Cap d’Agde : Le French Fab Tour cible les jeunes talents

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L'inauguration du French Fab Tour le 19 juillet au Cap d'Agde par Patrice Bégay, en présence du maire Gilles d'Ettore et l'acteur Jean-Pierre Castaldi.
L'inauguration du French Fab Tour le 19 juillet au Cap d'Agde par Patrice Bégay, en présence du maire Gilles d'Ettore et l'acteur Jean-Pierre Castaldi. (Crédits : DR)
Pour sa quatrième étape, l’industrie tricolore gagne les plages de la station balnéaire française pour poursuivre ses rencontres avec les jeunes et leurs familles. Sa mission : montrer la modernité et la diversité des métiers au sein d’un secteur riche en opportunités, tant en matière d’emplois que d’entrepreneuriat.

Nouvelle escale pour le French Fab Tour d'été : le coq français s'invite cette fois-ci sous le soleil du Cap d'Agde. Lancée le 15 juillet, la caravane de l'industrie tricolore, qui sillonnera le littoral tout l'été pour promouvoir l'industrie et ses métiers, suscite toujours autant d'intérêt. « L'industrie est partout, l'industrie est à nous tous, à tous ceux qui entreprennent, dans tous les secteurs et tous les territoires ! », s'est exclamé le directeur exécutif et directeur de la communication de Bpifrance, Patrice Bégay, à l'ouverture du village de la « Fab ».

Attirer les porteurs de projets

« C'est un très bon signal vis-à-vis de tous ces jeunes qui sont en vacances et qui auraient à cœur de créer une start-up chez nous », s'est réjoui pour sa part le maire du Cap d'Agde, Gilles d'Ettore. De fait, l'opération estivale de l'industrie française est une aubaine pour le territoire agathois qui cherche à attirer des porteurs de projets désireux de vivre leur aventure entrepreneuriale dans un cadre de vie agréable et dans un territoire bien équipé, notamment en transports. « Dans le cadre de notre agglomération, nous mettons actuellement sur pied deux pépinières d'entreprises, dotées d'autoroutes de l'information, puisqu'elles disposent de 1 Gb de puissance d'Internet », a précisé l'élu local. Plusieurs jeunes pousses, dans les domaines de la santé, du bien-être, de l'écologie et de la « silver economy », ont déjà choisi de s'installer sur ce territoire qui fait le pari de l'innovation.

Compétences numériques incontournables

Que ce soit pour créer une jeune pousse industrielle ou prendre un poste au sein d'une entreprise de ce secteur, dont les besoins en recrutement sont très élevés (jusqu'à 100 000 postes dans l'industrie par an), le numérique est clé. « Les entreprises du secteur industriel accélèrent le rythme de leur digitalisation et ont donc besoin de compétences numériques, quelle que soit la fonction : technique, marketing, finance, RH, commerciale... », note Fabienne Arata, country manager du réseau social professionnel LinkedIn France, qui propose aux visiteurs du French Fab Tour d'ouvrir leur profil et d'y poster leur photo, tout en profitant de conseils et de vidéos utiles à leur recherche d'emploi. Autre impératif pour se faire embaucher par une entreprise industrielle, disposer de « soft skills », telles que la curiosité et l'envie d'apprendre, des qualités très recherchées dans ces métiers qui se transforment rapidement.

Très forte demande pour les métiers industriels

Pour sa part, Alain Roumilhac, président de Manpower France, constate une « très forte demande pour les métiers d'ingénieur », avec des compétences de plus en plus numériques, ainsi que pour des emplois d'ouvriers spécialisés - soudeurs, techniciens de maintenance, chaudronniers... « Nous avons formé 50 000 personnes, très majoritairement dans l'industrie, pour mettre en adéquation les profils des candidats et les besoins des entreprises », précise le dirigeant de ce groupe fortement implanté dans les territoires, qui permet au public du French Fab Tour d'accéder à des offres d'emplois via une application. Les secteurs en quête de candidats ? L'aéronautique, avec ses carnets de commandes bien remplis, le naval, l'agro-alimentaire... Une belle opportunité - parfois encore méconnue - pour les jeunes. « Il faut donc aller les chercher », déclare Alain Roumilhac. En diffusant les offres sur les réseaux sociaux, en expliquant et en motivant... Et, bonne nouvelle, l'image passéiste des emplois industriels pénibles change. « Nous sentons qu'il y a un vrai regain d'intérêt », souligne ce spécialiste.

Pour sa cinquième étape, le French Fab Tour met le cap sur Port Barcarès : rendez-vous est donné aux visiteurs le samedi 20 juillet.

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L'industrie, c'est tout un art !

Brahim Zaibat est l'illustration parfaite de « tous les possibles ». Il s'est hissé au sommet grâce au break dance et s'est construit une carrière internationale. Sans oublier l'entrepreneuriat...

Brahim Zaibat

Danseur et chorégraphe, qui pratique depuis sa plus tendre enfance, au pied d'une HLM de Lyon, Brahim Zaibat a plusieurs passions. Le break dance, bien sûr, qui l'a mené au sommet, puisqu'il est devenu non seulement champion d'Europe et du monde dans cette discipline, mais aussi star internationale. Il a dansé au Casino de Paris et aux côtés de Madonna, au Super Bowl.

Son autre passion, c'est l'entrepreneuriat. En 2017, il a ouvert une école de danse, près de la mairie de Saint-Ouen, à côté de la Cité du cinéma de Luc Besson. « A la base, cela devait être une petite salle, se souvient-il. Et aujourd'hui j'ai une vingtaine de professeurs ». La petite salle s'est en effet transformée en véritable complexe sportif, le Pleyel City Beast (http://www.city-beast.com), offrant des cours de danse, mais aussi de gymnastique, de parkour (une discipline qui fait franchir des obstacles urbains ou naturels), de capoeira... Une façon de se dépasser pour tous les adeptes.

Aller plus loin avec le French Fab Tour

Pas étonnant dans ces conditions que le danseur/entrepreneur ait rejoint le French Fab Tour pour l'été. « Il n'y a pas de limites dans l'artistique. Dans l'industrie, c'est la même chose. C'est pour cela que Patrice Bégay m'a appelé pour l'accompagner lors du French Fab Tour. On peut toujours aller plus loin », dit-il.

Si son exemple a de quoi faire rêver plus d'un jeune, Brahim Zaibat a un message plus concret à faire passer sur les 18 plages du littoral où le Tour s'arrêtera au cours de l'été. « On est là pour dire aux jeunes que l'industrie est ouverte à tout le monde, déclare le danseur/entrepreneur. Il faut juste prendre l'initiative de se porter candidat ou accepter des jobs dans l'industrie ». Promouvoir l'accessibilité de l'industrie à tous les milieux, tel est son credo. Et il se « régale » depuis le début de l'aventure. « On va à la rencontre du public toute la journée, s'enthousiasme-t-il. Et je donne une petite initiation à la danse hip-hop d'une demi-heure avant le concert, pour montrer que c'est quelque chose que tout le monde peut faire, que tout le monde peut s'approprier ». Toujours cette envie de se dépasser en filigrane... « Ce que je veux véhiculer à travers la danse, poursuit-il, c'est cette envie d'essayer et de réussir. Comme dans l'industrie. A partir du moment où tu essaies un premier pas, tu as envie d'en essayer un deuxième puis un troisième - et tu réussis dans ta danse ».

Innovation quotidienne

Une réussite qui ne va pas sans discipline. « J'ai une vie d'artiste qui n'a pas d'horaires », avoue-t-il. Il s'assure quand même de prendre une bonne nuit de sommeil, et tous les matins, avant même le petit déjeuner, saute à la corde pendant une demi-heure. Et profite du Tour sur les plages pour nager. « Ce n'est pas très compliqué, dit-il, mais c'est essentiel ». Être en forme lui permet ensuite de se concentrer sur son art. « Dans la danse, l'innovation est quotidienne », assure le chorégraphe. Brahim Zaibat se réinvente donc tous les jours, grâce à cette créativité toute personnelle. « Et c'est la même chose dans ma vie d'entrepreneur », précise-t-il. Décidément, l'art et l'industrie, la danse et l'entrepreneuriat font bon ménage. Et Brahim Zaibat a eu récemment une satisfaction supplémentaire, celle de voir le break dance devenir discipline olympique aux Jeux de 2024. Il y sera, et au top, à n'en pas douter...

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Commentaires
a écrit le 23/07/2019 à 12:59 :
On dirait de l'idéologie !!!! utiliser le mot french a toutes les sauces, sachant que la plupart délocaliseront dès qu'ils le pourrons, il s'agit donc bien d'idéologie !!!
et comme vous avez toujours les mêmes familles a la table, il n'y a que les naïfs ou les gogos pour laisser gagner par la présentation !!!

Dans les faits, aucune entreprise n'a de nation, sont seul objectif est de faire de l'argent, ce qui est bien en france, c'est qu'on te finance lorsque tu utilises un vocabulaire techno marketeux, mais faut croire qu'après l'intérêt du pays ne semble pas être en corrélation avec la création d'emploi....
a écrit le 20/07/2019 à 22:39 :
bcp de vent et de mousse
la france a mis le grand capital dehors, l'industrie est intensive en capital
point
le reste c'est de la foutaise et de l'habillage; aucun produit ne se vend avec des slogans marketing a la con, ou alors pas longtemps; on apprend ca quand on fait du ... marketing!!
le produit est foireux, le packaging ne changera rien
changez de produit ca ira mieux ( oui, ca prendra 30 ans je sais): bon avec des ultra ssyndicats d'ultra gauche, meme ca ca va prendre 30 ans, ce qui fait donc 60!
autant vous dire que la messe laique pour ne pas indigner la gauche est dite depuis longtemps....
faut recuperer l'argent que les syndicats se fourrent dans leurs fouilles profondes et laborieuses pour recuperer de la competitivite
a commencer par l'argent des CE de la cgt, et celui de la formation, ils en ont les moyens eux
Réponse de le 22/07/2019 à 1:16 :
Merci
Pas mieux
Du pain et des jeux..

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