Gattaz : il faut accélérer les réformes !

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Pierre Gattaz, ce mercredi à l'ouverture de l'Université d'été du Medef
Pierre Gattaz, ce mercredi à l'ouverture de l'Université d'été du Medef (Crédits : Regis Duvignau / Reuters)
"Le sac à dos des entreprises françaises est encore beaucoup trop lourd" estime le patron des patrons, dénonçant des charges encore excessives, malgré la mise en œuvre du pacte de responsabilité. Il faut aller "beaucoup plus loin sur le social, le fiscal et les dépenses publiques".

La  France était "en période d'accalmie" mais, des nuages s'accumulent du côté de l'Asie, faisant planer une menace pour la croissance française. A l'occasion de l'ouverture de l'Université d'été du Medef, le patron des patrons, Pierre Gattaz, a fait part de son inquiétude. Tout en appelant à l'action.  "Après les Trente Glorieuses que nous avons connues, nous avons connu les Trente Piteuses", a déclaré M. Gattaz. "Il s'agit aujourd'hui de construire les Trente audacieuses", a-t-il ajouté, s'adressant aux jeunes et soulignant que c'était "eux qui (allaient) construire ces années".

Pierre Gattaz part d'un constat assez peu optimiste. Quand il décrit la situation française, il  évoque

"une compétitivité qui reste extrêmement dégradée avec un niveau de charges sur les entreprises qui est le plus élevé d'Europe et qui situe le coût de la main d'œuvre dans notre pays à 35,6 euros de l'heure contre 32,9 en Allemagne et 30 dans la zone euro. Idem pour nos marges qui restent très en-dessous de nos principaux compétiteurs partout dans le monde.

Certes, il y la le pacte de responsabilité, qui prévoit 41 milliards d'euros de baisse des charges, soit 2% du PIB.... Pierre Gattaz ne peut que se féliciter de sa non remise en cause annoncée par Manuel Valls, alors que le PS voulait l'écorner, au profit d'allègements fiscaux en faveur des ménages.

mais si cet effort et nécessaire il n'est pas suffisant : avec un différentiel de charges de 135 milliards avec l'Allemagne et des marges qui sont à peine remontée à 30% contre 40% pour les entreprises allemandes, le sac à dos des entreprises françaises est encore beaucoup trop lourd. Il faut donc accélérer et amplifier ce mouvement de baisses de charges dans les mois à venir pour retrouver un niveau équivalent à nos principaux compétiteurs d'ici 2020.

Il faut donc aller plus loin, estime le patron des patrons. Mais comment financer des allègements de charges supplémentaires? En baissant la dépense publique!

C'est la mère des Réformes. Celle qui permettra de mettre en œuvre les quatre autres (baisse des charges, réforme du contrat de travail, simplification, réforme fiscale)  avec efficacité. L'optimisation de la sphère publique et la diminution des dépenses qui va en découler doit être une priorité absolue de tous les gouvernements à venir ! Tous les rapports existent, toutes les solutions, tous les benchmark ! ce n'est aujourd'hui qu'une question de volonté et de courage ! Je propose que nous nous donnions l'objectif collectif de les ramener à 50 % du PIB en 2020.

Bien sûr, Pierre Gattaz n'oublie pas de rappeler la nécessaire réforme du marché du travail. Notre marché du travail est

 trop complexe et trop rigide, que ce soit dans ses conditions d'embauche ou de séparation, et dans la fixation de la durée du travail. Un code du travail de 3500 pages est une hérésie mortifère pour notre économie.

A cet égard, le président du Medef se félicite de l'évolution des esprits quant à la simplification du droit social, qui pourrait donner plus de poids à la négociation d'entreprise. Il faut

simplifier notre code du travail et favoriser l'accord d'entreprise ou de branche par l'inversion de la hiérarchie des normes (...). Je suis d'ailleurs heureux de constater qu'un certain consensus est en train d'apparaitre parmi les responsables politiques ainsi que d'éminents juristes, de droite comme de gauche, autour de cette nécessaire évolution de notre modèle social vers un modèle économique et social adapté aux nouvelles contraintes du monde d'aujourd'hui.

Bref, pour Pierre Gattaz

"Il faut absolument continuer toutes les réformes structurelles. On demande au gouvernement de continuer car ce début de croissance peut s'atténuer. On voit bien, la crise chinoise, la crise asiatique. Certains pensent que ça peut être durable" a-t-il souligné, appelant à aller "beaucoup plus loin sur le social, le fiscal et les dépenses publiques".

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a écrit le 27/08/2015 à 22:07 :
La question principale est pourtant simple : Qu'est-ce qui dissuade un employeur potentiel de créer un emploi ??
Codé du travail trop complexe ? Cout trop élevé à cause des charges ? Impossibilité de mettre un terme à un emploi qu'on a pourtant créé précédemment ?
Voilà ce qui dissuade de créer des emplois, et donc, voilà ce qui entraine la courbe du chômage vers des records toujours plus catastrophiques ! Mais le reste n'est que littérature... et posture politico-politicienne !!!
a écrit le 27/08/2015 à 21:01 :
J'adore cette photo...on y voit toute la majesté de l'aigle qui jette très loin son regard perçant et avisé...pas comme l'humanoïde de base qui remplit les usines et les bureaux et qui ne pense qu'à sa liste de courses la veille pour le lendemain...
J'adore cette photo,et malgré l'émotion qui me submerge devant tant de lumière, je dis MERCI
MERCI pour toutes ces réformes, j'en veux encore!
Je veux pouvoir être licencié sur le champ et sans préavis, je veux que l'on baisse encore mon salaire ,moi pauvre tâche pas compétitive, et qu'on verse la différence aux actionnaires de mon groupe, pour qu'il puissent encore investir leurs héritages dans des sociétés où ils ne mettront jamais les pieds.
Du fond du cœur merci.
a écrit le 27/08/2015 à 19:40 :
Il était invité ce matin sur Squawk Box, très imbu de sa personne comme toujours, mais bonjour le niveau d'anglais. En fait, j'ai changé de chaîne après probablement moins d'une minute tellement je ne comprenais pas grand chose :-)
a écrit le 27/08/2015 à 18:39 :
Moi je suis d'accord avec vous: pour la première je propose qu'un patron ne puisse plus s'augmenter son salaire ou ces primes plus que ce que son salarié le mois augmenté.
En gros si pas d'augmentation pour un des employé, alors aucune pour le patron; si 1 euro pour le moins augmenté, alors 1 euro pour le patron max aussi... Et si il ne le fait pas, le gouvernement peux taxer à 200% l'augmentation du patron. En gros pour l'année dernière, Gattaz aurait dû ces 600000 euro / moi en impôts.
a écrit le 27/08/2015 à 17:07 :
Le patronat français est curieux. D'une part il regrette les interventions de l'Etat sur les marchés,le marché du travail surtout, mais ne cesse de lui demander subventions, aides et interventions ? Les entreprises françaises peu compétitives sur les marchés extérieurs ne souffrent que de façon marginale de charges jugées trop lourdes alors qu'en Europe elles restent dans la moyenne basse comparées à nos principaux concurrents. Non. Les entreprises françaises souffrent de leurs volonté frileuse de regarder a réalité en face marquée par de faibles investissements et des produits souvent "has been" comptant là encore sur l'argent public pour investir. L'investissement des entreprises françaises demeure faible. Comment embaucher quand on fabrique des produits qui se vendent mal à faible valeur ajoutée. e patronat français préfere les placements aux investissements dans une vision à court terme. La sébille toujours tendue du patron du MEDEF est dans ces conditions assez caractéristique du management français et assez pitoyable vu de l'étranger.
a écrit le 27/08/2015 à 15:19 :
Pierre Gattaz discrédite le Medef à vouloir en demander toujours plus et pas sur que si la droite revient au pouvoir elle lui donne satisfaction sur tout .
Sur le fond les entreprises devraient revoir leur mode de gouvernance qui dans bien des cas est bien plus laxiste et dépensier que l'administration tant critiquer .
Un seul exemple: un repreneur d'entreprises en difficultés expliquait qu'il suffisait bien souvent de réduire le train de vie des ets pour les remettre à flot !!! édifiant non ?
Les loyers du siège social dans le triangle d'or à Paris coutent 10 fois ce qu'ils seraient à Chatillon ou Vélizy !!!! Chut faut pas le dire !!
a écrit le 27/08/2015 à 13:27 :
Dès qu'on est pas prêt a restituer 90 % de son salaire ou revenu a la société on est un vilain libéral. Quand à Mr Gattaz il joue son rôle mais en réalité il n'a pas l'intention de changer quoi que ce soit.Il défend le cac 40 avec les énarques qui les dirigent pas les petits patrons et qui se trouvent très bien avec la situation actuelle
a écrit le 27/08/2015 à 13:26 :
Une requête pour pole emploi : Trouvez lui un travail à ce Gattaz, payé au Smic, 39h payé 35, avec un contrat renouvelable à la journée... car selon lui c'est le bonheur... Mais oui, bon citoyen, biberonné au capitalisme débridé et triomphant, le bonheur c'est de travailler, non plutôt d'être le collaborateur, d'une boîte qui pourra être libre (quel abus de langage) de vous licencier, non remercier, à la première baisse du carnet de commandes...
a écrit le 27/08/2015 à 13:13 :
Ce n'est pas le même gugusse (fils de son père qui ne serait pas là s'il ne l'avait pas eu) qui nous expliquait que les entreprises allaient créer 1 000 000 d'emplois. Comme les politiques, il a oublié ses promesses (qui m'engagent que ceux qui les croient, dixit notre bon repris de justice Chirac). À quand un travail de journaliste pour nous remémorer toutes ces promesses vaines de création d'emplois (sur la baisse de la tva pour la restauration, sur la baisse des charges etc. etc.)
a écrit le 27/08/2015 à 12:15 :
C'est dans la droite ligne des créanciers grecs. réduire tous les salaires en commençant par les prélèvements sociaux d'où trou de la sécu et médicaments non remboursés, trou caisse cotisation chômage d'où pression sur les salariés et leurs revenus enfin la faillite à venir des caisses de retraites d'abord complémentaires d'où baisse des retraites Ce monsieur doit faire partie du triumvirat non élu qui dicte au 80% du monde leurs conditions pour leur bonheur leur disent-ils.
a écrit le 27/08/2015 à 11:30 :
"réduire les dépenses de l'état" c'est bien mais au détriment de qui? Mr Gattaz oublie que de nombreuses entreprises fonctionnent avec les dépenses publiques. Et lorsqu'on est un élu local, on constate que le cout des devis pour une réalisation publique dépasse de très loin le meme type de travaux demandé par un particulier.
L'état et les collectivités locales sont les vaches à lait d'une partie des entreprises françaises. OK pour réduire les dépenses mais après il ne faudra pas venir se plaindre que les commandes publiques ont baissées
a écrit le 27/08/2015 à 10:13 :
Le seul vrai problème des entreprises françaises, c'est le montant des cotisations sociales qui augmentent lorsque le chômage baisse. C'est inéquitable et cela créé un boulet qui ralenti la reprise économique. Les négociations par branches existent déjà avec les conventions collectives, et toutes les exceptions associées. Si je comprends bien, tout ce que le MEDEF veut, c'est en fait la liberté de licencier sans cause réel et sérieuse, et sans frais, pour créer un dumping social national.
a écrit le 27/08/2015 à 9:25 :
Si j'embauche une personne à 1500€ brut par mois, elle me coute 36000€ par an. Si la marge brute de ce que je vends est de 40% (cad trés élevée), je dois rentrer 90000€ de CA pour juste couvrir son salaire. Vous comprenez mieux ce que veut dire "charges sociales" maintenant!
Réponse de le 27/08/2015 à 11:21 :
Et vous, combien touchez-vous pour que l'on puisse faire le même genre de calcul?
Calcul erroné puisque vous oubliez aussi les charges par rapport au brut.
Réponse de le 27/08/2015 à 11:21 :
Non, votre explication n'est pas compréhensible. Comment établissez vous le besoin d'un CA de 90000€ pour financer un cout salarial de 36000€. Vous affirmez mais vous n'expliquez rien. Par ailleurs, 6000€ de charge pour 30000€ de salaire brut annuel, cela ne me parait pas excessif.
Réponse de le 27/08/2015 à 14:35 :
A Gerard 71.. C'est bien le problème des français qui confondent CA et Salaire et qui ne comprennent pas bien ce qu'est une entreprise avec ds méchants patron. Pour un Salaire Brut de 1500€, cela fait 18000€ de Salaire brut, a cela il faut rajouter les charges patronnales ainsi que tous les autres couts directs associé a cet emploi ce qui fait grosso merdo 36000€ donc ce n'est pas 6000€ de charges, mais beaucoup plus pour les charges patronnales et n'oubliez pas que ce n'est pas le salaire BRUT que touche l'employé, mais le NET... soit entre 75 et 80% du Brut.
Donc on doit sortir 36000€. Ce cout n'est pas financé par le chiffre d'affaire mais par la marge brut, c'est à Prix de vente - Prix de revient. Donc si vous voulez payé un employé il faut dégager 36000 Euros de marges brut qui si votre marge brut est de 40% revient a facturer 36000/0,40 Soit 90000 €
a écrit le 27/08/2015 à 8:55 :
la seule réforme qui compte pour ce type c'est l'augmentation de son salaires et des petits à côté.
a écrit le 27/08/2015 à 8:51 :
Ce n'est pas de "réformes" dont on a besoin mais de confiance et d'adaptation! Ce ne sera pas le cas, tant que nous serons dans les sables mouvants de l'UE et de l'euro!
a écrit le 27/08/2015 à 8:49 :
Meme si Gattaz n a pas tord en disant qu une baisse des impots doit obligatoirement impliquer une baisse des depenses publiques et que ceci implique une reorganisation de l etat (en gors l inverse de ce qu a fait Hollande avec les fusions de regions ou on va garder tous les postes et doublons), il ferait mieux de balayer devant sa porte :

- si les entreprises francaises ont une marge moins forte qu en allemagne c est aussi qu il faut investir et pas se reposer sur ses lauriers et pleurer dans les jupes de maman etat quand ca va mal !

Combien d entreprises francaises developpent des produits nouveaux ?

combien d entreprises ne voient internet que comme une menace ont ont du materiel hors d age ?

Combien d entreprises essaient de vendre dans les pays dynamique (comme la chine) ? combien d entreprises ne voient les jeunes que comme une source de main d oeuvre taillable et corveable a merci (cf les abus de stagiaire ou le comportement des SSII)

La france privilegie la rente et l heritage. D ou l incitation a investir dans l immobilier (pas denonce par Gattaz il me semble alors que les entreprises francaises manquent de capitaux). Bon c est sur qu on peut pas demander au fils d Yvon Gattaz de denoncer la preference pour l heritage ...
a écrit le 27/08/2015 à 8:34 :
Un peu comme ..TSPIPRAS puis ..tous à poil ??
!!http://www.latribune.fr/economie/international/grece-tsipras-s-engage-a-accelerer-les-reformes-462493.html
a écrit le 27/08/2015 à 5:51 :
Mr Gattaz ne revendique que les mesures antisociales il est dans son rôle . Que des soi-disant socialistes enchaînent ses litanies( Mr Macron) , ne peut que laisser perplexe sur ou veut aller la classe politique . Ils pensent avoir tout verrouiller sur le chemin de la mondialisation , mais le flux migratoire suite des exactions commises , risquent de mettre un point final à leur folie . Il serait temps qu ils vendent tout leur biens pour partir vivre en Amérique .
a écrit le 27/08/2015 à 0:13 :
"nécessaire évolution de notre modèle social vers un modèle économique et social adapté aux nouvelles contraintes du monde d'aujourd'hui."
Monsieur Gattaz considère donc que le modèle économique et social du monde d'aujourd'hui est meilleur que le notre.
Nous constatons en effet tous les jours que le monde, porté par les idées néo-libérales est au mieux de sa forme. Il est au bord du chaos économique, financier, social. Il est fait de précarité, de laissés pour compte au seuil de la pauvreté, d' indigence, de manque de soins. Un monde où les nababs grossissent tandis que la masse maigrit, conjointement au paradoxe des obèses. Un monde où la guerre fait localement des ravages, guerres dont les foyers sont inextinguibles et qui pourraient bien embraser la planète.
Mr Gattaz est un petit Monsieur, tout petit, tout gris, un boutiquier, un harpagon dont la vue ne va pas au-delà de sa cassette, du périmètre du Code du Travail et de sa phobie des fonctionnaires.
Réponse de le 27/08/2015 à 7:19 :
C'est vrai ça !
65 millions de Français vont donner des leçons de politique économique aux 7 milliards du reste du monde.
a écrit le 26/08/2015 à 23:36 :
Monsieur GATTAZ je vos soutiens à 120% mais il faut aller beaucoup plus loin oui beaucoup plus loin. Vos mesures ne sont que des mesurettes alors je vous propose premièrement suppression du code du travail, suppression des conventions collectives, suppression des syndicats suppression des inspecteurs du travail et la mesure phare ... rétablissement du servage...... l'esclavage nous verrons un peu plu tard
Réponse de le 27/08/2015 à 12:12 :
Booboo,

Je vous sens un peu frileux dans votre proposition de réforme.

Il faut savoir aller au bout des choses.
Réponse de le 27/08/2015 à 12:12 :
Booboo,

Je vous sens un peu frileux dans votre proposition de réforme.

Il faut savoir aller au bout des choses.
Réponse de le 27/08/2015 à 16:50 :
Effectivement, "Chez ces gens-là, Monsieur, ... on compte" mais "on en a jamais assez" : pour le "rétablissement du servage" ils demanderont des subventions, pour mieux financer l'opération !
a écrit le 26/08/2015 à 22:46 :
En avant toute pour un libéralisme sauvage avec la suppression du code du travail , la neutralisation de l action syndicale, la privatisation de la collecte de l impôt, de la justice, la mise en tutelle du suffrage universel par les média. Dans certains milieux une idée se renforce selon laquelle les décisions politiques sont trop complexes pour être soumises au suffrage universel. De tels excès dans la pensée et l action politiques vont conduire à des catastrophes parce que les détenteurs du pouvoir sont généralement incompétents et venaux. La réponse à ces excès ne sera pas une révolution mais une violence individuelle, spontanée, incontrôlée et incontrôlable. Ce sera la réponse des gens qui n ont plus rien à perdre. Mais comment faire prendre conscience d un tel danger à ceux dont le discernement est altéré par leurs certitudes idéologiques à un point tel qu on frôle souvent l absurde, l incohérence, voire à l extrême l imbécilite.
a écrit le 26/08/2015 à 21:23 :
59 ème Baromètre des TPE - 3ème trimestre 2015 (Fiducial-IFOP)
..................
- Les pistes de réforme du gouvernement inconnues mais accueillies favorablement
Une très large majorité de patrons de TPE, car ils sont 71 %, ne connaissait pas les mesures annoncées par Manuel Valls le 9 juin dernier pour favoriser l’emploi dans les TPE et PME. Pourtant, présentées et prises isolément, elles requièrent toutes plus de 76 % d’opinions favorables. Les patrons acquiescent à :
•91 % le renforcement des contrôles et des sanctions contre les fraudes au détachement de salariés détachés ;
•88 % la formation de 40 000 demandeurs d’emplois sur les métiers non pourvus dans les TPE et PME ;
•82 % la possibilité de renouveler 2 fois les CDD et contrats d’intérim ;
•77 % l’aide de 4 000 euros sur deux ans accordées aux primo-employeurs ;
•76 % le relèvement des obligations liées aux seuils de 9 à 10 salariés à 11.
L’impact des mesures est plus mitigé. 48 % des chefs d’entreprise déclarent qu’elles vont avoir des effets bénéfiques sur l’emploi en France et uniquement 16 % qu’elles vont les inciter personnellement à embaucher
..........
- L’optimisme des patrons remonte
Voilà trois ans que ce n’était plus arrivé. Les patrons de TPE optimistes (51 %) dans leur propre activité sont de nouveau plus nombreux que les pessimistes. Il faut remonter au 2ème trimestre 2012 pour retrouver cet état d’esprit. Cet optimisme apparaît de façon plus marqué lorsqu’ils sont interrogés sur les six prochains mois d’activité : 62 % les appréhendent avec optimisme.
Pour autant, 71 % des chefs d’entreprise sont pessimistes sur le climat général des affaires en France et la confiance globale accordée au gouvernement Valls (23 %) reste basse même si elle remonte d’un point ce trimestre.
..................
- L’emploi repasse au vert
Après 7 trimestres consécutifs de destructions d’emplois, la création nette d’emplois* redevient positive et s’établit à +0,5 point même si elle reste moindre à ce qui était annoncé par les patrons (+1). Les perspectives sont elles aussi encourageantes avec une prévision de +4 points pour le prochain trimestre. Là encore, un tel résultat n’était plus envisagé depuis le 2ème trimestre 2012.
Les CDD et l’intérim sont largement majoritaires, ils représentent 65 % des embauches. A 72 %, ils sont dus à un surcroit temporaire d’activité et dans 35 % des cas pour être certain que le poste est viable.
Jean-Marc Jaumouillé, Directeur des techniques professionnelles de Fiducial, souligne : « Si le moral des patrons et la situation de l’emploi s‘améliorent, il faut rester prudent car en juillet 2012, comme en juillet 2015, un léger regain de confiance s’était aussi accompagné d’un redressement de leur situation financière et de la création nette d’emplois, avant que tous ces indicateurs ne replongent jusqu’à aujourd’hui. Prudence aussi, car d’autres indicateurs restent dans le rouge : la situation financière** (-13 points) reste négative, un tiers des patrons de TPE jugent leur situation financière toujours préoccupante et l’investissement ne profite nullement de l’optimisme renaissant avec seulement une TPE sur six ayant déposé un dossier de financement ».
..............
- Pas d’embauche sans croissance ni simplification et baisse des coûts
Presque la moitié des patrons de TPE (46 %) déclare que leur entreprise pourrait augmenter son chiffre d’affaires et développer son activité avec ses effectifs actuels, simplement en augmentant leur temps de travail hebdomadaire. Et par conséquent sans embaucher. Leurs sous-activités et leurs réservoirs de productivité ne sont pas négligeables, car un tiers d’entre eux estime pouvoir augmenter leur chiffre d’affaires de 10 % à effectif constant (et 39 % de plus de 5 points).
51 % des patrons souhaiteraient augmenter leurs effectifs en cas de réelles perspectives de croissance, ce qui équivaut pour 26 % d’entre eux à un carnet de commandes rempli à 6 mois et pour 22 % à une croissance des ventes de plus de 10 %. D’autres mesures seraient susceptibles de renforcer l’embauche à l’exemple d’une réduction significative des cotisations sociales patronales (95%), d’une diminution des obligations réglementaires (71 %) ou encore d’un barème d’indemnités plafonné et indexé sur l’ancienneté en cas de licenciement (61%).
Dans la balance, les freins à l’embauche restent nombreux. En cas de réelles perspectives de croissance, les patrons qui ne recruteraient pas le justifient à 74 % en raison du coût salarial engendré, à 72 % du fait de la lourdeur des procédures administratives et à 69 % à cause du poids de la réglementation du travail.
a écrit le 26/08/2015 à 21:07 :
Et le million d'emploi, et les investissements ?
Gattaz ne sait qu'ouvrir la bouche pour réclamer sa becquée.
Réponse de le 26/08/2015 à 21:58 :
personne n'investit avec 28% de marge, si vous n'avez pas seche vos cours d'analyse financiere, vous savez pourquoi
maintenant on sait ou va votre pays, meme les jeunes ont compris et c'est pour ca qu'ils partent ( avec raison d'ailleurs)
Réponse de le 26/08/2015 à 22:51 :
et pourquoi ne pas investir pour améliorer ses marges ? par l'innovation, par les gains de productivité, par des montées en gamme par exemple. Rouvrez vis poly se stratégie, cher Churchill au lieu de faire la leçon aux autres.
Réponse de le 26/08/2015 à 23:24 :
Cher Churchill
"Le succès n'est pas final, l'échec n'est pas fatal, c'est le courage de continuer qui compte"
"Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté"
.......
Et vous avez séché vos cours, parce que si toutes les entreprises avaient 28% de marge, ce serait Noel chaque jour!
Réponse de le 27/08/2015 à 5:31 :
cher Churchill,quand on signe un pacte devant les français on s'honnore de le respecter.les emplois ne sont pas la,Gattaz est parti gratis aux caraibes avec l'argent du CICE au lieu de créer des emplois!
Réponse de le 27/08/2015 à 8:52 :
un peu moins de golf pour vous et un peu plus de boulot et tout ira pour le mieux. Comme au gol un boy derrière pour faire le boulot.
a écrit le 26/08/2015 à 21:07 :
Et le million d'emploi, et les investissements ?
Gattaz ne sait qu'ouvrir la bouche pour réclamer sa becquée.
a écrit le 26/08/2015 à 19:59 :
Les réformes ne seront pas avant 2017 puisqu'Hollande a choisi de ne pas choisir. Le prochain président sera dans l'obligation de réformer massivement ce pays; c'est ça ou les marchés financiers/Union Européenne nous le demanderons.
a écrit le 26/08/2015 à 19:09 :
Il est quand même sympa Pierrot avec l'exécutif de dire qu'il faut accélérer les réformes parce qu'au fond de lui, il pense "ce serait bien qu'ils démarrent les réformes" !!! Quand à roro, clem, jp, un peu de lecture économique et d’approfondissement des connaissances des entreprises pour les longues soirées d'hiver qui arrivent serait salutaire, cordialement
a écrit le 26/08/2015 à 18:50 :
Mr Gattaz défend un modèle d'exploitation de l'homme par l'homme sans limite. Monsieur plus (vieille pub célèbre) ne sait que libéraliser pour laisser l individu agir. Si on pouvait faire confiance a l'homme ça se saurait ! Et sur la forme la technique ressemble à celle utilisée dans les primaires aux us. A chaque fois un buz supérieur au précédent. Au fait les patrons ont ils besoin d un patron ? Ça ferait pas mal d économie de supprimer la structure non?
Réponse de le 26/08/2015 à 20:42 :
Sympa, votre idée de vous passer des patrons et de la structure associé (ie l'entreprise) ... au fait, vous avez personnellement créé combien d'emploi sans patron, vous personnellement? Je précise : sans fond publique, bien entendu !!
a écrit le 26/08/2015 à 18:19 :
il est ou le million d'emploi prevu par gattaz ,ce cher monsieur c'est encaisser les 42 milliards donne genereusement par hollande mais on voit que le chomage ne baisse pas au contraire il augmente,gattaz ne serait il pas entrain de se remplir les poches sur le compte du contribuable !!!!!
Réponse de le 26/08/2015 à 20:46 :
heuu... vous semblez ignorer que, contrairement aux associations et autres collectivités publiques, les entreprises PAIENT des impots !
Revoyez donc vos bases en économie !
Réponse de le 26/08/2015 à 20:46 :
heuu... vous semblez ignorer que, contrairement aux associations et autres collectivités publiques, les entreprises PAIENT des impots !
Revoyez donc vos bases en économie !
a écrit le 26/08/2015 à 18:06 :
bel article de fond !
Une "tribune" du Gattaz quoi.
Des métaphores douteuses et des propositions indécentes.
Qu'il nous parle stratégie des grands groupes qu'il représente, que l'audace vienne d'eux en priorité, avant de toujours réclamé des pouvoirs publics.
a écrit le 26/08/2015 à 17:56 :
çà y est notre cher gattaz national revient après ses vacances et droit dans ses bottes n a pas changer de registre ! y veut encore un peu d argent du contribuable pour ses chantages au boulot

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