Le French Fab Tour aux Sables-d’Olonne, symbole de la renaissance de l’industrie française

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Lancement de l'événement French Fab Tour d'été aux Sables-d'Olonne.
Lancement de l'événement French Fab Tour d'été aux Sables-d'Olonne. (Crédits : DR)
La tournée estivale du coq bleu est, à mi-parcours, en Vendée. Une région dynamique où de nombreuses filières tricolores d’excellence, dont le naval et l’aéronautique, sont en quête de talents. Créations d'emplois, mais aussi ouvertures de nouvelles usines. D’ailleurs, un peu partout dans l’Hexagone souffle un vent de renouveau industriel.

Quelque 400 recrutements en CDI en 2019 : l'annonce a valeur de symbole. Pour honorer les nombreuses commandes, les Chantiers de l'Atlantique embauchent cette année comme jamais, dans plus de 50 métiers. Et le fleuron de la construction navale, à Saint-Nazaire, est loin d'être un exemple isolé. De fait, depuis deux ans, toute l'industrie retrouve des couleurs, un peu partout en France. C'est ce message optimiste, d'un secteur industriel tricolore en reprise, innovant et à la recherche de talents, que le French Fab Tour d'été porte depuis la mi-juillet sur le littoral français. « Le French Fab Tour, c'est la renaissance de l'industrie française ! », a déclaré Patrice Bégay, directeur exécutif et directeur de la communication de Bpifrance, avant d'inaugurer le village des partenaires de la « fab », installé sur le remblai, devant la Grande Plage des Sables-d'Olonne, en Vendée. Un évènement qui a fait le plein une fois de plus, avec une affluence record de 41 000 personnes.

Une région emblématique

« L'économie française, vendéenne et sablaise a besoin de faire savoir qu'il existe de nombreuses offres d'emplois dans l'industrie qui ne sont pas pourvues », souligne de son côté Yannick Moreau, maire de cette ville qui mise sur la présence du French Fab Tour en ville pour créer des passerelles entre le public et l'industrie. A l'instar du fabricant de patrouilleurs Ocea et des chantiers navals civils Alubat, trop d'entreprises, aux Sables-d'Olonne, sont, comme ailleurs, pénalisées par une pénurie de main d'œuvre. « Il y a une méconnaissance profonde : les gens ne savent pas que ces emplois existent, ni la nature des postes dans l'industrie », regrette l'élu.

Le French Fab Tour d'été est donc une aubaine pour cette région emblématique de l'industrie hexagonale. « Le French Fab Tour permet de mettre en lumière la puissance industrielle de la région », se félicite le conseiller régional des Pays-de-la-Loire, Franck Louvrier. Non seulement la région compte des poids lourds de l'industrie navale et de l'aéronautique - avec Airbus et ses sous-traitants - mais elle a de forts besoins en termes de bras et de cerveaux. « Toutes les filières recrutent », affirme l'élu de ce territoire dont le taux de chômage est inférieur à la moyenne nationale. Parmi les clés du succès économique vendéen, ses PME et ETI industrielles familiales. A l'image des Meubles Gautier, une entreprise de 800 salariés qui exporte ses produits « made in France » à travers la planète. La société, qui entame un virage vers le 4.0, prévoit d'embaucher une dizaine de personnes à la rentrée, indique son directeur général, David Soulard, notamment pour étendre ses ventes à l'étranger.

Les ouvertures d'usines partout en France

Un dynamisme que l'on retrouve un peu partout en France. Toutes les régions en profitent. Tous les secteurs sont concernés. Ainsi, pour ne citer que quelques exemples, à Montoir-de-Bretagne, l'entreprise américaine Spirit Aerosystems, qui travaille notamment sur l'Airbus A350, vient d'annoncer qu'elle allait construire une nouvelle usine, près de celle qu'elle a déjà, pour augmenter sa production l'an prochain. Isorg, spécialiste des capteurs polymères imprimés, a, elle, inauguré en juin la première usine au monde de capteurs en électronique imprimée, à Limoges. Les premiers smartphones équipés de sa technologie inédite devraient être sur le marché en 2020.

A Rouvière, dans le Gard, la société Adesa, spécialiste des étiquettes adhésives et RFID, a réceptionné, début juin, après un investissement de 3,5 millions d'euros, sa nouvelle unité de production - une véritable usine du futur - dans laquelle la fabrication est optimisée. Autre secteur, autre création : à Pont-du-Casse (Lot-et-Garonne), Sangosse, une entreprise spécialiste de la protection des plantes, des fongicides et des solutions environnementales, a elle aussi inauguré son usine du futur en juin, tandis qu'en août de l'an dernier, c'est Forsee Power qui a démarré la production, dans une nouvelle usine près de Poitiers, de batteries destinées au transport électrique de véhicules lourds pour la France et l'Europe. Le fabricant français de batteries électriques, qui compte Bpifrance à son tour de table, connaît en effet une croissance inédite. Et la liste des récentes créations d'usines est encore longue...

Autant d'arguments que le French Fab Tour d'été continuera de présenter jusqu'à la mi-août. Prochaine destination : la Bretagne, où rendez-vous est donné le samedi 4 août, à Perros-Guirec.

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L'industrie, c'est tout un art !

La France, terre d'opportunités pour la chanteuse Noraa

Noora

Son prochain album a beau s'intituler Mixed feelings, Noraa n'a aucun doute sur ce qu'elle aime. La chanteuse, qui se produira dans le cadre du French Fab Tour d'été le 5 août à Quimper et le 6 août à Saint-Malo, aime la soul et... la France. Non seulement cette jeune Allemande a quitté Cologne pour venir faire des études en France, mais en plus, lorsqu'elle a été repérée par un producteur, « c'est à Paris qu'il y a le plus de professionnels aguerris, le plus de dates de concerts possibles, et même le plus de propositions de contrats de la part de labels », dit-elle. Pas d'hésitation entre Paris et Berlin, donc. La France lui offre bien plus d'opportunités.

Des opportunités qu'elle n'avait même pas cherchées, d'ailleurs... De fait, la carrière musicale lui est en quelque sorte « tombée dessus », comme elle le suggère. Certes, elle a toujours chanté - « mais pour moi-même » - et même commencé à composer des chansons à la guitare, « mais je n'avais vraiment pas prévu de devenir chanteuse, ni de sortir un album », assure-t-elle. De chansons pour son propre plaisir à une activité de choriste pour d'autres en passant par des rencontres décisives, la vocation de Noraa a progressivement pris forme. Le point de bascule vient avec Patrice Bart-Williams, un auteur-compositeur, interprète et producteur, né à Cologne, comme elle, et connu à la scène sous le seul nom de Patrice. « A l'époque où je l'ai rencontré, je n'avais que deux ou trois chansons à moi, se souvient la jeune femme, mais il a aimé ma voix et a proposé de produire mon album ».

Les choses se sont rapidement enchaînées. Noraa part bientôt en tournée avec Patrice, où elle fait la première partie de son spectacle, et pendant un an, les deux artistes sillonnent l'Europe. « C'est après cette expérience que je me suis dit qu'une carrière d'artiste était faite pour moi », confie-t-elle.

Une carrière où elle a bien l'intention de mélanger les genres, comme elle le fait sur son album, qui sort à la fin du mois d'août. « C'est de la soul, mais il y a aussi du R'n'B et de la pop », détaille-t-elle. Gageons qu'un jour, une certaine French Touch fera aussi son apparition sur les albums de Noraa - pour le plus grand bonheur de son public...

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