Avec Trump, la croissance des Etats-Unis va accélérer, prédit le FMI

latribune.fr

latribune.fr
Après une année 2016 qui, avec 3,1% attendus, devrait représenter la plus faible croissance mondiale depuis la crise financière de 2008-2009, le Fonds monétaire international (FMI) persévère dans ses prévisions, voyant toujours le produit intérieur brut mondial accélérer à +3,4% cette année et +3,6% en 2018.
S'agissant des Etats-Unis, le FMI délivre même un net message d'encouragement à la prochaine administration américaine, à 5 jours de l'entrée en fonctions de Donald Trump. La première économie mondiale voit ainsi ses prévisions de croissance relevées de 0,1 point cette année, à 2,3%, et, surtout de 0,4 point en 2018, à 2,5%, par rapport aux précédentes prévisions publiées il y a trois mois. Ce regain d'optimisme tient principalement à "la relance budgétaire" promise par le président élu américain qui s'est engagé à investir massivement dans les infrastructures, note le FMI tout en soulignant l'"incertitude" entourant encore son programme économique. Lors d'une conférence de presse, l'économiste en chef du FMI, Maurice Obstfeld, a ainsi formulé son avertissement:
Un tel scénario ne ferait qu'accroître le risque d'une politique protectionniste et de mesures de rétorsion, avec à la clé des tensions dans certains pays émergents, a-t-il poursuivi.
Les autres pays riches devraient suivre, notamment en Europe où le Royaume-Uni voit lui aussi ses prévisions relevées cette année (+0,4 point, à 1,5%) en dépit du Brexit. "La demande intérieure a mieux résisté que prévu", concède le FMI qui avait prédit de sombres lendemains en cas de vote en faveur de la sortie de l'UE.
>Lire Le FMI revoit à la baisse la croissance mondiale après le Brexit (juillet 2016)
En revanche, en 2018, la prévision britannique est sabrée (1,4%). Pour la France, pas de changement : le FMI prévoit toujours +1,3% cette année.
Le Fonds revoit également à la hausse ses prévisions pour la Chine cette année (+0,3 point, à 6,5%) en tablant là aussi sur un soutien accru des pouvoirs publics, tout en s'inquiétant des déséquilibres persistants qui frappent la deuxième puissance économique mondiale, notamment l'endettement des entreprises.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Plus généralement, l'institution souligne toutefois que ses prévisions sont menacées par les appels croissants à limiter l'immigration et les menaces, notamment exprimées par M. Trump, de représailles commerciales contre certains pays. Cible privilégiée du futur président américain, le Mexique semble déjà en pâtir, avec une prévision de croissance amputée de 0,6 point en 2017 comme en 2018.
(avec AFP et Reuters)
latribune.fr
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?