Le Conseil régional du Grand-Est promet de coordonner les actions du prochain contrat de plan Etat-Région (2021-2027) avec l'accord de relance post-Covid et les nouveaux programmes de financement de l'Union européenne.La massification des annonces d'investissement est l'un des exercices politiques favoris chez les élus locaux. Mardi 30 mars à Strasbourg, Jean Rottner, président (LR) du Conseil régional du Grand-Est, a présenté simultanément les contours du futur contrat de plan Etat-région (CPER) 2021-2027, qui sera signé fin 2021, et l'accord régional de relance post-Covid qui ne porte que sur les exercices 2021 et 2022. L'ensemble représente une enveloppe de plus de 6 milliards d'euros, co-financés par l'Etat et la Région.
"Votre région a payé un lourd tribut à la crise de la Covid. Les conséquences sur l'emploi se font sentir durement. Avec la signature de cet accord de relance et du projet de contrat de plan Etat-Région, nous nous donnons les moyens d'apporter des réponses à la hauteur de cette situation totalement inédite", a prévenu Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, venue à Strasbourg pour parapher, au nom de l'Etat, ces deux documents. "Depuis près de 40 ans, les contrats de plan traduisent la volonté de l'Etat et des collectivités de travailler ensemble pour construire les grandes politiques qui structurent le territoire", a-t-elle rappelé.
Soutenir le transfrontalier
Le nouveau contrat de plan se déclinera autour de quatre objectifs : la transition écologique, la compétitivité et l'attractivité du territoire, la cohésion sociale et territoriale et la coopération transfrontalière. Ce quatrième objectif, que Jean Rottner présente comme l'une des spécificités de cette région aux quatre frontières (Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse), devra permettre de "soutenir les structures institutionnelles politiques et de conseil pour la coopération transfrontalière". Le Grand-Est entend soigner ses relations avec ses voisins, notamment dans les politiques publiques sanitaires et en développant ses infrastructures de transport vers l'Allemagne et le Luxembourg.
Olivier Mirguet, à Strasbourg