La santé éclatante de la silver économie en île-de-France

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En 2014 et 2015, les entreprises de la silver économie en île-de-France ont enregistré une croissance de 20% au total.
En 2014 et 2015, les entreprises de la silver économie en île-de-France ont enregistré une croissance de 20% au total.
Croissance à deux chiffres, projets d'embauches au beau fixe.... La chaîne de valeur de la silver économie est de plus en plus mature, selon le baromètre économique de la filière, réalisé par la Silver Valley sur les entreprises d'Île-de-France. Néanmoins, ces entreprises tardent à se développer à l'international.

Beaucoup d'estimations de croissance vertigineuse, de créations d'emplois, de chiffres contextuels sur le nombre croissant de personnes âgées, de leur consommation ont été publiés en France ces dernières années pour montrer le poids grandissant de la silver économie (filière industrielle qui représente le marché des seniors). Mais désormais, des chiffres précis sur les entreprises du secteur sont connus depuis la sortie du premier baromètre économique dédié au secteur, jeudi 30 juin, sur l'évolution de la filière depuis sa création en 2013 par Arnaud Montebourg et Michèle Delaunay.

Rédigé par la Silver Valley, une organisation qui rassemble les acteurs franciliens de la silver économie, il se focalise sur le secteur en Île-de-France et révèle que celui-ci se porte particulièrement bien dans la région.

  • Une croissance en hausse de 20% sur les deux dernières années

En 2014 et 2015, les entreprises de la silver économie en île-de-France ont enregistré une croissance de 20% au total. Ainsi, en 2015, 18% des (49) entreprises existant depuis 2013 ont enregistré des revenus supérieurs à 10 millions d'euros alors qu'elles n'étaient que 10% deux ans plus tôt.

Pour cette année, ces sociétés attendent une hausse de 7% de leur chiffres d'affaires à 468,49 millions d'euros au total. Pourtant, 2016 ne marquera pas un ralentissement de la croissance, assure à La Tribune Benjamin Zimmer, directeur de Silver Valley. "Au vu de la conjoncture, les entreprises préfèrent être plus pessimistes qu'optimistes. Elles sont vigilantes sur la communication de leur chiffre d'affaires, mais sa croissance sera certainement équivalente à elle des années précédentes."

Et d'ajouter: "Les sociétés ont grossi depuis 2013, la chaîne de valeur est de plus en plus mature. On enregistre de plus en plus de nouvelles créations d'entreprises."

  • Quasiment les trois-quarts des entreprises sont prêtes à embaucher

Sur les 49 sociétés dont l'évolution a été mesurée par Silver Valley depuis 2013, 70% sont prêtes à embaucher cette année. Ainsi, 425 créations d'emplois sont attendues en 2016, ce qui ferait grimper le total de salariés à 8.357 au total.

En avril, selon Pôle Emploi, seules 37,4% des entreprises tous secteurs confondus étaient prêtes à embaucher cette année...

  • Une forte volonté de s'exporter

Grisés par des marchés potentiellement fructueux, notamment en Inde ou en Chine, 73% des sociétés interrogées déclarent vouloir se développer à l'international, et suivre l'exemple d'Orpea, par exemple, qui s'est récemment lancé à Nankin. "Les canaux de distribution sont moins compliqués à l'étranger", souligne Benjamin Zimmer pour analyser cet appétit pour l'international.

Mais l'installation de ces sociétés en dehors de l'Hexagone est encore timide. Seules onze structures recensées par la Silver Valley ont un chiffre d'affaires à l'étranger. Celui-ci grimpe à 31,5 millions d'euros.

Benjamin Zimmer reste pourtant optimiste quant à l'avenir de la silver économie française à l'international. "Les grosses structures (comme Orpea, par exemple, NDLR) entraineront les startups dans leur sillage", estime-t-il.

  •  Des levées de fonds de plus en plus conséquentes

"Environ 80% des sociétés dans la siver économie en Île-de-France sont des startups", souligne Benjamin ZImmer, ce qui explique une activité de levée de fonds plutôt dynamique.

De 2013 à 2015, les sociétés d'Île-de-France de moins de 20 salariés ont levé 13,12 millions d'euros. Pour la seule année 2016, les collectes de fonds sont attendues à 13,5 millions d'euros.

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Commentaires
a écrit le 01/07/2016 à 8:25 :
C est beau de presenter comme une chose formidable ce qui coule la France. Car la "silver economie" autrement dit "entretenir les vieux" (ca sonne moins bien je le reconnais) se fait sur le dos du reste de l economie car les retraites et soins medicaux sont payes par les actifs.
En France les retraites ont un niveau de vie superieur aux actifs, d ou en effet le boom des societes dont la clientele est les vieux. Mais ce n est ni durable (on ne peut prelever de plus en plus sur une economie de plus en plus faible) ni souhaitable
a écrit le 30/06/2016 à 17:52 :
Et le jour de 'pentecôte" dans les chiffres (que seul les salariés doivent donner à croire que les autres professions n'ont pas de vieux !) ,il est ou ?
a écrit le 30/06/2016 à 10:17 :
Pas de quoi pavoiser! La croissance de la population des vieillards inactifs coûte très cher à l'économie française et les prélèvements pour financer son niveau de vie plombe la compétitivité. La génération du baby boom qui n'atteint pas encore l'age de 70 ans n'entre pas encore en ligne de compte. Bel avenir donc pour cette branche économique, comme pour celle de la santé qui évolue parallèlement. Quid de la sécurité sociale? Il semble bien que notre modèle économique ne soit pas exportable, sauf pour une clientèle étrangère très aisée qui en fait n'est pas intéressée par la vie en collectivité.

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