Fraude fiscale : 250 millions d'euros d'amende requis contre Guy Wildenstein

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Au moment des réquisitions, la procureure du Parquet national financier (PNF) a estimé que le tribunal avait à juger la ""fraude fiscale (...) la plus sophistiquée de la Vème République". Dans ce procès au ramifications tentaculaires, c'est toute une partie de la famille Wildenstein, des marchands d'art, qui est jugée.
En 2001, le patriarche de la famille, Daniel, décède à Paris. Sept ans plus tard, son fils aîné Alec meurt à son tour. La justice reproche à la famille d'avoir, lors de ses deux décès, dissimulé au fisc plusieurs milliards d'euros, une fortune composée d'immeubles de prestige et de tableaux de maître. Une deuxième procédure est d'ailleurs ouverte par le fisc, qui leur réclame plus de 500 millions d'euros.
Contre le principal prévenu, le marchand d'art Guy Wildenstein, le frère d'Alec, le parquet a donc requis quatre ans d'emprisonnement (dont deux avec sursis) et 250 millions d'euros d'amende. Contre trois autres prévenus, deux avocats et un notaire, la procureure Monica d'Onofrio a requis des peines comprises entre deux ans d'emprisonnement avec sursis et trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis, ainsi que des amendes allant de 37.500 euros à un million d'euros.
Contre un jeune héritier de la famille de marchands d'art, Alec Junior Wildenstein, le Parquet national financier (PNF) n'a requis que six mois d'emprisonnement avec sursis, jugeant qu'il était "beaucoup moins impliqué" que son oncle Guy.
Enfin, le parquet a requis l'amende maximale pour complicité de fraude fiscale - 187.000 euros - à l'encontre de deux sociétés : la Northern Trust Fiduciary Services et la Royal Bank of Canada Trust Company, structures basées à Guernesey et aux Bahamas gérant les "trusts" des Wildenstein.
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La procureure a ainsi violemment attaqué les manœuvres dont Guy Wildenstein est soupçonné. "On n'hérite pas d'un délit ou d'un défaut de citoyenneté" lui a-t-elle lancé, alors qu'il se défendait d'avoir eu une connaissance approfondie des montages mis en place par son père et son frère. La procureure a fustigé ces "impressionnistes de la finance qui se sentent Américain ou Suisse mais qui profitent de ce que ce pays (la France, NDLR) a de plus beau sans lui donner l'impôt dû".
(Avec AFP)
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