Soupçons d'emploi fictif : François et Pénélope Fillon renvoyés en correctionnelle

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(Crédits : Christian Hartmann)
François Fillon et son épouse Penelope sont renvoyés devant le tribunal correctionnel dans l'affaire des emplois fictifs présumés qui a fait dérailler sa campagne présidentielle en 2017, a-t-on appris ce mardi de source judiciaire.

Plus de deux ans après l'ouverture d'une enquête qui a entraîné la chute politique de François Fillon, les juges d'instruction ont ordonné un procès pour lui et son épouse Penelope, rattrapés par les soupçons d'emplois fictifs dont elle aurait bénéficié. Selon les informations du Monde, l'ancien député suppléant de François Fillon, Marc Joulaud, est également visé par ce renvoi. Selon le quotidien, l'ex-candidat de la droite à la présidentielle de 2017 est renvoyé pour « détournement de fonds publics », « recel de détournement de fonds publics », « abus de biens sociaux » et « manquement aux obligations déclaratives de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». Son épouse l'est pour « complicité et recel de détournement de fonds publics » et « recel d'abus de biens sociaux ».

L'ancien suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale, Marc Joulaud, lui aussi mis en examen dans cette enquête, est pour sa part renvoyé pour « détournement de fonds publics », selon le journal. « C'est la suite normale de la procédure », a commenté un des soutiens de François Fillon à la présidentielle. « Cela démontre l'état d'esprit dans lequel toute cette enquête a été conduite et nous réagirons sur le fond quand nous aurons pu prendre connaissance de ce document », a-t-il commenté.

Des soupçons d'emplois fictifs

Pour Pierre Cornut-Gentille, avocat de Penelope Fillon, « cela caractérise une nouvelle violation du secret de l'instruction ». Le Parquet national financier avait ouvert une enquête après les révélations du Canard enchaîné, le 25 janvier 2017, qui se sont avérées fatales pour la candidature de François Fillon, éliminé dès le premier tour du scrutin. Au cœur du dossier, les soupçons d'emplois fictifs de son épouse Penelope et de ses enfants quand ils étaient ses assistants parlementaires.

Cette retentissante affaire avait stoppé net la course en tête de François Fillon pour la présidentielle de 2017, candidat de droite, parti favori dans les sondages mais finalement éliminé au premier tour. Face aux juges d'instruction, François Fillon avait défendu la réalité des emplois de sa femme à l'Assemblée nationale entre 1986 et 2013, lorsqu'il était député, et de ses enfants quand il siégeait au Sénat entre 2005 et 2007. Ces derniers n'avaient pas été mis en examen.

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a écrit le 25/04/2019 à 14:07 :
Maintenant j'espère que TOUS les parlementaires et ex-parlementaires qui ont un jour employé un membre de leur famille comme assistant·e parlementaire vont avoir droit à la sollicitude de la justice afin de déterminer s'il s'agissait ou pas d'emplois fictifs. Et qu'on s'intéressera aussi à de possibles arrangements entre parlementaires destinés à contourner la loi du genre "je prends ta femme comme assistante parlementaire et tu prends mon fils".
a écrit le 24/04/2019 à 9:38 :
Pas trop surprenant : on approche d'élections.
a écrit le 24/04/2019 à 1:22 :
Encore un qui va s'en tirer sans condamnation ...
Bref, la justice française quoi !
Réponse de le 24/04/2019 à 19:27 :
Il y aura une condamnation avec suris, une amende minimum, appel et cassation...et dans 10 ans on aura plus rien du tout.

Maintenant, demandez aux personnes qui ont déposé le bilan de leur PME car le marché n'était plus là.
Ils y laisseront tout: la maison de famille et les meubles afin de rembourser les créanciers jusqu'au dernier euro; mis sur la paille.

Sans parler des conséquences sur la santé, le divorce, le reniement de la famille, des amis...

Justice, justice...pour qui ?
a écrit le 24/04/2019 à 0:00 :
Va t-il avouer qu’il a en plus trempé dans Bygmalion, dans les marchés publics d’Ile de France, dans Karachi, ...

Que la force du Benalla soit avec la famille Fillon et tous ses suppôts.
Réponse de le 25/04/2019 à 14:10 :
J'imagine que s'il a posé son "imagine-t-on le général de Gaulle mis en examen" pour planter à la primaire Sarkozy et Juppé, c'est qu'il se sentait plutôt loin de ces affaires.
a écrit le 23/04/2019 à 19:29 :
Quand M Fillon souhaitait que la Sécurité sociale se recentre sur les seules affections graves ou de longue durée, appelées le « panier de soins solidaires », afin de ne prendre en charge qu'uniquement: les cancers, les insuffisances cardiaques et rénales sévères, les diabètes, les maladies neurodégénératives, …

Ce sont les Français qui doivent faire des efforts (pas leurs dirigeants, ni leur famille)
Réponse de le 25/04/2019 à 8:57 :
les dirigeants ou aspirants dirigeants se doivent évidemment d'être exemplaires mais il est évident que les français doivent poter 99,9% des efforts nécessaires. Et ils sont d'autant plus colossaux qu'on tarde à faire le nécessaire.
a écrit le 23/04/2019 à 18:59 :
Je préfère ma femme à mes filles, mes filles à mes cousines, mes cousines à mes voisines.

Mais qui avait donc édicté ce principe si décrié par toute la classe politique ?
a écrit le 23/04/2019 à 18:23 :
A quand le tour des donneurs de leçons accusés dans les affaires d'emplois fictifs au parlement européen ?
a écrit le 23/04/2019 à 17:08 :
soutiens potentiels par le ministre macron qui dînait souvent !!!! chirac, sarkozy, balkani pasqua.....remboursement et prison sont deux mots inconnus dans ce milieu leur rafraichir la mémoire
a écrit le 23/04/2019 à 16:15 :
Il ne suffit pas de recopier des pages du code pénal pour mépriser une personne qui est présumé innocence tant qu'elle n'est pas jugé.
Ayant fait un peu de droit pénal je ne vois pas ou sont les infractions; il a utilisé ce dont il avait droit au mieux de ses intérêts, c'est vrai qu'en France on n'a jamais le droit de prendre la solution la plus favorable.
Beaucoup d'autres ont fait pareil ou pire et ne sont pas poursuivi, ce n'est pas lui qui à mis en place ce système.
Réponse de le 23/04/2019 à 18:33 :
c'est évident les peccadilles qui leur sont reprochées devraient logiquement leur valoir les félicitations du jury, mais il est vrai que je n'ai pas fait de droit pénal et je vois le mal partout
Réponse de le 23/04/2019 à 19:08 :
Ayant fait beaucoup de droit pénal, les juges d'instruction savent ce qu'ils font non pas au nom du mépris de l'un ou de l'autre mais au nom de la prise en considération des faits et de leur qualification pénale. Ils connaissent le dossier, eux.
Réponse de le 25/04/2019 à 9:08 :
@Portalis : "Ayant fait beaucoup de droit pénal, les juges d'instruction savent ce qu'ils font ". Ils ont renvoyé Woerth en correctionnelle dans l'affaire Bettencourt, et ça s'est terminé par la relaxe. C'est à la justice de faire la preuve de la fictivité des emplois de Pénélope Fillon, et si cette preuve indiscutable n'existe pas, la relaxe doit s'imposer. En gros il suffit que Pénélope Fillon ait un jour décroché le téléphone de la permanence de son époux en circonscription pour que l'accusation de fictivité en prenne un coup...
a écrit le 23/04/2019 à 16:03 :
François et Penelope Fillon ne doivent s’inquiéter. Ils doivent êtres rassurés en lisant les condamnations infligées à M Jéraume Cahuzac. En France nous avons des Juges indépendants.
Réponse de le 23/04/2019 à 19:15 :
… Claude Guéant définitivement condamné à un an de prison ferme dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur.

A t-il purgé sa peine ?
a écrit le 23/04/2019 à 15:39 :
Ils sont quand même plus peinard ici qu'au Japon.
a écrit le 23/04/2019 à 14:42 :
Une fois de plus une certaine presse est informée par la "justice" avant même les intéressés. Il y a des juges qui devraient être saqués.
a écrit le 23/04/2019 à 14:04 :
C'est le président qui manque à la France. On s'est médiatiquement acharné sur le seul susceptible de restaurer l'autorité sans ce pauvre pays!
Réponse de le 23/04/2019 à 16:52 :
"C'est le président qui manque à la France".

Qui te manques surtout.
Réponse de le 23/04/2019 à 18:35 :
avec un tel "palmarès" il aurait eu sans doute quelques difficultés à restaurer l'autorité, quand on voit ce que font les GJ actuellement
a écrit le 23/04/2019 à 14:00 :
C'était ça la "vieille politique", des petites magouilles qui détournaient un peu l'argent public mais il est évident que entassées ça ne pouvait plus durer.

Avec la "nouvelle" politique par contre non seulement on est passé à une autre ampleur de détournement des caisses publiques, par milliards donc, mais en plus constitutionnalisé !

Élections pièges à gonds.
a écrit le 23/04/2019 à 13:56 :
.... normalement on devrait aussi avoir dans les tuyaux de la Justice : Mr Le Roux, Mr Bayrou, Mme de Sarnez, Mme Le Pen, etc... enfin je dis normalement, car l’impression est que cela traîne plus pour certains que pour d’autres !!!
Réponse de le 23/04/2019 à 14:45 :
et MR FERRAND

ET MR LE MAIRE SA FEMME A AUSSI ETE SON ATTACHEE parlementaire
a écrit le 23/04/2019 à 13:44 :
COMME prevu au moment des élections ,,,,,??apres cela qui peut pretendre que la justice est independante ,,,????
a écrit le 23/04/2019 à 13:35 :
Pas trop surprenant : on approche d'élections.
a écrit le 23/04/2019 à 12:47 :
Il devrait se faire payer "le droit a l'image", on le trainerai beaucoup moins dans la boue!

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