Législatives : le NFP veut instaurer un ISF qui rapporterait 15 milliards d'euros en 2024
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La conférence de presse dédiée au chiffrage du programme du NFP se tient ce vendredi depuis midi.
Reuters
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La conférence de presse dédiée au chiffrage du programme du NFP se tient ce vendredi depuis midi.
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Dans son programme électoral, la coalition des partis de gauche prévoit un big bang fiscal, si elle parvient à gagner Matignon, à l'issue des élections législatives anticipées, le 7 juillet. Parmi ses mesures phares, la modification du barème de l'impôt sur le revenu de 5 à 14 tranches. Un projet qui plongerait les ménages, par un saut dans le temps, en pleine France mitterrandienne.
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À l'occasion de la Fête de la Musique, plus de 500 artistes signent une tribune dans le magazine Les Inrockuptibles « pour dire non à l'extrême droite ». Parmi les signataires figurent Clara Luciani, Eddy de Pretto, ou encore Gaël Faye, Yael Naim, Barbara Pravi et le groupe de rock Shaka Ponk.
« Le risque d'une arrivée de l'extrême droite au pouvoir est aujourd'hui une réalité concrète », écrivent-ils. « Le monde des arts et de la culture (...) participe à la construction collective d'un avenir durable, vivable, désirable, plus juste. Autant de notions incompatibles avec les idées de l'extrême droite ». Les signataires appellent à « faire barrage dans les urnes à l'extrême droite ».
Dans une pétition en ligne lancée le 14 juin, près de sept cents cadres de l'éducation nationale affirment qu'en cas de victoire du RN, « aucun d'entre eux n'appliquera de mesures qui contreviendraient aux valeurs de la République ».
Les fonctionnaires craignent que « demain, peut-être, le prochain ministre exige des cadres d'appliquer des directives, de mettre en œuvre des politiques ou d'organiser un enseignement en opposition avec les valeurs républicaines qui fondent leurs métiers et justifient leurs engagements ». Parmi les signataires de cette pétition, figurent des chefs d'établissements, des inspecteurs pédagogiques, des inspecteurs d'académie et des inspecteurs généraux.
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« La majorité présidentielle pour l'instant n'est plus, c'est à nous de la reconstruire et de garantir qu'il y ait une majorité demain ». C'est ce qu'a déclaré ce matin au micro de franceinfo Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.
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« Quelle est la nouvelle majorité qu'on veut bâtir. Est-ce que cette majorité elle est uniquement avec Renaissance, Modem Horizons, UDI, le Parti radical, ou est-ce qu'elle va au-delà ? Moi j'espère qu'on arrivera au-delà », s'est interrogée la candidate dans la 10e circonscription des Yvelines, lançant un appel aux « gens responsables et raisonnables à gauche » qui sont « mal à l'aise » avec l'alliance avec LFI.
Sur le sujet de la dette importante de la France, cette fidèle de la première heure d'Emmanuel Macron a déclaré : « J'assume la nécessité que l'on a de réduire la dette aujourd'hui [...] La dette qui existe, elle n'a pas servi à rien. Elle a servi aux Français, au fait que pendant la crise sanitaire, nos entreprises ont tenu debout. »
« Jean-Luc Mélenchon n'est pas un handicap électoral », a défendu ce vendredi matin Mathilde Panot, sur le plateau de BFMTV-RMC. Interrogée sur la personne qui sera choisie pour devenir Premier ministre en cas de victoire de l'alliance de la gauche, elle a rappelé que la décision devrait être prise en fonction « du plus gros groupe qui arrivera à l'Assemblée » (LFI, PS...) « Beaucoup sont dérangés que nous ayons réussi à nous unir à gauche », a ajouté la député LFI sortante.
Interrogée sur le cas d'un duel entre un candidat RN et un candidat de la majorité présidentielle, Mathilde Panot a répondu : « nous appellerons à voter contre le Rassemblement national (...) C'est ce que nous avons toujours fait ».
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Invitée sur France 2, la socialiste Valérie Rabault, ancienne rapporteure générale du Budget à l'Assemblée de 2014 à 2017, est revenue sur le chiffrage du programme économique du Nouveau front populaire (NFP), qu'elle a évalué à 106 milliards d'euros de dépenses sur trois ans.
« Ce que j'ai fait avec ce chiffrage (...) c'est pour démontrer que si nous avons la majorité à l'Assemblée nationale, nous sommes en capacité tout de suite de déployer un programme crédible et réalisable », a ainsi affirmé la femme politique, lors de cette interview. Valérie Rabault a aussi déploré que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire n'ai pas voulu débattre avec elle.
Pour mémoire, la veille, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a donné cet autre chiffrage du programme porté par le NFP : 200 milliards sur cinq ans. « Il n'est pas tout à fait sur la même période que moi, il a un horizon de temps un peu plus large », a répondu Valérie Rabault, tout en reconnaissant que « la différence est assez significative ».
Une « gigantesque farce ». Dans un entretien accordé au journal Libération, voilà comment qualifie la dissolution de l'Assemblée nationale l'essayiste et économiste Jacques Attali. Celui qui fut un temps proche d'Emmanuel Macron se dit aussi en colère. « Comme souvent avec des hommes fiers, (Macron, ndlr) a refusé de se laisser imposer un rythme et a dissous, à mon avis, de la pire des façons », exprime-t-il. Et d'ajouter : « Faire ça avant les Jeux olympiques, c'est scandaleux. »
Au micro de RTL ce vendredi matin, le député sortant RN Jean-Philippe Tanguy a déclaré que son parti souhaitait fixer « l'âge pivot » pour la retraite à 62 ans. Il a également confirmé la volonté du RN d'abroger la réforme des retraites durant l'automne.
L'homme politique a également regretté que le monde économique ait « cédé aux injonctions bruyantes et répétées de Bruno Le Maire et du gouvernement d'intervenir dans le débat ».
« La CFDT, fidèle à son histoire, est résolument opposée à l'extrême droite, à ses projets inégalitaires », a déclaré ce matin au micro de RMC, Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT. L'organisation syndicale appelle à voter sans nommer de candidat. « On est sur cette ligne de dire 'tout sauf le RN' mais sans donner de consigne de vote », commente-t-elle.
Des représentants du Parti socialiste, de LFI, du Parti communiste français et des Ecologistes doivent présenter vendredi midi lors d'une conférence de presse les détails du chiffrage du programme économique, qu'ils comptent appliquer en cas de victoire de leur nouvelle alliance aux législatives.
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé jeudi dans une interview au Figaro que le programme économique du Nouveau Front populaire coûterait 200 milliards d'euros sur cinq ans à la France, mais en rapporterait 230.
« Selon les calculs de notre parti, à horizon cinq ans, il y aura un total de 200 milliards d'euros de dépenses publiques et 230 milliards de recettes pour l'État. Comment ? Par un coup de fouet à l'activité. La dépense sociale crée du bien-être, lequel permet la consommation, qui, elle, produit de l'emploi et des recettes fiscales », estime le fondateur de LFI.
« Notre programme augmentera le pouvoir d'achat par le blocage des prix et les baisses d'impôts pour 92% des contribuables », ajoute-t-il.
Une enquête pour « violence en réunion » a été ouverte jeudi à Saint-Etienne, selon le parquet de la ville, après une « bousculade » lors de laquelle un candidat RN aux élections législatives a affirmé à l'AFP avoir été agressé.
La cheffe de file d'extrême droite Marine Le Pen a elle accusé « les milices d'ultragauche, soutiens du Nouveau Front populaire », d'avoir « lâchement agressé » le candidat du Rassemblement national. « Une campagne électorale dans une démocratie ne saurait admettre ce déchaînement d'ultraviolence d'une extrême gauche prête à tout pour semer le chaos », a réagi jeudi soir l'ancienne candidate à l'élection présidentielle sur X.
Sur X, Andrée Taurinya, la députée LFI sortante de cette circonscription, qui se représente sous la bannière du Nouveau Front populaire, a écrit: « A La France Insoumise, nous bannissons la violence physique en politique. Jamais on ne s'en prendra à un candidat ».
L'ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve s'est dit « en colère contre l'alliance qui a été conclue à gauche », jeudi lors d'une réunion publique en Charente-Maritime.
« Si je suis en colère contre l'alliance qui a été conclue à gauche, ce n'est pas parce que j'ai cessé d'être de gauche c'est parce que j'ai considéré que l'alliance devait se faire entre les formations démocratiques et républicaines de la gauche », a-t-il déclaré, en déplacement à Puilboreau (Charente-Maritime) pour soutenir le député sortant Olivier Falorni, candidat sous l'étiquette divers gauche et qui siégeait dans le groupe Modem.
« Jamais dans son histoire, même au moment du Front populaire, nous n'avons vu la gauche s'allier avec l'extrême gauche », a ajouté l'ancien Premier ministre.
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Bienvenue dans ce direct consacré aux élections législatives, suite à la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par le chef de l'Etat.
Emmanuel Macron a annoncé dimanche 9 juin la dissolution de l'Assemblée nationale après la victoire écrasante de l'extrême droite aux élections européennes et convoqué des élections législatives anticipées le 30 juin et le 7 juillet. « Après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution, j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale », a ainsi déclaré le chef de l'Etat dans une allocution télévisée après l'annonce des résultats. Cette décision surprise du président de la République a donné le coup d'envoi d'une campagne électorale express qui ne durera que deux semaines.
(Avec AFP)
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