Législatives : l'économie française retient son souffle
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À l'étranger, l'image de la France serait brutalement dégradée si l'extrême droite arrive à Matignon.
Reuters
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À l'étranger, l'image de la France serait brutalement dégradée si l'extrême droite arrive à Matignon.
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Tic tac, tic tac, tic tac....À la veille du scrutin des législatives, la France est plongée dans une profonde torpeur. En tête dans les sondages, le Rassemblement national (RN) pourrait remporter un record de sièges au Palais Bourbon devant le Nouveau Front Populaire (NFP) et Renaissance après sa victoire écrasante aux Européennes. Promettant une « grande clarification » après la décision fracassante de la dissolution, le président Emmanuel Macron a raté son pari. Contesté dans son propre camp, le chef de l'Etat va devoir se résoudre à gouverner le pays dans une configuration sans doute inédite depuis le début de la Vème République.
Le « barrage républicain » et les désistements de l'entre deux tours devraient certes empêcher l'extrême droite d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale mais le risque d'instabilité est toujours bien présent. « Il y a de sérieuses incertitudes sur le choix du Premier ministre, son gouvernement, sa politique, le vote du budget, le risque de censure, et même sur le maintien en fonction du Président Macron », explique l'économiste en chef d'ODDO-BHF, Bruno Cavalier. Au Parlement, le risque de blocage sans véritable majorité est aussi très prégnant.
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La France « va se diriger vers l'absence de majorité absolue. La coalition qui se met en place pourrait avoir 263 sièges au maximum. Ce qui risque d'entraîner un apprentissage compliqué au Parlement», souligne Christopher Dembick, économiste chez Pictet Asset Management. Face au scénario noir de paralysie, l'autre option serait un «gouvernement technique ». Secouée par les crises, l'Italie a connu cette situation sous Mario Monti (2011-2013) et Mario Draghi (2021-2022). Une situation qui ne résoudrait que provisoirement la grave crise que traverse la France. En effet, la place prépondérante que pourrait occuper l'extrême droite à l'Assemblée nationale devrait incontestablement provoquer des débats électriques dans une chambre sans majorité absolue.