Le Medef retire son invitation à Marion Maréchal (en un tweet)

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(Crédits : Emmanuel Foudrot)
Le Medef renonce à inviter l'ex-députée du Front national Marion Maréchal à son université de la fin août, a annoncé ce vendredi 28 juin Geoffroy Roux de Bézieux, le président de l'organisation patronale, pris de court par la polémique soulevée par cette initiative.

« Il n'y aura ni intervenants RN ni intervenants LFI » à l'université d'été du Medef. Marion Maréchal, retirée de la vie politique active mais toujours très présente dans les débats à droite et à l'extrême droite, avait été conviée à débattre, les 28 et 29 août sur l'hippodrome de Longchamp, par l'organisation patronale. Mais devant l'émoi suscité par cette invitation, Geoffroy Roux de Bézieux fait marche arrière :

« Vu l'interprétation politique qui est faite du projet de débat sur la montée des populismes, j'ai décidé de le supprimer purement et simplement », a fait savoir le président du Medef via Twitter. « Il n'y aura donc ni intervenants RN, ni intervenants LFI (La France insoumise) à LA REF (Rencontre des Entrepreneurs de France). »

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Le programme de la rencontre des entrepreneurs de France (REF) « sera arrêté fin juillet », précise-t-il.

Des menaces de boycott à LREM

Cette invitation envoyée à la petite-fille de Jean-Marie Le Pen avait valu au Medef des menaces de boycott de la part, notamment, d'élus de La République en marche (LaRem) et la réprobation de son ex-dirigeante Laurence Parisot.

« Si cette information est exacte, c'est très grave », avait réagi jeudi sur Twitter l'ancienne présidente de l'organisation Laurence Parisot, qui avait publié en 2011 "Un piège bleu Marine", livre dans lequel elle dénonçait la menace qu'incarnait à ses yeux le Front national pour la France.

Le vice-président de l'Assemblée nationale Hugues Renson s'était de son côté dit "choqué" vendredi par cette invitation, estimant « qu'on ne dialogue pas avec l'extrême droite, on la combat. Évidemment c'est une erreur, et je crois qu'on ne compose jamais avec l'extrémisme », a déclaré le député de Paris sur France 2.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 30/08/2019 à 1:26 :
Et si le MEDEF devenait apolitique cela réglerait pas mal de choses ?
a écrit le 29/06/2019 à 16:13 :
Ce sont sans doute tous des adeptes de la liberté d'expression et du dialogue démocratique. Se sentent-ils si mal élus qu'il faille qu'ils se comportent comme dans une dictature molle.
a écrit le 29/06/2019 à 12:20 :
Contrairement à ceux que pensent les neuneus, les syndicats patronaux se sont toujours opposés à l'extrême droite car ils sont favorables à l'immigration qui permet de disposer d'une main d'oeuvre plus docile et moins coûteuses que celle des autochtones.
a écrit le 28/06/2019 à 19:59 :
Le MEDEF est à droite et la tentation d'extrême droite est une composante de son ADN.
Pour le patronat, les affaires, les bénéfices, les dividendes, le pognon passent avant les idées, les convictions, l'éthique, la démocratie. Ce n'est pas nouveau, mais ça se voit de plus en plus.
On ne discute pas avec le FN/RN, ni avec aucun parti extrême, populiste, staliniste....C'est tout.
Désolé de dire que toutes les bonnes raisons de croire la parole de ces gens ne conduisent qu'à des catastrophes. Toutes les idéologies extrêmes, populistes, arrivent masquées, il est bien souvent trop tard pour le comprendre. La seule solution est de ne JAMAIS y adhérer.
Se souvenir qu'au début, Hitler, Mussolini ont donné des perspectives à leurs peuples....le problème c'est que ça n'a pas duré et ça c'est soldé par la catastrophe
dont tout le monde (devrait) connait le résultat Des dizaines de millions de morts.
Réponse de le 29/06/2019 à 6:57 :
La question est que dans une démocratie saine, on peut et même on doit discuter avec tout le monde. Au moins pour tenter de se comprendre, ce qui ne veut pas dire avaliser. Et mettre sous le tapis plus d'un quart ds Français n'est pas admissible
Réponse de le 29/06/2019 à 10:58 :
En tant qu'organisation syndicale le MEDEF n'a aucune obligation légale ou morale de dialogue avec les partis politiques d'opposition.

Ceci dit, il a tout liberté pour le faire s'il juge que c'est utile, mais on se demande bien ce qu'ils pourraient retirer des contributions de Mélenchon comme de MMLP .

Ce qui est choquant et inadmissible, c'est la position et le chantage de LAREM qui est au pouvoir.
En effet le gouvernement et l'état ont, eux, l' OBLIGATION de discuter avec l'opposition, ne pas le faire est une faute professionnelle grave.

Je sais que ce n'est pas la doctrine Macronienne mais on en voit les résultats avec les gilets jaunes, les rapports exécrables entre l'état et les collectivités locales, l'état de guerre entre tous les syndicats et le gouvernement et la guérilla parlementaire au sénat.

Le Président de la République est garant de l'unité de la nation, c'est même son premier devoir.
Réponse de le 29/06/2019 à 12:51 :
à @ non: OK sur la non obligation du MEDEF de dialogue avec l'opposition, Mais d'une part c'est lui qui avait lancé cette invitation et qui l'annule (effet girouette), d'autre part le MEDEF n'est pas (ou ne doit pas être) affilié à la macronie actuellement ou un autre gouvernement. Sinon crédibilité = 0.
Pour le reste de votre commentaire, je suis en accord
a écrit le 28/06/2019 à 19:35 :
Cette «  histoire » est une «  stratégie » de communication :
Le but est la «  publicité gratuite » et augmenter les polémiques ...
C’est quoi la réforme qui va passer le week - end dans la nuit ?

A vous de le convaincre du contraire.
a écrit le 28/06/2019 à 18:47 :
Une fois de plus LRM brille par son sens du dialogue bidonné et le respect des libertés.
a écrit le 28/06/2019 à 16:57 :
Le MEDEF est une organisation : un syndicat des entreprises , du patronat.

1) Mme Maréchal , si elle vient au titre « d’employeur » pourquoi pas ?

En réalité , tous les syndicats , les médias, le web devraient être «  neutres » donc Apolitiques et laïques pour éviter les polémiques.

Par ailleurs la politique devrait être interdit aux métiers de la justice.( avocats , juges , magistrats...)

Ce n’est qu’un avis.
a écrit le 28/06/2019 à 16:33 :
Triste image du MEDEF qui se dégonfle .
La préparation est la clé du succès , isn'it ?
a écrit le 28/06/2019 à 16:01 :
Le MEDEF est un syndicat.Comme les autres syndicat il ne représente que 8 a 10%des personnes concernées donc rien.
Plus de 90% des personnes n'ont aucune confiance dans ces organismes.
Sans les subventions payées par nos impôts ces "machins" n'existeraient pas.
a écrit le 28/06/2019 à 14:45 :
Qui décide qu'une personne est bien ou qu'une personne n'est pas fréquentable ??? et de quel droit ?
Si l'on ne peut discuter qu'entre personne ayant les mêmes idées on ne va pas beaucoup progresser. L'histoire nous apprend que beaucoup sont condamné pour avoir eu raison trop tôt.
Réponse de le 28/06/2019 à 15:44 :
Certes le dialogue est toujours utile, mais bon, des hommes et femmes politiques qui promettent tout a tout le monde et qui eux mêmes s'arrogent le droit de dire qui "'est fréquentable" ou non (genre les migrants, les familles non traditionnelles...) ; tout en se plaignant que les autres fassent de même.
Enfin, disons l'époque ou les syndicats patronaux finançaient les populistes en vêtements neufs, camionnettes neuves, matraques... en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Autriche n'est pas totalement oubliée. Les liens entre les mouvements d'extrêmes droites et les syndicats patronaux, dans l'histoire ont conduit a des dérives assez mémorables, si l'on peut qualifier ainsi la guerre d'Espagne et la seconde guerre mondiale....
Je vous invite a lire ou relire "le monde d'hier" de S. Zweig , c'est instructif sur la manière dont les populismes avaient progressé en Europe et les conséquences sur la société.
a écrit le 28/06/2019 à 14:32 :
Par contre le LREM et le MEDEF n’ont pas de problème à inviter les cheiks de l’Arabie Saoudite et du Qatar qui ont du sang sur les mains.
a écrit le 28/06/2019 à 12:46 :
BOF ! LREM et le MEDEF ont peur non pas du RN mais de Madame Marion Maréchal susceptible de les mettre publiquement KO. Pas besoin d'être grand clerc pour comprendre cela. Le comportement du MEDEF trahit celui de la classe "mondio-sectaire" et "média-sectaire" qui dirige et détruit la France, en la fragmentant et en la dépeçant depuis quatre ou cinq décennies, au profit de la finance, des banques et de l'étranger. Ce que le MEDEF vient de faire est dans le droit fil de ce qu'il a toujours fait et e qu'a toujours fait cette classe. Cela dit, en invitant initialement Madame Marion Maréchal, il a "commis" un lapsus qui révèle qu'il a une conscience claire de la valeur intrinsèque et de l'intelligence de cette personne.
a écrit le 28/06/2019 à 12:26 :
pauvre france avec le recul que j'ai je suis effaré de voir que nous glissons vers la pensée unique proche de la dictature vous ne pensez pas larem vous êtes exclu,on est entrain de nous rouler dans la farine et les français ne vois rien ,quand vous vous réveillerez il sera trop tard
a écrit le 28/06/2019 à 12:20 :
le Medef n'est qu'une annexe LaREM,

le Medef ne représente qu'un microcosme de quelques poignées de dirigeants salariés subalternes de leurs actionnaires, ils représentent moins de 5 % des entreprises ;

la très grande majorité des Entrepreneurs au sens noble, plus de 90 % d'entre eux n'adhèrent pas au Medef.
a écrit le 28/06/2019 à 12:18 :
MEDEF : l'incertitude quand tu nous tiens, ils ne sont même pas sûrs de leurs convictions. Pourtant, RN vainqueurs des européennes est mis à l'index ? Cest vrai que lors de son interview Mme Maréchal sur LCI on a étonné plus d'un, l'intervieweur avait vraiment du mal à la suivre c'était simplement époustouflant ! Elle est promise à un grand avenir politique
Réponse de le 28/06/2019 à 14:28 :
Époustouflant , il ne faut pas exagérer , la maréchale n'a pas encore fait ses preuves à part être la petite fille de l'autre "facho" de le pen et la nièce de la madone du RN . Son école avec 15 élèves recrutés parmi les sous doués de droite n'est pas une star académie de la politique .
Réponse de le 28/06/2019 à 14:55 :
ça y est. On est reparti pour le culte de la personnalité.
Réponse de le 28/06/2019 à 15:44 :
oui peut être époustouflant un peu exagéré, mais franchement vous en avez pas pas assez d'entendre certains de LREM qui se sentent supérieurs aux autres dans tous les domaines, et qui ajoutent des gaffes aux gaffes........ Marion m'intrigue et c'est dommage de lui mettre des bâtons dans les roues
a écrit le 28/06/2019 à 11:20 :
Elle s'en moque la souris.
Le temps joue pour elle
Les actuels caciques du merdef sont a cote de la plaque ainsi que leurs supports bourgeois ne voyant rien venir.
Demain sera a coup sur un grand remplacement politique.
Marine Marechal prend son temps.
Elle tisse ses reseaux et emportera la mise aux prochaines elections.
Le merdef en sera pour ses frais.
Il faut choisir son camp et avoir du courage.
En politique, pas de concessions ni de pitie. C'est l'hallalli permanent.
a écrit le 28/06/2019 à 11:11 :
Effarant! La France avec la ReM se dirige-t-elle vers le totalitarisme en refusant les débats? Et quelle impolitesse! C'est honteux!
a écrit le 28/06/2019 à 10:55 :
Toute liberté de débat ou de confrontation d'idées est en voie de disparition. Dès que l'on s'écarte de la bien-pensance, rien ne va plus. Le gouvernement Macron, qui veut ne voir que la pensée unique et formatée, nous rapproche d'une dictature. Ce mode de fonctionnement devient inacceptable
a écrit le 28/06/2019 à 10:52 :
REM ou le syndrome du parti unique !!! Incroyable comme en deux ans, ce qui paraissait être un espoir pour permettre au Pays de sortir de l'ornière dans laquelle l’avait mis Hollande, est devenu un mouvement totalitaire qui veut tout contrôler : ceux qui ne pensent pas comme lui comme cette député REM sur la PMA, les journalistes, les médias avec Nice-matin, etc.... Il va falloir que les Français se réveillent !!!
a écrit le 28/06/2019 à 10:24 :
A quoi joue Marion ?
a écrit le 28/06/2019 à 10:06 :
"Il n'y aura donc ni intervenants RN, ni intervenants LFI (La France insoumise) à LA REF "

Si le patronat apprenait déjà à bien parler le français on gagnerait un point de croissance en plus sans rien faire.

C'est une fumisterie magistrale puisque d'une par la position politique de M.M. s'est largement droitisée classiquement et qu'ensuite si on prend le programem économique des RN et celui des LREM ils sont presque identiques.

LE manque d'idée général et de capacité à penser y étant la norme.

CE qui ferait surtout du bien au MEDEF c'est d'arrêter d'inviter des politiciens, tout simplement, leur popularité et crédibilité remonteraient en flèche.
Réponse de le 28/06/2019 à 12:03 :
Pour que le programme écononomique du RN soit identique à celui du LREM il faudrait déjà connaître le programme du RN. Lors du débat je n'ai vu aucune proposition concrète sinon qu'un flou énorme sur la monnaie.
Réponse de le 28/06/2019 à 13:38 :
"Pour que le programme écononomique du RN soit identique à celui du LREM il faudrait déjà connaître le programme du RN. "

J'ai une partie de ma famille front nationale canal historique ça aisde... :-)

Mais c'est vrai que jamais les médias n'en parlent et ce n'est pas pour rien car il faut voter pour des imposteurs contre des méchants, tout le temps...
a écrit le 28/06/2019 à 10:00 :
Contrairement à la propagande du medef, la plupart des dirigeants d’entreprise ne sont pas des entrepreneurs. un entrepreneur prends un risque sur ses bien propre et c’est son entreprise. les chefs d’entreprise du medef sont pour la plupart de simples fonctionnaires d’entreprise qui n’encourent aucun risque en cas de faillite de cette dernière.
Ne pas confondre "Dirigeant d'entreprise" et "entrepreneur". Dans la grande majorité des grosses sociétés, il n'y a plus d'entrepreneur.
Réponse de le 28/06/2019 à 10:38 :
Et quelle est la part de ces "grosses sociétés" dans le million d'entreprises françaises. Votre raisonnement s'annule de lui même.
Réponse de le 29/06/2019 à 6:58 :
Le MEDEF ne représente que 8% des entreprises syndiquées, et ce sont les plus grosses, dont le patron n'est en général pas le fondateur mais un président embauché comme salarié, par les actionnaires.

En général ils ne risquent pas grand chose, hormis un égo froissé en cas d'échec. Leurs salaires et les clauses de sauvegarde les mettent à l'abri du besoin en cas de licenciement.

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