Réouverture des écoles ce lundi : ça va être compliqué

Le gouvernement a donc maintenu son calendrier: après trois semaines de fermeture de tous les établissements scolaires de l'Hexagone pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, c'est la rentrée ce lundi 26 avril pour les écoliers en "présentiel". Pour les collégiens et lycéens, ils reprennent aussi aujourd'hui mais en "distanciel" et ce, jusqu'au 3 mai, date à laquelle ils pourront revenir en classe mais sans doute pas tous en même temps (demi-jauge). Pour autant, cette rentrée particulière laisse les parents face à l'incertitude.

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Source d'incertitude pour les parents, le nouveau protocole sanitaire strict, qui prévoit la fermeture d'une classe dès le premier cas de Covid confirmé parmi ses élèves. Autre point d'achoppement: l'organisation des cantines où les enfants déjeunent sans masque, et dont M. Blanquer reconnaît qu'elles sont le maillon faible des établissements.
Source d'incertitude pour les parents, le nouveau protocole sanitaire strict, qui prévoit la fermeture d'une classe dès le premier cas de Covid confirmé parmi ses élèves. Autre point d'achoppement: l'organisation des cantines où les enfants déjeunent sans masque, et dont M. Blanquer reconnaît qu'elles sont le "maillon faible" des établissements. (Crédits : Reuters)

Les écoles primaires et maternelles rouvrent lundi pour une rentrée qui s'annonce complexe, entre la montée en puissance des tests voulue par le gouvernement et le maintien d'un protocole sanitaire strict qui risque de provoquer de multiples fermetures de classes.

Après trois semaines de fermeture de l'ensemble des établissements scolaires pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, le gouvernement a décidé de maintenir son calendrier: rentrée ce lundi pour les écoliers, tandis que collégiens et lycéens reprennent en distanciel jusqu'au 3 mai, date à laquelle ils pourront retourner dans leurs établissements, souvent en demi-jauge.

Objectif: tenir dix semaines jusqu'à la fin de l'année scolaire

Objectif: tenir dix semaines jusqu'à la fin de l'année scolaire, sans que cette réouverture n'aggrave la dynamique de l'épidémie, qui reste à un niveau élevé. Depuis une dizaine de jours, le nombre de patients en réanimation est proche de 6.000, un chiffre supérieur à celui de la deuxième vague à l'automne.

"C'est essentiel de faire revenir à l'école les enfants", a martelé dimanche sur LCI le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, en estimant que l'institution "n'est pas responsable en soi de l'épidémie" et que les établissements scolaires sont des lieux "où on respecte plus les gestes barrières" qu'ailleurs.

Protocole sanitaire strict et incertitudes des parents

Il doit se rendre lundi matin avec le président Emmanuel Macron dans une école de Melun, pour cette rentrée marquée par un protocole sanitaire strict, source d'incertitude pour les parents, qui prévoit la fermeture d'une classe dès le premier cas de Covid confirmé parmi ses élèves.

"C'est un protocole vraiment très sévère qui va forcément amener à un nombre non négligeable de fermetures de classes", a reconnu dimanche M. Blanquer, qui préfère toutefois "une petite minorité de classes fermées que l'ensemble des écoles fermées."

Avec ce protocole déjà à l'œuvre avant les vacances, 11.272 classes avaient dû fermer entre le 29 mars et le 2 avril, trois fois plus que la semaine précédente.

La France a beaucoup moins fermé ses écoles que l'Allemagne ou les États-Unis

Malgré les critiques d'une partie du corps médical et les craintes de certains enseignants, l'exécutif défend sans discontinuer son objectif de garder les écoles ouvertes pour éviter un "trou d'air éducatif".

Selon l'Unesco, la France a été le pays européen qui a le moins fermé ses écoles entre mars 2020 et mars 2021 avec 10 semaines de fermeture au total, contre 28 en Allemagne et 47 aux Etats-Unis.

Après les bugs informatiques qui ont ralenti les plateformes d'enseignement à distance juste avant les vacances, M. Blanquer a assuré dimanche qu'il "ne devrait pas y avoir de problème" de connexion pour la rentrée.

AstraZeneca: Blanquer montre l'exemple pour calmer la défiance

Cette reprise repose avec acuité l'enjeu du vaccin: depuis dix jours, seuls les enseignants de plus de 55 ans ont des créneaux réservés dans les centres de vaccination. Pour tenter de calmer la défiance envers AstraZeneca, M. Blanquer a reçu sa première dose du vaccin britannique samedi et encourage publiquement les personnels prioritaires à se faire "vacciner maintenant".

Avec le retour des beaux jours, le gouvernement encourage aussi les classes en plein air.

La cantine, "maillon faible" du dispositif

L'organisation des cantines, où les enfants déjeunent sans masque et dont M. Blanquer reconnaît qu'elles sont le "maillon faible" des établissements, s'annonce elle complexe.

Massifier les autotests

Surtout, l'enjeu de cette reprise est de massifier les capacités de tests pour enfants et enseignants.

Dans les écoles maternelles et primaires, 400.000 tests salivaires doivent être déployés dès la rentrée, avec un objectif de 600.000 par semaine d'ici la mi-mai.

Mais la nouveauté réside principalement dans l'arrivée des autotests: le gouvernement en a commandé 64 millions pour les élèves de plus de 15 ans, les enseignants et autres personnels de l'Education nationale.

Les adultes doivent réaliser deux fois par semaine chez eux ce prélèvement nasal simple, dont le résultat est connu en quinze minutes.

A partir du 10 mai, les lycéens y seront soumis chaque semaine au sein de leur établissement, ce qui inquiète déjà certains professeurs, qui ne se sentent pas compétents pour superviser l'opération.

"C'est normal qu'il y ait des questionnements", a tempéré M. Blanquer. Il voit toutefois dans ces tests, qui pourraient bientôt être étendus aux collégiens, "un progrès considérable".

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Commentaires 4
à écrit le 26/04/2021 à 10:43
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Les syndicats de la fonction publique cherche par tout les moyens avec des excuses qui ne tiennent pas la route comme d'habitude pour prolonger leurs congés forcés et malgré les 3 mois de congés des enseignants publics à maintenir l'éducation nationa...

le 26/04/2021 à 10:54
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J'adore les raccourcis sans nuances comme les vôtres ...

le 26/04/2021 à 11:08
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@ pro de la bêtise Travailler dans de telles conditions est tout simplement aberrant surtout avec des enfants, tu ne sais pas penser, tu ne sais même pas parler, tais toi stp. Je comprends pas les gars, l'oligarchie triomphe, la bêtise gère l...

à écrit le 26/04/2021 à 8:30
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"en estimant que l'institution "n'est pas responsable en soi de l'épidémie"" Bien dit mais les français non plus du coup et pourtant on va leur faire et leur fait payer très chère la gestion catastrophique de cette hystérie sanitaire.

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