GM&S, un nouveau Whirlpool pour le gouvernement ?

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>> Papier mise en ligne le 22 mai 2017 à 8h05 | Mise à jour à 13h06
La CGT a estimé dimanche soir que les augmentations de commandes de Renault et PSA à l'équipementier en difficulté GM&S, étaient un "sursis" pour son usine de La Souterraine (Creuse), tout en soulignant que "le compte n'y est pas et que les salariés restent mobilisés".
Réagissant à cette annonce le délégué de la CGT du site creusois de GM&S Industry, Vincent Labrousse, s'est "étonné" d'avoir appris la nouvelle par les médias, "le ministère ne nous en pas informés". Il s'agit, selon le délégué CGT de l'usine creusoise, d'un "sursis", mais "le compte n'y est pas et les menaces sur l'avenir de l'entreprise ne sont pas levées", a-t-il expliqué.
Selon Bruno Le Maire, qui s'est entretenu durant le week-end avec le PDG du groupe Renault, Carlos Ghosn, et le président du directoire de PSA, Carlos Tavares, Renault devrait doubler ses commandes pour les porter de 5 à 10 millions d'euros et PSA les augmenter de 10 à 12 millions d'euros. Soit au total 25 millions d'euros.
L'occupation du site par les salariés se poursuit, a-t-il ajouté, et "la réunion annoncée par le préfet de la Creuse lundi matin est toujours à l'ordre du jour" ainsi que "l'appel national à manifester mardi à Poitiers avant l'audience au tribunal de commerce", mardi 23 mai. Pour les syndicats, l'entreprise doit pour survivre tendre vers 40 millions d'euros de commandes annuelles.
Le geste des deux principaux donneurs d'ordre est toutefois, selon Vincent Labrousse, un "signe encourageant" par lequel "les constructeurs confirment qu'ils souhaitent continuer de travailler avec nous, ce qui est de nature à rassurer les éventuels repreneurs".
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Alors que l'entreprise creusoise est en redressement judiciaire depuis décembre, les salariés avait fait monter la pression ces dernières semaines pour que PSA et Renault, leurs principaux clients, s'engagent sur un volume de commandes suffisant et sur l'affectation de nouveaux marchés.
L'usine est occupée depuis le 11 mai par les salariés qui affirment l'avoir "piégée" avec des bonbonnes de gaz, et une marche destinée à les soutenir a rassemblé le 16 mai quelques milliers de personnes, dont les ex-candidats à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou.
Le chef de file de La France insoumise avait alors interpellé le président, Emmanuel Macron, et le Premier ministre, Edouard Philippe: "ne laissez pas faire comme d'habitude, ne laissez pas les choses aller jusqu'au pire".
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Deuxième employeur privé de la Creuse, l'usine avait déjà reçu une aide de 1,16 million d'euros par la Région Nouvelle-Aquitaine depuis mars. Cette dernière s'est de son côté félicitée dimanche soir "d'avoir permis à l'entreprise de tenir les quelques mois nécessaires à la recherche d'une solution industrielle".
(avec agences)
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