L'économie française reste asphyxiée
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S'il n'y a pas de nouveau confinement, le PIB pourrait accélérer de 1,5% au premier trimestre. Cette projection reste néanmoins soumise à de nombreux aléas.
Reuters
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S'il n'y a pas de nouveau confinement, le PIB pourrait accélérer de 1,5% au premier trimestre. Cette projection reste néanmoins soumise à de nombreux aléas.
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Le chemin de la reprise se transforme en calvaire. Selon la dernière note de conjoncture de l'Insee dévoilée ce jeudi 4 février, le produit intérieur brut (PIB) au mois de janvier serait en recul de 4% par rapport à son niveau d'activité d'avant crise, après un précédent repli comparable au mois de décembre. Dans leur principal scénario, les statisticiens tablent sur une stagnation de la croissance au mois de janvier. Si la levée du second confinement à la fin du mois de novembre a permis à l'économie française de rebondir, les clignotants sont de nouveau au rouge en ce début d'année.
Le durcissement des mesures de restriction avec l'extension généralisée du couvre-feu à l'ensemble du territoire, la multiplication des variants, les difficultés de logistique pour les vaccins, le blocage des frontières pour les pays extérieurs à l'UE et la fermeture des grands centres commerciaux assombrissent grandement les perspectives économiques pour le premier trimestre 2021. Les économistes envisagent trois scénarios:
S'il est encore très tôt pour faire des projections de croissance sur l'ensemble de l'année, le pari du gouvernement d'un PIB à 6% en 2021 s'éloigne de plus en plus.
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Les répliques du séisme de la crise secouent grandement le tertiaire. Le tableau dressé par les services de l'Insee jette une lumière crue sur la baisse de l'activité au mois de janvier sur les services marchands (-6%). Du côté des services non-marchands, l'activité s'en sort mieux (+1%). Sans surprise, l'hôtellerie-restauration continue de subir les plus lourdes pertes (-41%). Viennent ensuite les transports et l'entreposage (-16%). Du côté du commerce (-1%), les activités financières ou d'assurance (-2%) ou des activités immobilières (+1%), les indicateurs ne montrent pas de désastre. Compte tenu du poids du tertiaire dans l'économie tricolore (79%), la contribution des services à la perte d'activité est très importante (-3 points).
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