Dissolution : la France est attaquée sur les marchés financiers
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Un trader a la bourse de francfort
RALPH ORLOWSKI
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Un trader a la bourse de francfort
RALPH ORLOWSKI
« La France est attaquée », s'exclame un gérant obligataire face à l'explosion ce mardi du spread (écart de taux) entre l'obligation d'État française (OAT) et l'obligation d'État allemande. La tension était palpable dès lundi, sans être alarmante, avec une hausse de l'ordre 7 points de base à 50 points de base.
Mais, cet écart s'est brusquement détendu pour atteindre un plus haut de 65 points de base, avant de redescendre autour de 62 points de base. Pourtant, de son côté, la dette italienne n'a pas bougé, preuve que c'est bien la dette française qui est ciblée. Le spread français avait déjà atteint ces 65 points de base lors de l'attaque d'Israël par le Hamas en octobre dernier, ou pendant la crise du Brexit. Au pire de la crise de l'euro, les taux d'intérêt français et allemands s'étaient écartés de plus de 130 points de base en 2012.
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« La copie est désastreuse. A la récente dégradation de la note de la France s'ajoute désormais une crise politique avec la dissolution. Il est logique de la dette française soit attaquée, même si tout devrait revenir à la normale dans quelques jours », ajoute un autre gérant obligataire qui attend que l'orage passe, comptant sur la bonne tenue du marché du crédit. « Le manque de clarté politique à court terme devrait contribuer à la volatilité des marchés », indique, dans une note, David Zahn, responsable de la gestion obligataire européenne chez Franklin Templeton,