Le Medef met la liberté au programme de la prochaine campagne présidentielle
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Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef.
Reuters
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Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef.
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C'est sur le fond des paroles de la chanson de Georges Moustaki, "Ma liberté", que Geoffroy Roux de Bézieux, le patron des patrons, a choisi de placer sa rentrée 2021 sous le signe de la liberté. L'artiste réputé proche de la gauche extrême aurait-il apprécié cet hommage ? Le choix du mot n'a pourtant rien de très étonnant pour un Mouvement des entreprises de France défenseur du libéralisme économique, enfin, d'un libéralisme qui sait s'arrêter lorsque commence la nécessaire intervention de l'Etat, comme c'est le cas en cette pandémie.
Pour cette deuxième rentrée de la crise du Covid, sous la menace toujours présente du variant Delta, le patronat cherche avec cette ode à la liberté une forme de retour à la normale dans une économie qui a vécu sous perfusion depuis le début de la pandémie. Intitulé « A l'air libre », LA REF ou Rencontre des entrepreneurs de France 2021 multipliera pendant ces deux jours, mercredi 25 et jeudi 26 août, les débats pour défendre des libertés menacées. Car, pour le patron des patrons, "la liberté n'appartient à aucun camp".
Pass sanitaire ou vaccination obligatoire, liberté d'aller et venir, de commercer ou d'entreprendre, mais aussi liberté politique et nouvelles contraintes liées à l'écologie, toutes les formes de liberté seront interrogées dans un contexte troublé par la crise en Afghanistan. Geoffroy Roux de Bézieux le confesse: "Si j'ai choisi le thème de la liberté pour la REF, c'est d'abord parce que cette idée a été largement pervertie depuis quelques mois par tous ceux qui s'en réclament, mais sans en assumer les exigences". Une référence aux tensions sur le pass sanitaire qui fracture le pays avec des manifestations chaque samedi depuis la mi-juillet. Sur ce sujet, le patron du Medef veut remettre les pendules à l'heure : « La dictature c'est quand on n'a plus le droit de manifester. La dictature, c'est quand les femmes n'ont plus le droit de travailler ou de se promener seules dans la rue comme par exemple aujourd'hui à Kaboul. Alors tous ces gens qui défilent, de bonne ou de mauvaise foi, chaque samedi en nous expliquant que notre pays est devenu une dictature, je les encourage à écouter Chekeba Hachemi, la fondatrice de l'association Afghanistan libre qui interviendra demain après-midi. Quand nous l'avons invitée, il y a quelques mois, on ne se doutait pas que Kaboul tomberait aux mains des Talibans le 15 août. En l'écoutant, j'espère qu'ils comprendront la différence entre la démocratie et la dictature », explique-t-il.
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