2011 continue de croire en sa bonne étoile. En bon mitterrandien, il sait qu'en politique on n'est jamais mort. La dernière conférence de presse présidentielle du 7 septembre l'a montré : François Hollande ne renonce pas.

Il continue d'affirmer sa volonté de réformer le pays alors que 2016 sera la dernière année budgétaire utile du quinquennat. Il lance de nouveaux chantiers, comme les réformes du droit du travail pour donner davantage de poids aux accords d'entreprise, ou celle de la dotation globale de fonctionnement aux collectivités locales. Il confirme que le pacte de responsabilité, avec ses 41 milliards d'euros d'allégements d'impôts et de cotisations sociales pour les entreprises, sera mené à son terme. Il annonce une nouvelle loi sur « les opportunités numériques ». Il se pose en gardien de la sécurité de la France en engageant davantage l'armée de l'air en Syrie.

Mais lui reste-t-il vraiment une chance d'inverser les pronostics sur sa future non-réélection ?

L'exercice paraît difficile mais pas complètement impossible. Pour se trouver en situation de l'emporter à nouveau, il devra réunir deux conditions. La première sera une amélioration significative de la conjoncture économique avec des résultats très concrets pour les Français, sur le front du chômage notamment. La seconde, tout aussi essentielle, sera de rassembler non seulement tout le parti socialiste derrière lui mais, au-delà, la famille de la gauche plus généralement. Et, quand on voit l'état de décrépitude actuelle des différentes composantes de cette gauche, ce n'est vraiment pas gagné.

confiance

Premier impératif : une forte décrue du chômage

François Hollande va-t-il pouvoir compter sur des vents économiques plus favorables ? Cette année, le PIB devrait progresser d'un petit 1%. Pour 2016, le projet de loi de finances est bâti sur une hypothèse de 1,5% de croissance. C'est un peu juste pour faire spontanément reculer le chômage du fait de l'augmentation « naturelle » de la population active qui dépasse les 100.000 personnes par an. Du coup, le budget 2016 du ministère du Travail devrait prévoir le financement d'environ 550.000 contrats aidés, soit un niveau équivalent à celui de 2015.

Mais il existe des scénarios plus optimistes, peut-être même un peu trop, comme celui de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Pour cet organisme rattaché à Sciences Po Paris, 2016 sera la vraie année de la reprise avec une croissance de... 2,1%, une hausse de l'investissement productif de 4 % et la création de près de 220.000 postes dans le secteur marchand permettant une nouvelle diminution du nombre des chômeurs, de 70.000. Le taux de chômage redescendrait à 9,5%, contre 10% à la fin du deuxième trimestre de 2015. Dans un tel contexte porteur, le déficit public baisserait significativement pour s'établir à 3,1% en 2016. Soit très proche de l'objectif de 3% que la France doit atteindre en 2017. Mais comment l'OFCE peut-il afficher un tel optimisme ? Selon ses économistes, tous les éléments sont là pour favoriser la croissance : la chute des prix du pétrole, la politique volontariste de la BCE via l'assouplissement quantitatif [Quantitative Easing, QE], le ralentissement de la consolidation budgétaire en France - qui a refusé de faire davantage d'économies budgétaires, contrairement à ce que souhaiterait la Commission européenne -, la montée en charge du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et la mise en place du pacte de responsabilité.

En bons keynésiens, les économistes de l'OFCE estiment que ces facteurs vont permettre de favoriser la demande et ainsi de relancer l'économie. Ils considèrent même que « les principaux freins qui ont pesé sur l'activité française ces quatre dernières années [austérité budgétaire surcalibrée, euro fort, prix du pétrole élevé, etc.] devraient être levés en 2015 et 2016, libérant ainsi une croissance jusque-là étouffée ».

François Hollande croit lui aussi à ce retour au « bon alignement des planètes ». Certes, mais cette embellie paraît encore bien fragile. Ainsi, les prix du pétrole vont-ils continuer durablement à rester sous les 100 dollars ? Et on attend encore les bénéfices du QE pour l'économie réelle. Sans parler du ralentissement de l'économie chinoise et des prévisions à la baisse du FMI sur la croissance mondiale.

Sur le plan économique, ce n'est donc pas gagné d'avance, même si le président affiche un certain volontarisme et qu'il croit dur comme fer dans la réussite de son pacte de responsabilité qui va prendre sa vitesse de croisière en 2016, avec le passage à 9% du Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), un nouvel allégement sur les cotisations familiales des entreprises et la suppression de la contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés acquittées par les entreprises réalisant plus de 250 millions de chiffres d'affaires.

À cet égard, un ministre qui connaît très bien François Hollande, salue la démarche :

« Avec cette diminution des prélèvements sur les entreprises, ajoutée à la baisse de l'impôt pesant sur les ménages qui va gommer l'impression du coup de massue fiscal du début du quinquennat et la réforme du Code du travail, François Hollande veut couper l'herbe sous le pied du futur candidat de l'opposition qui ne pourra pas exploiter ces thèmes. En plus il séduit une partie de l'électorat centriste ».

Deuxième impératif : se trouver en "situation politique"

De fait, la situation politique qui prédominera à un an du scrutin constitue la seconde condition pour que François Hollande puisse avoir une chance de se représenter en 2017. Et là, il y a du travail, tant la gauche est dans un état d'émiettement total. François Hollande ne fait même plus l'unanimité au sein du Parti socialiste. Son aile gauche, menée notamment par Emmanuel Maurel et l'ancien ministre Benoît Hamon, revendique de plus en plus ouvertement l'organisation d'une primaire à gauche, comme le prévoient d'ailleurs les statuts du PS. Les « frondeurs », réunis derrière le député Christian Paul, bien que plus discrets depuis le congrès socialiste en juin, à Poitiers, où ils avaient porté la « motion B », ne décolèrent pas face au virage social-libéral entrepris par Manuel Valls et amplifié avec l'arrivée d'Emmanuel Macron au gouvernement. Et ce n'est pas le prochain projet de loi sur la réforme du Code du travail qui va calmer les esprits, même si le président de la République a décidé de ne pas toucher à la durée légale du travail de 35 heures, un « marqueur » de gauche.

Après la publication du rapport Combrexelle tendant à valoriser les accords de branche et d'entreprise au détriment de la loi, les « frondeurs » ont immédiatement réagi dans un communiqué, estimant que « l'application du rapport Combrexelle restreindrait la législation à quelques grands principes "d'ordre public social", et réduirait à néant la clause la plus favorable qui s'applique au salarié et l'universalité des droits. La situation du monde syndical, le rapport de forces entre salariés et patronat, ne permettront pas d'imposer, en particulier dans les entreprises les plus petites, les choix les plus favorables aux salariés ».

Ambiance ! Sans parler du trublion Arnaud Montebourg, qui n'a pas totalement renoncé à peser sur le débat et qui s'affiche en public avec l'ancien ministre grec de l'Économie, Yanis Varoufakis ! François Hollande n'a plus qu'à espérer que l'instinct de survie du PS le poussera à se réunir derrière lui à l'approche de l'échéance capitale de 2017.

Mais un autre danger guette François Hollande, il a pour nom Cécile Duflot, l'ex-leader d'Europe-Écologie-Les Verts. Depuis qu'elle a claqué la porte du gouvernement, la députée de Paris n'a de cesse de dénoncer la ligne sociale-libérale de Manuel Valls. Elle a même tenté un flirt avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon... qui a tourné court. Il n'empêche, et la sortie récente de son dernier livre Le Grand virage (Éditions Les Petits Matins) - véritable programme - l'atteste, Cécile Duflot se réserve la possibilité de se présenter à la présidentielle de 2017. De quoi grignoter quelques voix supplémentaires à François Hollande alors que le ticket pour le second tour va être très cher. Le président s'en inquiète. Il va tout faire pour marginaliser son ancienne ministre du Logement, afin qu'elle ne puisse se trouver en situation. Il surveille donc de très près les initiatives des deux dissidents écolos, Jean-Vincent Placé et François de Rugy, - ils viennent de créer une nouvelle formation politique, « Écologistes ! » - nettement plus ouverts à une collaboration avec les socialistes, voire même tout à fait disposés à intégrer le gouvernement. Mais, pour ce faire, ils devront sans doute attendre le lendemain des élections régionales des 6 et 13 décembre, quand François Hollande va procéder à un vaste remaniement pour préparer le dernier sprint. Objectif : ratisser large, non seulement au sein du PS, bien sûr, mais surtout au-delà... Et les écologistes volontaires seront les bienvenus.

En attendant, ces élections régionales s'annoncent très périlleuses pour la gauche, qui détient actuellement 20 des 22 régions métropolitaines (en incluant la Corse). Sur les 13 nouvelles « super-régions », elle espère pouvoir en conserver trois ou quatre : Aquitaine-Limousin/Poitou- Charentes, Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées Bretagne et surtout Île-de-France. Mais c'est loin d'être fait.

Troisième impératif : que Nicola Sarkozy soit candidat

Reste aussi pour François Hollande à connaître le nom de son principal opposant à droite. Il faudra pour cela attendre les résultats, à l'automne 2016, de la primaire du centre et de la droite. François Hollande rêve de rééditer le scénario de 2012 et de retrouver Nicolas Sarkozy face à lui. L'ancien président de la République est tellement « clivant » que l'actuel locataire de l'Élysée pense alors pouvoir l'emporter sur son rival en mobilisant l'électorat de gauche jusqu'ici tenté par l'abstention par dépit mais, in fine, effrayé par un éventuel retour de Nicolas Sarkozy.

Surtout, il compte alors sur une candidature de François Bayrou (MoDem) pour priver l'ancien chef de l'État des suffrages nécessaires pour accéder au second tour. François Hollande se retrouverait alors face à Marine Le Pen (Front National)... le scénario rêvé pour lui.

En revanche, si Alain Juppé sort grand vainqueur de la primaire de l'opposition, la situation va être nettement plus difficile pour François Hollande. L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac séduit non seulement au centre mais y compris certains électeurs de gauche.

Il a su en grande partie gommer son image d'homme raide « droit dans ses bottes » et cultive volontiers un côté « vieux sage » modéré, notamment sur les sujets sociétaux. De plus, le maire de Bordeaux a eu l'habileté de déclarer très tôt qu'il n'effectuerait qu'un seul mandat de cinq ans, le temps de lancer les quelques grandes réformes qu'il estime nécessaires.

Pour François Hollande, le scénario Juppé est certainement le plus noir. Il va donc tout faire d'ici la primaire de l'opposition, dans un an, pour que Nicolas Sarkozy apparaisse comme son meilleur ennemi.

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>> [ SÉRIE :  Horizon 2017 pour Hollande ] Demain, retrouvez la 2e partie : "Hollande peut-il encore réussir... à relancer l'économie française ?"

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Commentaires
a écrit le 02/10/2015 à 15:25 :
pour ma pomme c'est l'éternel retour pour preuve ce matin le Vladimir Poutine est arrivé à l'Elysées avec du gourdopn et des plumes d'oie blanches. Cà vous étonne pas moi c'est la preuve par neif que Moi je est toujours un leadeur très influent de la planète.
a écrit le 30/09/2015 à 3:28 :
Ah ? Vous voyez quand vous voulez ? Là, vous m'avez zappé presque tout de suite ? Au lieu de me laisser souffrir AU FEU BRULANT de votre inquisition et dans l'attente d'une éventuelle publication ? Qui ne suit pas ... sinon LORSQUE L'ARTICLE
EST EN BOUT DE COURSE ? Étonnant cette propension à "laisser cuire" ?
C'est nouveau ? C'est "sovialiste" ? Ça vient d'sortir !
a écrit le 28/09/2015 à 19:34 :
Je pense que ce second tour de 2017 va être une période de peurs et de désespoir pour beaucoup...

Si Hollande veux faire une bonne chose avant la fin de son mandat, il devrai rendre le vote obligatoire, histoire de forcer la gauche à voter, car c'est elle qui s'abstient le plus souvent. Et enfin, nous arrêterons de parler du FN qui n'a aucune réserve de voix.

Malheureusement, ils comptent trop sur la peur du FN pour se faire élire, oui oui ils jouent aussi sur les peurs, comme au FN...

Il faut aussi rappeler qu'ils jouent à un jeux dangereux, qui risque de ruiner beaucoup de vies. Personnellement je trouve que ce calcul politique est une honte!

2017 sera l'année de la médiocrité.
Réponse de le 29/09/2015 à 11:00 :
@apo: bel esprit d'un type qui se prétend probablement démocrate :-) On peut en effet dire qu'un parti qui recueuille 20-25% des voix n'existe pas, et imposer ses vues...comme c'est à peu près le cas actuellement quand le quidam obtient 20-25% des voix des inscrits au 1er tour :-) Cela s'appelle de la dictature, non ? Qand n est d'accord ni avec l'un, ni avec l'autre, on vote BLANC, car le vote blanc signifie qu'on ne veut ni l'un, ni l'autre...et en même temps, on prive les politiques des primes qu'ils touchent pour chaque vote. Obliger les gens à voter dans le système non démocratrique français actuel, c'est aussi de la dictature !!!!
a écrit le 28/09/2015 à 18:25 :
Aucun intérêt, c'est comme demander à un économiste ce qu'il en sera de la croissance en Chine, du prix du baril de pétrole, ou ce que sera devenu VW dans 2 ans.
Il sera réélu? P'têt ben qu'oui, P'têt ben qu'non....
a écrit le 28/09/2015 à 17:55 :
Hollande ne touchera jamais au statut de fonctionnaire qui est une des raisons majeures de l'effondrement de la France.
Travailler 20 à 30% de moins, cotiser moins, avoir un salaire supérieur de 20% au privé, partir à la retraite avec le double q'un salarié du privé, ce n'est pas simplement injuste, c'est économiquement suicidaire.
Il suffirait de changer le statut pour tous les nouveaux arrivants (impossible de toucher au statut actuel, un fonctionnaire tuerait père te mère pour conserver ses avantages !!!).
Il ne le fera jamais, donc il ne sera jamais un réformateur
a écrit le 28/09/2015 à 17:55 :
Hollande ne touchera jamais au statut de fonctionnaire qui est une des raisons majeures de l'effondrement de la France.
Travailler 20 à 30% de moins, cotiser moins, avoir un salaire supérieur de 20% au privé, partir à la retraite avec le double q'un salarié du privé, ce n'est pas simplement injuste, c'est économiquement suicidaire.
Il suffirait de changer le statut pour tous les nouveaux arrivants (impossible de toucher au statut actuel, un fonctionnaire tuerait père te mère pour conserver ses avantages !!!).
Il ne le fera jamais, donc il ne sera jamais un réformateur
a écrit le 28/09/2015 à 17:39 :
Hélas c'est possible qu'il soit réélu
1 énième couche d'emplois aidés
2 embauche de fonctionnaires
3 présence sur les ondes radio des ministres tous les jours ( comme actuellement )
4 ne pas toucher les régimes spéciaux
5 distribution d'argent de subventions pour tous les demandeurs
6 surtout ne pas déplaire
7 continuer de ponctionner les français qui ont encore un travail et qui n'ont que des devoirs et de moins en moins de droits
a écrit le 28/09/2015 à 17:31 :
Interessez- vous a des sujets plus importants s'il vous plait....
a écrit le 28/09/2015 à 16:38 :
A moins d'une énorme affaire genre DSK pour Sarkozy et Juppé et Marine comment l'actuel locataire aurait-il une chance en 2017?
En 2012 c'est l'affaire Sofitel et le rejet de Sarko qui ont permis l'élection. Entretemps il y a eu le chômage de masse (et de longue durée). Quand à l'alignement des planètes....
a écrit le 28/09/2015 à 15:25 :
On se demande bien où vous avez vu une montée du CICE à 9% en 2016 (à part en outre-mer)... Il se documenter un peu.
Réponse de le 28/09/2015 à 16:25 :
Eh bien si, c'est prévu: 4% en 2014, 6% en 2015 et 9% en 2016. Désolé pour vous.
a écrit le 28/09/2015 à 15:13 :
Le futur président sera celui que la finance décidera de mettre en place, donc Hollande a toutes ses chances.
a écrit le 28/09/2015 à 15:02 :
Entre nous, je préfère encore subir une nouvelle guerre mondiale que de devoir supporter un débat comprenant les fautes de français de Nicolas Sarkozy et les demi-habiletés de François Hollande...
a écrit le 28/09/2015 à 14:51 :
"Premier impératif : une forte décrue du chômage"

Avec la crise économique qui vient de Chine, c'est comme si c'était fait!
L'un des plus grosse entreprises de charbonnage chinoise vient mettre au chomage 40% de sa main d'oeuvre....
a écrit le 28/09/2015 à 14:43 :
Article absolument ridicule, Hollande est cuit, cqfd ! La croissance mondiale baisse, regarder Lagarde a encore revu à la baisse la prévision de croissance à la baisse..Le fmi et l'ocde l'ont revu à 0,9 pour 2015 et 1,4 piur 2016, insuffisant pour faire baisser le chomage.. Plus 20 000 chomeurs de plus au mois d'aout juste pour la catégorie a, je ne parle meme pas des autres catégories et des radiés...En aout ! Imaginez les chiffres de septembre quand tous les étudiants vont commencer à rechercher du travail..La chine ralentit (regardez encore ce matin les mauvais chiffres des profits), le brésil s'effondre, la russie s'enfonce dans la récession, les usa sont en haut de cycle et vont ralentir avec la hausse des taux de la fed à venir, l'allemagne qui accueille pleins de réfugiés va voir son chomage augmenter, sans parler du scandale volkswagen...Dans ces conditions les prévisions de l'ofce qui roule pour la gauche sont complétement fantaisistes ! 2,1 ce sont des chiffres des années 90 ou 2000 qd la croissance mondiale carburait à 4 pc l'an... Bref à moins d'un charlie bis, hollande est cuit quoiqu'il arrive. De toute facon, or cohabitation, aucun président n'a jamais été rééllu , or nous ne sommes pas en cohabitation...
a écrit le 28/09/2015 à 14:24 :
Un élément comptera plus qu'il n'y parait dans cette future élection : Le niveau extrêmement significatif de détestation de Hollande par une large part de l'électorat, et ceci quoi qu'il arrive, car même un quelconque succès serait probablement ressenti comme éphémère; et interprété comme un mensonge ou un bidouillage de plus. La manipulation de l'opinion à petit pas, dans cette campagne du non-candidat Hollande à travers ses apparitions ciblées et les articles bienveillants à son égard, risquent d'être bien légers pour effacer les effets d'un quinquennat désastreux, et d'une non-gestion du pays.
a écrit le 28/09/2015 à 14:22 :
"extraordinaire retournement de l'histoire", ah non surtout pas un scénario catastrophique de ce type, la France est déjà au fond du trou, lestée par les impôts et les taxes qui plombent sa flottabilité, sa maniabilité. Il n'y a plus de marge de manœuvre et nous allons les yeux grands ouverts vers le mur. Alors pour moi, c'est décidé tout sauf Hollande en 2017 !!!!
a écrit le 28/09/2015 à 13:54 :
@Churchill , vous aves raison, en tant que socialiste dogmatique...Normal 1er ,n'admettra jamais que le dogme ...soit inférieur à la réalité ...! donc , il n'a pas fini d'attendre...!
a écrit le 28/09/2015 à 13:49 :
En 1974, c'était bien sûr Chaban qui devait succéder à Pompidou. En 1979, VGE devait être réélu facilement. En 1986, il était jugé que F. MITTERAND n'avait aucune chance d'être réélu. En 2012, DSK avaient toutes ses chances. En 1995, Jospin n'a que peu de chance. Il est porté premier ministre deux ans plus tard. Favori en 2002, il est battu...

Juppé "le meilleur d'entre nous" court toujours pour le podium. Barre "le meilleur économiste de France" l'est resté quelques mois. Et on peut remonter comme cela jusqu'à Jules César au moins !
a écrit le 28/09/2015 à 13:45 :
Faut pas rêver ...même avec un double retournement de l'histoire ...ce personnage ne fait pas le poids, pour endosser le costume présidentiel une seconde fois...
Réponse de le 28/09/2015 à 17:41 :
".ce personnage ne fait pas le poids":pas le physique!pas le physique!
a écrit le 28/09/2015 à 13:35 :
des taxes pour tous, des taxes glamours, des taxes qu'on aime.

Moi je vis à Paristaxe mais j'aime payer.
Aidez moi à payer plus M. Hollande
a écrit le 28/09/2015 à 13:35 :
J'irai voter comme toujours. Pour le moment et jusqu'en Février 2017. Toute prévision est incohérente. Giscard était imbattable jusqu'en Février, de meme que Balladur jusqu'en Février, La victoire de Jospin évidente, la victoire de Sarkozy apparaissait probable seulement à partir de Mars 2007, et celle de Hollande seulement à partir de Mars 2012. ACTUELLEMENT ET JUSQU A FEVRIER 2017, CA NE FAIT QUE M AGACER, et M EXASPERER. Toutes les discussions et analyses sont insensées comme toutes les précédentes depuis 34 ans. Une seule exception la réélection de Mitterrand en 88
Réponse de le 29/09/2015 à 12:44 :
Je me suis toujours demandé pourquoi ces différents sondages n'étaient pas tout bonnement interdit avant une date limite... Cela semble logique et permettrait d'éviter la pollution intellectuelle que cela produit ou les tambouilles préparés par ces génies de sondeurs.
a écrit le 28/09/2015 à 13:30 :
Je le redis pour la énième fois: le système français étant ce qu'il est (non démocratique), si Hollande est contre LePen au 2e tour, il va passer haut la main...au grand dam de la majorité des Français :-) Au 1er tour, aucun quidam n'obtient jamais plus de 20 à 25% des voix des inscrits, c'est ce qui rend le système non démocratique, parce qu'après l'élu, qui ne représente qu'en gros son parti, fait ce qu'il veut bien que 75% des gens n'aient pas à priori voté pour lui :-)
Réponse de le 28/09/2015 à 16:59 :
C'est un système par défaut, comme nos dirigeants. C'est critiquable mais je doute que nous puissions avoir un dirigeant par personne pour que chacun y trouve son compte. C'est triste mais jusqu'à présent, c'est préférable à un roi ou un empereur...
Réponse de le 28/09/2015 à 18:28 :
@#Patrickb: 1) pas certain que la royauté soit pire, car nos rois ont gouverné pendant quelques 800 ans avec bien entendu des hauts et des bas, mais toujours avec une obligation de faire pour le mieux pour durer eux-mêmes. Nos dirigeants actuels ne pensent qu'à être élus pour s'enrichir rapidement et n'ont en cela aucuns scrupules. 2) un gouvernement de coalition serait beaucoup plus représentatif , même si on ne peut en effet avoir un dirigeant par personne, bien qu'on n'en soit loin étant donné le nombre de députés, sénateurs et autres élus..qui dépasse de loin le nombre de n'importe quel pays au monde :-)
a écrit le 28/09/2015 à 13:21 :
La COP21 va peut-être lui permettre de rebondir. Il devra soutenir l'idée d'une taxe sur l'énergie pour réduire le cout du travail.
Réponse de le 29/09/2015 à 12:57 :
Oh non, pitié !!!
a écrit le 28/09/2015 à 13:18 :
J ai espère que non Hollande parte ils laisser la France Dan la merde ?
a écrit le 28/09/2015 à 13:15 :
hollande attend le retour de la croissance comme samuel beckett attend godot!
au lieu de suivre des equations differentielles ( dont on se rendra compte ex post qu'il y a eu dessus un ' structural change'), il devrait aller discuter avec les gens, comme ca il comprendra pourquoi ca n'interesse plus personne d'investir ou simplement de se sortir les doigts......
qui seme le decouragement et le nivellement par le bas doit en recolter les fruits
et au passage, le retour de la droite en 2017 ne changera rien a l'etat d'esprit, vu que tt le monde a compris ' quelle heure il etait'
a écrit le 28/09/2015 à 13:15 :
hollande attend le retour de la croissance comme samuel beckett attend godot!
au lieu de suivre des equations differentielles ( dont on se rendra compte ex post qu'il y a eu dessus un ' structural change'), il devrait aller discuter avec les gens, comme ca il comprendra pourquoi ca n'interesse plus personne d'investir ou simplement de se sortir les doigts......
qui seme le decouragement et le nivellement par le bas doit en recolter les fruits
et au passage, le retour de la droite en 2017 ne changera rien a l'etat d'esprit, vu que tt le monde a compris ' quelle heure il etait'
a écrit le 28/09/2015 à 13:07 :
Hollande encore , une vraie catastrophe pour le pays. Depuis son arrivée , rien ou plutôt
si, chômage , dettes , pas de croissance. Bilan nul, et toujours aucune réforme , le désert.
a écrit le 28/09/2015 à 12:51 :
Tout ça, tout le monde le sait bien . Les "synthétiseurs " en sont venus depuis longtemps à conclure : il y a d'abord une Constitution et des lois électorales qui imposent un bipartisme fatal + il y a un rejet assidu des deux adversaires de 2.012 + il y a un ras le bol général des politiciens, tous semblables réunis derrière les sigles : UMPS puis RPS , véritable herpès éruptif + il ne reste plus de cohérent que le vote blanc.
Quant aux contexte et conjoncture, il n'y a qu'à regarder le cas de la Catalogne, loin de l'absurde ou de la révolution.
a écrit le 28/09/2015 à 12:30 :
le gros dilemme des français être en face d'un système électoral qui leur demande de choisir entre 3 candidats dont plus de 70% ne veulent pas: François Hollande et Nicolas Sarkozy (merci on a déjà donné!) et Marine le Pen qui est un repoussoir.

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