Immobilier d'entreprise : les régions résistent mieux à la crise que Paris
Julia Blancheton
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Building
Mikail Deli Unsplash
Julia Blancheton
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Building
Mikail Deli Unsplash
Face à la crise, les investisseurs immobiliers freinent des quatre fers. Les volumes investis dans les bureaux, commerces, entrepôts et autres activités professionnelles ont chuté de 22% en un an, atteignant 17,5 milliards d'euros à fin septembre 2020. «Avec le Covid, les transactions les plus importantes ont du mal à se faire. Les investisseurs qui mettent souvent des fonds propres dans leur emprunt sont plus frileux et se recentrent sur des plus petits contrats», indique Vincent Delattre, Directeur Investissement Régions au sein de la société de conseil JLL France, à La Tribune.
Toutefois, malgré ce ralentissement généralisé de l'activité immobilière, les régions se montrent particulièrement résilientes. «Alors que l'Ile-de-France connait une chute annuelle de 31% à fin septembre, le volume des transactions baisse de seulement 5% en régions», précise Vincent Delattre.
>> (Passez votre souris sur le graphique pour avoir accès aux chiffres)
Premier constat, depuis 2014, les investisseurs se sont tournés en masse vers les grandes métropoles. Une tendance particulièrement visible sur les trois premiers trimestres de 2019, puisque les fonds d'investissement - tel que l'américain Blackstone Group - ont investi plus de 2,6 millards d'euros sur les cinq villes présentées dans le graphique (Marseille, Toulouse, Bordeaux, Lille et Lyon), note JLL France. Cinq ans plus tôt, ces villes représentaient un montant d'environ 850 millions d'euros investis, soit trois fois moins. «Les grandes métropoles sont intéressantes puisque les risques sont davantage mesurés. Il y a un phénomène de "métropolisation" de la France qui est indéniable», estime Vincent Delattre.
À lire également
Sur 2020, aucune de ces métropoles n'a connu de chute vertigineuse. Lille, qui arrive deuxième (après Lyon - en excluant Paris), se retrouve presque au même niveau qu'en 2018 avec 384 millions d'euros d'investissement et Marseille s'en sort même mieux que l'an dernier avec 295 millions d'euros contre 192 millions l'an dernier. Les régions, dotées de plus de place que la capitale, profitent de l'explosion des investissements dans les entrepôts. Avec 1,9 milliard d'euros investis à fin septembre (+61% en un an), ces centres logistiques ont en effet été la classe d'actifs la plus prisée en régions et ont représenté 36% des montants investis, selon les données de la société JLL. Les bureaux, avec 1,7 milliard d'euros sur les trois premiers trimestres 2020, représentent quant à eux 32% et les commerces 28%.
Julia Blancheton
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026
🔴 Sommet européen au Monténégro, réacteurs nucléaires japonais, Bourses… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir