L'OCDE a relevé légèrement ses prévisions de croissance à la hausse pour 2017 pour la France. L'Organisation pour la coopération et le développement économique s'attend désormais à ce que le produit intérieur brut s'élève à 1,4% cette année, soit 0,1 point de plus que la dernière estimation publiée en novembre dernier. Cette légère révision à la hausse s'explique par "des mesures adoptées par le gouvernement concernant l'accélération de l'amortissement de l'investissement et la politique de soutien à l'emploi" selon Catherine Mann, chef économiste à l'OCDE.
En revanche, l'organisation internationale a revu des prévisions de croissance à la baisse pour 2018. La croissance devrait atteindre 1,4% l'année prochaine au lieu de 1,6% initialement prévu.
A titre de comparaison, le gouvernement table sur une croissance de 1,5% comme l'a annoncé le ministre de l'Economie Michel Sapin mardi 7 mars. "Lorsque la prévision de croissance avait été établie à l'automne dernier, il y a eu beaucoup d'interrogations, mais toutes les données depuis le dernier trimestre 2016 et les premières tendances de 2017 confirment notre chiffre de 1,5%. Les entreprises sont prêtes à investir et créent des emplois ce qui permet au chômage en France de diminuer" a-t-il précisé.
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Selon l'OCDE, la croissance économique mondiale devrait s'établir en 2017 "à 3,3% à la hausse l'année prochaine pour ressortir aux alentours de 3.6 %". Les prévisions d'amélioration reposent avant tout selon les économistes de l'institution internationale sur "la mise en œuvre, ou à l'adoption attendue, d'un ensemble d'initiatives budgétaires dans les principales économies, notamment la Chine, le Canada et les États-Unis, conjuguées à une orientation de l'action publique dans la zone euro qui s'annonce légèrement plus expansionniste et qui pourrait être plus ambitieuse encore".
Pour les Etats-Unis, la demande intérieure devrait se renforcer, portée par une hausse du patrimoine des ménages et un "redressement progressif de la production pétrolière". La croissance devrait s'établir à 2,4% et 2,8% selon l'OCDE "grâce à l'expansion budgétaire attendue".
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Du côté de la zone euro, la croissance devrait continuer à un rythme modéré avec une croissance annuelle prévue de 1,6% en 2017 et 2018. La progression du PIB dans certains pays devraient être freinée par "le niveau obstinément élevé du chômage et du sous-emploi, en particulier chez les jeunes, ainsi que par la faiblesse du secteur bancaire".
Enfin en Chine, la croissance devrait continuer son ralentissement pour atteindre 6,5% en 2017 et 6,3% en 2018. Les spécialistes de l'OCDE expliquent cette baisse par une transition économique en cours. "L'économie, auparavant dépendante de la demande extérieure et de l'industrie lourde, opérera sa nécessaire transition au profit de la consommation intérieure et des services."
La description de l'économie mondiale dressée par l'OCDE se caractérise "par une hausse insuffisante du PIB et des inégalités marquées". Les fruits de la croissance resterait inégalement partagés selon le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria qui en a profité pour exprimer ses recommandations :
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