Gilets jaunes: une facture salée pour les villes et les commerçants (1/2)
Grégoire Normand et César Armand
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Graves violences a paris lors de la manifestation des "gilets jaunes"
Stephane Mahe
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Graves violences a paris lors de la manifestation des "gilets jaunes"
Stephane Mahe
Les métropoles, qui depuis quatorze semaines accueillent les manifestations des « gilets jaunes » et subissent des dégradations importantes de voiries, de bâtiments publics et de commerces, ont fait leurs comptes. La facture s'élève à ce jour à près de 30 millions d'euros, selon l'association France urbaine. Pour y faire face, son président (LR), Jean-Luc Moudenc, également maire de Toulouse a demandé à Bercy le 13 février une prise en charge « totale ou partielle » de ces surcoûts ainsi que le retrait de ces « charges supplémentaires » du périmètre de la contractualisation financière qui lie les grandes villes et l'État. Mi-2018, le gouvernement avait en effet proposé à 322 communes, départements et régions de limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an. « Solidaire » de ses confrères, François Baroin a justifié ces exigences du fait de la compétence « maintien de l'ordre » de l'État. « C'est difficile, c'est exigeant, mais nous les maires, nous sommes responsables de la tranquillité du voisinage », a ainsi déclaré le patron (LR) de l'Association des maires de France (AMF). Le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire a promis « un plan d'action global qui tiendra compte de l'impact sur le budget des villes ». Une nouvelle réunion se tiendra d'ici à la fin février avant que le plan d'action ne soit transmis au Premier ministre dans la foulée « pour une mise en œuvre le plus rapidement possible ».
La majorité des maires saluent « un tournant » (André Rossinot, président MRSL du Grand Nancy) ou se disent prêts à attendre de « vraies réformes » (François Rebsamen, maire PS de Dijon). D'autres regrettent, en revanche, « une opération de communication » et auraient préféré un rendez-vous directement à Matignon pour gagner du temps.
Car dans l'attente d'un arbitrage gouvernemental, les métropoles vont continuer à rendre gratuits les parkings lorsque les transports publics sont fermés, payer des heures supplémentaires pour les prestataires et les fonctionnaires notamment spécialisés dans la propreté, ou à avancer de la trésorerie aux artisans.
Grégoire Normand et César Armand
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