Le débat sur les retraites reprendra à zéro lundi à l'Assemblée

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Adrien Quatennens, député La France Insoumise, réclame un référendum sur le sujet de la réforme des retraites.
Adrien Quatennens, député La France Insoumise, réclame un référendum sur le sujet de la réforme des retraites. (Crédits : Reuters)
Malgré deux semaines de travail fourni, une quinzaine de milliers d’amendements restaient à examiner mardi. “Dans ces conditions, l’issue la plus raisonnable me paraît être le retrait”, a dit à Reuters le député LFI Adrien Quatennens, qui réclame un référendum sur le sujet.

La commission spéciale de l'Assemblée nationale va renoncer mardi soir à examiner la totalité des nombreux amendements au projet de loi de réforme des retraites qui sera, en conséquence, débattu en séance dans sa version initiale à partir de lundi.

Plus de 22.000 amendements avaient été déposés, dont 19.000 émanant de la seule France insoumise, sur ce texte contesté dans la rue depuis début décembre.

Malgré deux semaines de travail fourni, une quinzaine de milliers d'amendements restaient à examiner mardi. En vertu du règlement de l'Assemblée, c'est donc le texte du gouvernement qui sera présenté, sans changement, aux élus en séance lundi 17 février, en vue d'un vote solennel initialement prévu le 3 mars.

"Dans ces conditions, l'issue la plus raisonnable me paraît être le retrait", a dit à Reuters le député LFI Adrien Quatennens, qui réclame un référendum sur le sujet.

Trouver des alternatives à la mise en place d'un âge pivot à 64 ans

Le gouvernement espère adopter définitivement d'ici l'été la réforme des retraites, qui se décline en deux projets de loi (organique et ordinaire).

Parallèlement, les partenaires sociaux auront à charge de trouver d'ici fin avril dans le cadre d'une "conférence de financement" des alternatives à la mise en place d'un âge pivot à 64 ans - alternatives à même de garantir l'équilibre financier du système en 2027.

Dans ce contexte délicat et à l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars, Emmanuel Macron reçoit ce mardi soir les députés de la majorité, MoDem et Agir compris, pour un échange à l'Élysée. La quinzaine d'élus ayant quitté le groupe LREM depuis 2017 est aussi conviée.

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Commentaires
a écrit le 12/02/2020 à 23:35 :
Quand on présente 19 000 amendements, on ne veut pas débattre mais bloquer, refuser d'entendre les autres et s'opposer au travail de nos parlementaires, et à la représentation nationale: honte à la FI!
Réponse de le 13/02/2020 à 17:23 :
quand on présente 19000 amendements pour un projet présenté par le gouvernement , très fortement décrié par de multiples personnalités ou institutions comme le conseil d'état , c'est que celui ci le permet et ce n'est donc pas FI qui seul en porte la responsabilité mais avec l'appui d'une majorité de français qui désapprouve ce projet avec des raisons objectives presque techniques dirais je en sachant ce que nous allons perdre si l'on adopte ce projet .
a écrit le 12/02/2020 à 14:43 :
ATTENTION!!!!!! GROSSE ARNAQUE SUR LA VALEUR DU POINT il faut créer un baromètre qui n'existe pas voir ce que dit l’Insee l'autre arnaque c'est les mutuelles qui flambent
Réponse de le 12/02/2020 à 18:09 :
Effectivement, je viens de l'entendre c'est affolant.Il y a aussi l'intégration des travailleurs non-salariés qui va poser une difficulté non négligeable. "Les revenus des indépendants (professions libérales, agriculteurs, commerçants) sont mal connus. Il n'y a aucune source statistique pour les suivre trimestre par trimestre", pointe Henri Sterdyniak, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Leurs rentrées d'argent ne pourraient être mesurées qu'avec un important décalage : "Ce genre de statistique n'est disponible que deux ans après la période étudiée". Pour fournir l'indicateur voulu par le gouvernement année par année, l'Insee en serait réduite à "faire une estimation, qui sera imprécise", avance Henri Sterdyniak. Autre problème : les revenus des indépendants "fluctuent beaucoup plus" que ceux des autres catégories de travailleurs, fait valoir l'économiste. De quoi rendre plus instable la future revalorisation du point.
Réponse de le 12/02/2020 à 21:41 :
Est-ce qu'aujourd'hui quelqu'un qui a moins de 50 ans sait ce qu'il va toucher à la retraite? Ben non. Et pourtant on n'est pas encore à la retraite par point. Alors l'arnaque, c'est vous qui l'inventez.
a écrit le 12/02/2020 à 12:06 :
Une réforme qui va pénaliser les cadres et salariés du privé. Ils vont devoir travailler 42 ans soit un départ en retraite à 67 ans minimum. Les pensions vont baisser significativement puisqu'elles ne seront plus calculées sur les 25 meilleures années.
Cerise sur le gâteau, c'est l'état qui déterminera le prix du point et plus les partenaires sociaux. Comme pour l'assurance chômage, Macron étatise les retraites. Les réserves Agirc/Arcco vont être ponctionnées par Bercy et serviront à financer les futurs retraités n'ayant pas ou peu cotisé. Ce qui est curieux , c'est que les cadres et salariés du privé qui au final seront les grands perdants , restent passifs et ne manifestent pas ou peu.
Réponse de le 12/02/2020 à 16:04 :
@ BA

Excellent ! constat le privé est aux abonnés absents et pour cause la situation que tu décris ils la vivent déjà .C'est en 1995 qu ils étaient dans la rue mais pas la SNCF.....
Réponse de le 12/02/2020 à 17:42 :
@Roro

Le plan Juppé débute le 15 novembre 1995 ( une partie du Parti socialiste en particulier Claude Évin soutiennent le plan et la direction de la CFDT,,bref,une sorte de LREM de l'époque) ,2 jours plus tard la Secrétaire d’État aux Transports Anne-Marie Idrac présente aux organisations syndicales de la SNCF les grandes lignes du contrat de plan 1996-2000 qui prévoit la suppression de 6 000 km de lignes non rentables (soit le quart du réseau ferroviaire), la suppression de 73 000 emplois et la hausse de 6 % des tarifs des billets. En échange de la prise en charge par l'État d'une part importante de son endettement (100 milliards de francs). La grève est reconduite à la SNCF. Le lundi 27 novembre, les cheminots en grève reconductible sont rejoints par la RATP, puis la Poste, France Télécom, etc. L’activité de la SNCF et de la RATP restera paralysée pendant plus de trois semaines.Le 28 novembre, lors de manifestations, la CFDT n’est déjà plus dans la rue, sauf les secteurs oppositionnels.A noter ,que La grande majorité des médias soutiennent le plan Juppé. Selon une enquête du Nouvel Observateur, 60 % des médias présentent favorablement ce plan alors que seuls 6 % en font une présentation défavorable.Certains médias ont également adopté une attitude très dépréciative du mouvement social, lire le livre de serge Halimi : Les médias et les gueux
Réponse de le 13/02/2020 à 3:00 :
A Tototiti.
Depuis la fin des annees 70 l'on savait que les retraites a venir seraient reduites a peau de chagrin. Il n'y a qu'a voir ce que touchent les personnes nees dans les annees 50/60 a qui il manquent une palanquee de trimestres pour le constater. Des montants de misere.
a écrit le 12/02/2020 à 10:20 :
comme il y a la pilule du lendemain macron n'a qu'a créer la pilule du lendemain pour les retraités les supprimer après 62 ans comme ça il n'y aura plus de problème de financement comme les députés larem sont des playmobiles macron peut leur suggérer cette idée.... quand on vois la réunion d'hier on s"aperçoit qu'il les traites comme des gosses
a écrit le 12/02/2020 à 9:36 :
Peu importe ce qu’il se passera : ce qui est certain Macron et tous les LREm en retraite sans solde .
Votons les opposés pour leur bloquer le barrage n’importe qui sauf eux .
Réponse de le 12/02/2020 à 10:07 :
Vous pensez qu'avec Mélenchon ou MLP la France irait mieux ?
a écrit le 12/02/2020 à 9:35 :
que le travail de l'Assemblée ne sert à rien, et que le gouvernement peut faire ce qu'il veut ...
Réponse de le 12/02/2020 à 16:16 :
Les LREM appliquent la directive européenne à la lettre sans en retirer une virgule.Ils laissent croire aux crédules qu'ils vont modifier quelques points à la marge ,mais que nenni ,tout est déjà dans les tuyaux et sans avoir encore discuter du financement ! .Ce matin ,il y a déjà deux députés LREM de la commission des Finances qui s'inquiètent du coût des mesures de compensation. Parmi elles, l'augmentation de la rémunération des enseignants et la baisse de la CSG pour les indépendants.Le but des LREM composé en grande majorité de cadres supp ,patron, RH etc..de la fameuse société civile est de détruire ce système par répartition qu'il vomisse au plus haut point par idéologie.
a écrit le 12/02/2020 à 9:22 :
Bof, pure perte de temps législatif, la reforme des retraites de 2022 ou 2023 reviendra sur celle de 2020. Une reforme mal ficelée, mal foutue, mal vendue, une reforme pour dire regardez, Je reforme. Au moins pendant ce temps ils ne nous font pas de bêtises, toujours ça de pris
a écrit le 12/02/2020 à 9:02 :
Sans prendre en compte la pénibilité réelle du travail, tout report de l'age de départ à la retrait en dans un contexte de réchauffement climatiques et donc de canicules de plus en plus nombreuses, on sait de quoi on va mourir en sommes si le cancer ne nous ramasse pas d'ici là, est grotesque et illégitime.

Travailler jusqu'à en mourir oui pourquoi pas, mais en souffrant chaque année un peu plus, non définitivement.
Réponse de le 12/02/2020 à 10:16 :
@ moulin à vent:

"En Espagne et en Italie, il fait plus chaud qu'en France et l'âge de départ en retraite y est plus élevé."

Heu... tu sais que le réchauffement climatique touche le monde entier faisant que ta remarque dans ce contexte n'a aucun sens ?

SI tu comprends pas je peux te l'expliquer hein mais encore une fois ton intervention est caduque.

Et c'est d'un pénible... -_-

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