Les candidats "marcheurs" se marchent dessus pour Paris
Cesar Armand
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Un CV détaillé, une note de projet et un engagement sur l'honneur. Cela ressemble à la préparation d'un entretien d'embauche, mais en réalité, ce sont les pièces que doivent fournir les candidats de la République en marche avant le 5 juillet prochain. Le 9, ils seront, chacun leur tour, auditionnés quarante-cinq minutes par la commission nationale d'investiture (CNI) du parti, avant que cette dernière ne tranche. Dans une lettre en date du 13 juin, les deux co-présidents de la CNI, Marie Guévenoux (députée de l'Essonne) et Alain Richard (sénateur du Val-d'Oise), écrivent qu'« il ne s'agit en aucun cas d'une primaire » invitant les candidats à « la plus grande mesure dans [leur] expression médiatique ».

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Peine perdue, dans le JDD du 16 juin, quatre des six candidat(e)s Anne Lebreton, Cédric Villani, Hugues Renson (ces deux derniers plaidant pour une décision en septembre) et Mounir Mahjoubi ont demandé « un processus fait de débat serein et de consultation citoyenne » en lieu et place d'« une désignation précipitée prise entre les quatre murs d'un mouvement politique » tout en récusant « une primaire qui déchire ». Hasard du calendrier, le lendemain, le secrétaire général de LREM, Stanislas Guerini a présenté les 19 premiers candidats officiellement investis par le parti majoritaire aux élections municipales. Interrogé sur le cas de la capitale, le député de... Paris a fermé le ban : « Le bureau exécutif a voté pour créer une commission nationale de 16 membres chargée d'investir les candidats ».
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