Les Français veulent une décentralisation qui profite à tous

 |   |  2480  mots
Emmanuel Macron devra tenir compte des attentes d’une majorité de Français sur l’efficacité de l’État et des différentes collectivités au niveau local.
Emmanuel Macron devra tenir compte des attentes d’une majorité de Français sur l’efficacité de l’État et des différentes collectivités au niveau local. (Crédits : Reuters)
EXCLUSIF. Notre sondage La Tribune-BVA-Public Sénat révèle un pays fracturé en quête de collectivités locales proches et efficaces.

Dans sa lettre adressée le 13 février aux Français pour annoncer la tenue d'un « Grand débat », Emmanuel Macron concluait qu'il voulait « transformer les colères en solutions » et comptait sur leurs propositions pour « bâtir un nouveau contrat pour la Nation, structurer l'action du gouvernement et du Parlement... ». Il posait surtout une série de questions précises sur l'efficacité de l'État et des différentes collectivités au niveau local.

« Y a-t-il trop de niveaux administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près des citoyens ? Comment mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté ? »

En attendant de voir comment le Président va s'inspirer des multiples débats pour apporter des réponses à ses questions, à la mi-avril, La Tribune s'est associée avec l'institut BVA et Public Sénat pour réaliser un sondage sur les attentes des Français à l'égard de l'État et des collectivités locales. Réalisée le 20 mars, cette enquête fourmille de précieux enseignements, après plusieurs semaines de manifestations et de colère des « gilets jaunes ».

Le premier d'entre eux est que si 80 % des Français sont favorables à une modification de l'organisation des collectivités locales, ils ne sont que 36 % à désirer une réforme en profondeur, dont une large part de soutiens de LREM, d'indépendants, de cadres et de retraités. C'est-à-dire, paradoxalement, davantage les Français des villes que ceux des champs. « La réorganisation des collectivités ne constitue probablement pas un levier de sortie de crise des "gilets jaunes" », souligne Erwan Lestrohan, analyste chez BVA. Ainsi, parmi les sondés qui se définissent comme « gilets jaunes » ou soutiennent leur cause, ils sont moins de 4 sur 10 à souhaiter que l'organisation des collectivités locales soit à nouveau changée en profondeur.

Bilan décevant de la décentralisation

Cette défiance d'une majorité de Français à l'égard d'une réforme structurelle de la décentralisation provient du fait que les réformes passées des collectivités locales n'ont pas eu les effets escomptés. Seuls 45 % des Français estiment que la décentralisation a des conséquences positives sur la prise en compte des attentes de la population quand ils étaient 71 % à partager cette opinion en 2002. Un écart de 30 points qui ne plaide pas vraiment pour engager un grand soir ou un Acte III de la décentralisation, même si 44 % demandent une adaptation.

De même, questionnés sur la qualité des services publics, ils ne sont plus que 41 % à être satisfaits contre 75 % en 2002. « Si la décentralisation semble avoir perdu en attractivité entre 2002 et 2019, ceci peut probablement être relié à une certaine réserve des Français sur l'adéquation de l'action menée avec les besoins, les Français les plus fragiles économiquement se montrant les plus critiques », souligne Erwan Lestrohan. Dans le détail, 62 % des cadres considèrent que les conséquences de la décentralisation sont positives, mais ils ne sont que 35 % à partager ce sentiment chez les employés et ouvriers, 38 % chez les habitants des communes rurales et 39 % chez les « gilets jaunes » et leurs sympathisants.

Le rôle pivot du maire souligné

Si les Français ne veulent pas plus de décentralisation, en revanche, ils veulent qu'elle montre plus d'efficacité et de proximité. Dans cette perspective, ils sont 56 % à souhaiter que leur commune ait davantage de pouvoir qu'actuellement, une opinion qui reste majoritaire dans toutes les catégories de la population, soulignant le rôle pivot que peut tenir le maire en tant qu'interlocuteur privilégié des habitants par sa proximité. Cette majorité en faveur de la commune ne se retrouve pas au niveau du département (48 %), de la région (47 %) et de l'intercommunalité (46 %).

Pour autant, les Français ne souhaitent pas une redistribution des compétences, et sont pour le statu quo. Ils considèrent donc que l'État doit s'occuper de la sécurité, de l'environnement, de la protection du patrimoine, de l'enseignement supérieur et de l'aide à l'emploi. La région, elle, doit se focaliser sur le développement économique (49 %) et le tourisme (57 %), le département sur l'action sociale (39 %), les conditions de circulation (41 %), le logement et l'habitat (40 %) ainsi que sur l'organisation des transports publics (43 %). Quant à la commune, outre ses prérogatives habituelles, elle devrait avoir une nouvelle compétence, celle sur la petite enfance, « signe, selon Erwan Lestrohan, que le renforcement du pouvoir que les Français souhaiteraient pour la commune porte probablement moins sur un élargissement de ses compétences que sur une augmentation des moyens dont elle dispose ».

Si les Français veulent une décentralisation plus efficace, une majorité (6 sur 10) est satisfaite de la qualité des services publics. Toutefois, dans le détail, ce chiffre masque de fortes disparités territoriales et sociales. En effet, le taux de satisfaction passe de 47 % chez les habitants de communes rurales à 50 % dans les petites villes, 56 % dans les villes moyennes pour atteindre 67 % dans les grandes agglomérations et 66 % dans l'agglomération parisienne. De même, 70 % des cadres et 67 % des retraités se disent satisfaits des services publics à leur disposition au quotidien contre seulement 46 % des employés et ouvriers. Si 33 % des Français se déclarent à l'inverse insatisfaits sur ce plan, il est important de souligner que la part d'insatisfaits est significativement plus importante que la moyenne chez les « gilets jaunes » et leurs soutiens (40 %).

Absence d'alternative à la voiture

On retrouve cette disparité dans l'offre de transports disponibles pour faciliter les trajets quotidiens. Ainsi, toutes conditions confondues, 46 % des Français interrogés se disent satisfaits mais ils ne sont que 25 % chez les habitants des communes rurales et 67 % dans l'agglomération parisienne. Cet écart illustre l'un des aspects de la fracture territoriale, en matière de transports publics, confortée par le taux de satisfaction qui va décroissant chez les habitants des grandes agglomérations (63 %), ceux des villes moyennes (39 %) et des petites villes (32 %).

Ce manque d'alternative à la voiture individuelle permet de comprendre ce qui a déclenché le mouvement des « gilets jaunes », la hausse de la taxe carbone venant pénaliser ceux qui n'ont d'autre choix que de recourir à la voiture individuelle. Ainsi, chez les « gilets jaunes » et leurs soutiens, le taux d'insatisfaits de l'offre de transports publics atteint 45 %, 4 points de plus que la moyenne nationale.

Si ce problème a déjà été identifié par les pouvoirs publics, et en attendant de connaître ce qu'Emmanuel Macron proposera en la matière, certaines pistes sont suggérées dans le sondage. Ainsi, à peine plus de la moitié (53 %) des Français ont accès au covoiturage, mais ce taux tombe à 45 % chez les habitants des communes rurales. Plus significatif, si 49 % des Français actifs ont accès à un réseau de transports publics entre leur domicile et leur lieu de travail, ce taux chute à 21 % chez les habitants des communes rurales, et à 29 % chez ceux des petites villes, des pourcentages très éloignés de ceux des habitants de l'agglomération parisienne (80 %).

Deux visions opposées entre  grandes métropoles et territoires ruraux

Enfin, en matière d'écologie, le sondage montre également deux visions opposées qui recoupent la différence entre grandes métropoles et territoires ruraux. « Parmi les différentes mesures proposées aux Français pour protéger l'environnement, l'intérêt pour la lutte contre la pollution de l'air, la réduction de l'usage des pesticides et des énergies fossiles voit leur pertinence estimée évoluer selon le rapport à la mobilisation des "gilets jaunes" », constate Erwan Lestrohan. Ainsi, 56 % des opposants au mouvement des « gilets jaunes » (tout comme 56 % des cadres et 51 % des retraités) jugent prioritaire de réduire notre consommation d'énergies fossiles contre 44 % des employés et ouvriers et 48 % des « gilets jaunes » et de leurs soutiens.

De même 32 % des opposants aux « gilets jaunes » jugent prioritaire de renforcer la fiscalité écologique contre seulement 22 % des « gilets jaunes » et de leurs soutiens. Les autres mesures clivant fortement la population selon le rapport au mouvement des « gilets jaunes » portent sur des mesures financières. Ainsi, diminuer le prix des transports publics est prioritaire pour 51 % des soutiens des « gilets jaunes » contre 39 % des opposants au mouvement ; développer les aides énergétiques est prioritaire pour 49 % des soutiens des « gilets jaunes » et 46 % des employés et ouvriers contre 35 % des opposants au mouvement. Quand à taxer les transports aériens, c'est prioritaire pour 49 % des soutiens des « gilets jaunes » et 44 % des employés et ouvriers contre 39 % des opposants au mouvement (et 36 % des cadres).

Redistribution aux citoyens les plus en difficulté

Autrement dit, en matière de protection de l'environnement, la partie la plus aisée et la plus urbaine de la population veut davantage de mesures écologiques contraignantes tandis que les populations les plus fragiles, qui soutiennent en majorité le mouvement des « Gilets jaunes », souhaitent des engagements financiers des pouvoirs publics pour appliquer les mesures écologiques. C'est l'idée d'une taxe carbone dont le produit serait redistribué aux citoyens les plus en difficulté pour les accompagner dans la transition.

Le sondage illustre parfaitement la difficulté que va devoir résoudre Emmanuel Macron : trouver des mesures qui réconcilient les Français des villes et les Français des champs. Très attendues, les réponses ne devraient plus tarder. Dans l'entretien qu'il nous a accordé pour commenter ce sondage, Sébastien Lecornu, ministre auprès de Jacqueline Gourault en charge des Collectivités locales et de l'organisation du Grand débat, apporte quelques pistes [lire pages 8 et 9]. La création d'un nouveau statut d'élu local, le conseiller territorial, à mi-chemin entre les cantons et la région, est très sérieusement étudiée. Et, si la loi NOTRe pourrait être aménagée, ce sera pour renforcer la prise en considération de l'exigence de proximité et d'efficacité dans la relation entre le maire et les niveaux plus élevés que sont l'intercommu­nalité, le département et la région. Quant à l'État, il est attendu dans l'amélioration de la relation avec le citoyen local, par exemple par la création de maisons de services publics dans les sous-préfectures.

___

EXCLUSIF. Télécharger le sondage BVA / La Tribune / Public Sénat : "Au lendemain du grand débat national, quelles sont les attentes des Français à l'égard de l'Etat et des collectivités locales? [20 pages, 2,4Mo] ou consultez-le ci-dessous :

___

"Mobilités en zone rurale : deux France irréconciliables

La crise des « gilets jaunes » a mis en lumière l'écart de mobilité entre deux France, celle des métropoles et celle des ronds-points, encore très dépendantes de la voiture individuelle. Selon notre sondage BVA-Public Sénat, les Français ne semblent pas encore très réceptifs aux mobilités alternatives, y compris quand ils y ont accès.

On s'en souvient, c'est la hausse de la fiscalité sur les carburants qui avait déclenché la révolte des « gilets jaunes ».

Depuis, si leurs revendications ont largement évolué, la question sous-jacente des mobilités en zone rurale n'a jamais été réellement résolue. Notre sondage montre que la question est toujours au coeur des revendications des « gilets jaunes ». D'après l'enquête de BVA-Public Sénat pour La Tribune, 46 % des Français se disent satisfaits de l'offre de transports à leur disposition. C'est 12 points d'écart avec les opposants aux « gilets jaunes ». Paradoxalement, ce chiffre est beaucoup plus faible si l'on s'intéresse aux sondés vivant dans des communes rurales : ils sont 25 % à en être satisfaits, ceux des petites villes sont 32 %, tandis que les habitants de l'agglomération parisienne, se déclarent satisfaits à 67 %. Sur l'ensemble des personnes sondées, 41 % se disent insatisfaites de l'offre de transport, et c'est particulièrement le cas dans les zones rurales (58 %), les petites villes (51 %) et les villes moyennes (47 %). Sans surprise, les habitants des métropoles et de la région parisienne sont les plus satisfaits de l'offre de transports, ce qui ne veut pas dire qu'ils ne souffrent pas de transports publics parfois bondés ou vétustes.

Autrement dit, la fracture territoriale en termes d'accès aux mobilités n'est pas exactement représentée par les « gilets jaunes ». « Les "gilets jaunes" ne sont pas tous concernés par cette difficulté d'accès aux mobilités, mais ils ont une proximité avec des populations qui, elles, sont en difficulté. C'est aussi une mobilisation solidaire », explique Erwan Lestrohan, de l'institut BVA.

La question des mobilités en zone rurale doit faire l'objet de propositions dans la Loi d'orientation des mobilités (LOM), actuellement en discussion au Parlement. Élisabeth Borne, ministre des Transports, avait indiqué la volonté du gouvernement d'en finir avec les « zones blanches de la mobilité » qui « assignent à résidence ». La LOM doit notamment donner la possibilité aux collectivités locales de se doter d'une compétence d'organisation des transports, une aptitude jusqu'ici exercée uniquement au niveau des départements, ou au-dessus. Le gouvernement veut donc décentraliser cette compétence afin de rapprocher des solutions au plus près des besoins des citoyens.

Mais si le besoin est, sur le papier, éloquent, la demande réelle ne semble pas proportionnelle, et loin de là comme le confirme cette étude. Il semblerait effectivement que les Français soient peu sensibles aux mobilités alternatives. Ainsi, ils sont 53 % à reconnaître disposer d'un accès à une offre de covoiturage pour les trajets du quotidien, mais seulement 11 % d'entre eux les utilisent. Idem sur les transports publics, ils sont 28 % à ne pas utiliser cette solution alors qu'ils admettent y avoir pourtant accès. Ce qui montre qu'il existe un arbitrage assumé en faveur de la voiture individuelle d'une bonne partie de la population française.

Mais cela ne répare pas la fracture importante sur l'accès aux transports en commun. Celle-ci est à la fois sociale et territoriale. Ainsi, si 49 % des Français disent avoir accès aux transports en commun, 43 % affirment que ce n'est pas le cas, soit près de la moitié de la population. C'est particulièrement frappant en zone rurale puisque seuls 21 % des habitants des communes rurales et 29 % de ceux des petites villes disent avoir accès à des transports collectifs, contre 80 % des habitants de l'agglomération parisienne.

Plus que jamais, la question des mobilités reflète les fractures socio-économiques de la France, mais aussi ses innombrables paradoxes. Et c'est bien là que sont aussi attendues les réponses du gouvernement : arrêt de la fermeture des petites lignes de train, ouverture de lignes de car ou d'autobus, développement du covoiturage et de l'autopartage, soutien financier des collectivités locales via un « chèque transport » Problème : le business model des nouvelles mobilités marche dans les métropoles, mais reste encore peu accessible ou peu utilisé en zone rurale...

Nabil Bourassi

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/04/2019 à 13:03 :
La décentralisation de la France n'intéresse que cet administration hors sol qu'est l'UE de Bruxelles, cela va de pair avec notre souveraineté!
a écrit le 01/04/2019 à 5:44 :
Macron un foteuille pour deux présidents acerbe ?
a écrit le 31/03/2019 à 9:50 :
Nouveau slogan :
Q importe à qui on prend , pourvu qu on me donne .
a écrit le 30/03/2019 à 23:35 :
les villes à l'heure d'été et la campagne à l'heure des poules .
a écrit le 30/03/2019 à 17:49 :
Restez en bas de l'échelle sociales. Vous aurez tout à y gagner. CMU, allocations familiales, APL, chéque énergie, prime pour achat véhicule non polluant, et surtout l'APA pour être en maison de retraite.
Réponse de le 31/03/2019 à 1:50 :
C est pas vrais ?
Réponse de le 02/04/2019 à 23:24 :
Votre argumentaire est d'une logique implacable dès lors que l'on reste focalisé sur la notion d'échelle sociale. Mais avec la montée des inégalités, ce concept ressemble de plus en plus aux castes indiennes et ne motive plus grand monde. Quelle politique est-elle menée depuis ces dernières décennies ? Une politique qui consiste à scier les barreaux de l'échelle sociale au lieu d'ajouter des marches. Ceux d'en bas ne parviennent plus à monter, la très grande majorité n'a pas choisi la CMU ou les chèques énergie ! Et c'est précisément cette suppression des barreaux qui fait exposer le déficit public, le chien enragé se mord la queue.
a écrit le 30/03/2019 à 11:04 :
Ca n' est pas du Macron qui n' est que la courroie de transmission.
L’effondrement des versements de l’État aux communes et les fusions forcées de communes, qui sont à l’origine de la destruction de la France rurale, ne sortent pas d’un chapeau.
Elles découlent directement des « Grandes orientations des politiques économiques » GOPÉ fixées chaque année pour la France, de façon totalement dictatoriale, par les technocrates non élus et non français de la Commission européenne. Et cela en en vertu de l' application de l’article 121 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.. CQFD-
a écrit le 30/03/2019 à 10:27 :
L’offre de services publics (transports publics, crèches publiques, enseignement public,etc...) n’est pas à la hauteur des enjeux. Dans le monde de l’entreprise, où les salariés doivent être souples en termes contractuels, flexibles en termes de présence, disponibles en permanence, il est normal que les collectivités publiques s’adaptent aux besoins des entreprises et de la population. Malheureusement, c’est loin d’etre le cas.
a écrit le 30/03/2019 à 9:35 :
En gros ; faut pas taxer les ruraux , faut pas taxer les riches , faut pas taxer les petites retraites .
Il faut donner aux banques , il faut donner aux banlieues , il faut donner aux émigrés ,
il faut donner aux rsa , il faut donner aux associations de surveillance , il faut donner aux comités xyz , il faut donner à la recherche ,aux resto du coeur , aux sauveteurs en mer .
Il faut prendre à QUI?
J ai peur ....déja que je n ai pas beaucoup , juste assez pour l argent de poche de mes petits enfants .
a écrit le 30/03/2019 à 9:34 :
En gros ; faut pas taxer les ruraux , faut pas taxer les riches , faut pas taxer les petites retraites .
Il faut donner aux banques , il faut donner aux banlieues , il faut donner aux émigrés ,
il faut donner aux rsa , il faut donner aux associations de surveillance , il faut donner aux comités xyz , il faut donner à la recherche ,aux resto du coeur , aux sauveteurs en mer .
Il faut prendre à QUI?
J ai peur ....déja que je n ai pas beaucoup , juste assez pour l argent de poche de mes petits enfants .
a écrit le 30/03/2019 à 9:34 :
Il y a des choses qui sont bien mieux faites par les collectivités locales que par l'état, par exemple la construction et l'entretien des établissements scolaires Il n'est qu'à se souvenir dans quel état et de quel type de construction étaient les lycées et collèges (ah, les Pailleron) avant que la décentralisation les confie aux régions et départements. Maintenant il faut faire en sorte, en maintenant la qualité, que ça coûte moins cher en réduisant l'administration (le problème de la construction des lycées et collèges n'est pas si différent pour qu'il faille une administration distincte pour chaque) et le nombre d'élus. Il faut là-dessus revenir à la réforme Sarkozy annulée par Hollande du conseiller territorial Les conseillers régionaux élus comme actuellement n'ont aucune proximité car ils sont élus à la proportionnelle (donc choisir plus par les partis que par les électeurs) dans le cadre des grandes régions. Il vaudrait mieux que les conseillers départementaux (élus par 2 au scrutin majoritaire selon un système qui garantisse la parité et leur ancrage territorial comme actuellement) siègent aussi comme conseillers régionaux.
Réponse de le 01/04/2019 à 17:30 :
Il faut défusionner les régions LR et MP et effectivement appliquer la réforme Sarkozy du conseiller territorial. L'occitanie est trop grande, avec des problématiques trop différentes et des métropoles trop éloignées. De trop grande région provoque des sur coûts. La comparaison avec les grandes régions allemandes faites par Hollande et le Ps à l'époque est ridicule, déjà parce que les Land ne sont pas tous grands et parcque l'Allemagne est un état fédéral. Rien de comparable avec la France contemporaine qui a été créée sur d'autres bases...
a écrit le 30/03/2019 à 7:49 :
Arrêtons surtout de suradministrer le pays , rendez nous le pouvoir d’agir réduisez la reglementation la surtaxation des agents économiques
a écrit le 30/03/2019 à 3:34 :
L'histoire de France se repete.
Relisez le rat des villes et le rat des champs.
Tres eclairant sur les actuelles disparites de ces deux ensembles.
a écrit le 29/03/2019 à 22:43 :
Attention : les Français veulent des services. Ce sont les élus qui veulent la décentralisation... Surtout s'ils n'accèdent pas aux responsabilités nationales ou quand ils n'y sont plus...
a écrit le 29/03/2019 à 17:20 :
La décentralisation ? En France ? Ouaf-Ouaf-Ouaf , Avec la culture de komintern ? Et un Napoléon de bureau au pouvoir ?!
a écrit le 29/03/2019 à 16:13 :
ce qui me choque sur cette photo le president a quitté la veste c'est un manque de respect par rapport aux maires
Réponse de le 29/03/2019 à 17:08 :
Vous préférez probablement ceux qui retournent leurs vestes.
a écrit le 29/03/2019 à 11:53 :
décentralisation ? le plus important est la démocratie participative, une forme de cogestion des décisions, aujourd'hui un politique élu ne se manifeste pas en tant que responsable mais en tant que petit chef, qu'il soit maire, député, ministre ou président.
Un mandat doit être révocable par référendum quelque soit la responsabilité du politique.
Beaucoup de personnes souhaitent être entendues, à ce jour on écoute puis on oublie du fait qu'il n'y ait aucun contre pouvoir à une majorité exercée une fois tous les quatre ans. Hier n'est pas aujourd'hui.
Réponse de le 29/03/2019 à 12:13 :
La véritable décentralisation c'est l'instauration du R.I.C. qui nous évitera toute manifestation de rue et le contrôle de nos représentants par les électeurs et non par "les payeurs intermédiaires".
Réponse de le 29/03/2019 à 22:49 :
Pas du tout : les Français votent pour que leurs élus prennent leurs responsabilités et ne les dérangent pas à tout bout de champ. Il faut en finir avec cette idée gauchiste de "démocratie participative" qui n'excite que les envieux du pouvoir. Les Français aspirent surtout à ce qu'on leur fiche la paix, pas à participer à des "AG" et des "mobilisations citoyennes" délirantes de démagogie et de minorités agissantes et abusives. On n'a jamais fait mieux que la démocratie représentative. Il faut être ivre de pouvoir (comme un "petit chef" justement) pour vouloir "révoquer" en permanence ceux que l'on a élus : laissons les prendre leurs responsabilités, et ne votons plus pour eux s'ils n'ont pas fait le job durant leur mandat...
a écrit le 29/03/2019 à 11:41 :
Décentralisation pourquoi pas mais, il ne faudrait pas que les impôts locaux explosent à la hausse. L'état devra transférer les moyens financiers aux communes et régions et pour financer cette décentralisation, réduire la dépense publique et réformer en profondeur notre fiscalité. La pression fiscale est trop lourde et plombe littéralement notre croissance.
a écrit le 29/03/2019 à 11:40 :
Que le gouvernement commence donc par décentraliser le 80 km/h ! Comme ça, on pourra vraiment juger de sa volonté politique d'adapter les choses au niveau local...
a écrit le 29/03/2019 à 11:27 :
Bannissons le télétravail en province, plus d'immeubles de burlingues à Paris pour que l'immobilier grimpe !
a écrit le 29/03/2019 à 11:09 :
Voilà où passe le grand débat!!! On médiatise tant que l'on peut les idées reproduisant les directive de Bruxelles, en nous disant que les français décident!
Réponse de le 29/03/2019 à 11:25 :
Les GOPE de Macron de Bruxelles, et oui car même lui ne décide rien ...
a écrit le 29/03/2019 à 10:57 :
Que l'on arrête avec cette "décentralisation" ce n'est que de l'enfumage, on décentralise les responsabilités et on centralise les moyens!
C'est ce qui se produit au niveau de l'UE de Bruxelles qui se cache derrière ce projet: Elle agit de même, culpabilisant les nations en leur enlevant la souveraineté d'agir; tout cela en restant planqué dans l'ombre!
a écrit le 29/03/2019 à 10:54 :
HIER je me suis senti humilie par ce gamin de président qui a donné sa vision des gilets jaunes pour lui c'est des gauchistes et bien non nous sommes nombreux autour de moi à être gilets jaunes il y a infirmières policiers cadres retraités employés on n'est pas obligé de défiler pour être gilet jaune c'est une philosophie toujours cette façon d’être arrogant
a écrit le 29/03/2019 à 10:26 :
Est il confirmé que toutes les contributions du grand débat scannées à la BNF seront sous le régime d'accès des archives ... c'est à dire consultables par le citoyen - y compris celui qui y a participé - dans 50 ans ? Ou comment rendre secretes des données publiques à la source ,.... ils sont forts ces REM
a écrit le 29/03/2019 à 9:24 :
La décentralisation politique c'est du pipeau. Tant que le pouvoir économique restera concentré à Paris et IDF, rien de changera vraiment en province. Les métropoles de régions auront les miettes de la croissance française. 25% de la richesse française est concentrée sur 2% du territoire.
L'Etat devrait amorcer une vrai politique de déconcentration de la richesse, avec déménagement des sièges sociaux d'entreprises publiques ou parapubliques en province (EDF, la Poste, SNCF...). Idem pour les agences publiques (caisse nationales de sécurité sociale...).
Ces structures attireront tout un tas de prestataires privés qui dynamiseront à leur tour les territoires.
Réponse de le 29/03/2019 à 11:00 :
Vous semblez toujours croire que c'est une décision franco-française, alors que c'est une directive de Bruxelles pour prendre la relève de Paris, une fois le travail fait!
Réponse de le 29/03/2019 à 12:17 :
Tout a fait, mais comment faire quand leurs dirigeants vont freiner des 4 fers ?
Rappelez vous les enarques hurlant a la Deportation quand on leur a annonce que l ecole allait a Strasbourg (du coup elle est reste a 50 % a paris)
Réponse de le 29/03/2019 à 18:49 :
"la Poste"

Cela me rappelle que j'ai demandé avec le RIB un paquet d'enveloppe T à mon centre de la source près d'Orléans et j'ai reçu un paquet avec maintenant l’adresse de Bobigny et les enveloppes doivent être maintenant timbrées.
a écrit le 28/03/2019 à 23:32 :
Maître Macron maître corbeau la France vas mâle et Jupiter donne des cours des philosophies ils a une bonne conseillère Brigitte Macron une équipe en faillite en 2022 Macron est grillé les retraitées ont de la mais moire une partie des retraitées en 2022 ils sont morts dit part E Macron le fin langages des Jupiter
Réponse de le 29/03/2019 à 8:23 :
Etes-vous un troll qui provoque en écrivant un commentaire aussi incompréhensible ? Je ne parle même pas des fautes d'orthographe et de grammaire .....
a écrit le 28/03/2019 à 22:11 :
Les écarts entre "anti gilets jaunes" et "gilets jaunes" cités dans l'article semblent bien minces sur bien des questions (51 vs 46; 23 vs 30...), qu'en est il de l'homogeneité ou de l'écart-type des réponses au sein de chacun de ces catégories? La différence est elle significative? J'entends pas seulement au sens statistique, mais pour la pertinence des questions posées et de l'analyse qui à mon avis cerne mal le mouvement. Je suis moi-même "gilet jaune" et dans les manifestations, je suis étonné de la receptivité des manifestants aux thèmes écologiques. Il me semble (mais je n'ai pas de capteur scientifiques) que les gilets jaunes, à travers leur volonté de changer les institutions (RIC) et de faire entendre leur voix au niveau politique, sont très réceptifs aux grands enjeux actuels et à venir (écologie), sans doute plus que les "non-gilets-jaunes" à situation socio-économique comparable...et ça il semble bien que le sondage, et l'interprétation vraiment amateure qui en est faite, ne l'ait pas un instant envisagé.
Réponse de le 29/03/2019 à 11:46 :
Gilet jaune ou pas, l'air du temps étant ce qu'il est, on est tous plus ou moins incité à penser qu'il faut faire quelque chose en écologie.
Le souci, c'est qu'on pense tous que c'est les autres qui paieront. Les bobos des metropoles aimeraient qu'on taxe lourdement la voiture (qu'ils n'utilisent pas) et les ruraux (qui prennent rarement l'avion) regrettent que le kérosène ne soit pas du tout taxé.
Etc.
a écrit le 28/03/2019 à 19:06 :
C' est ce que dit l' UPR depuis des années mais c' est contraire aux GOPE qui commandent des coupes sombres dans les services de proximité pour satisfaire à l' hérésie du Dogme européiste budgétaire des 3 % et à la seule fin d' enrichir un peu plus les copains néolibéraux.
a écrit le 28/03/2019 à 18:46 :
Et l'embargo alors!!

Vous avez vu sur la photo comment gourault elle mate les fesses a juju?
a écrit le 28/03/2019 à 18:34 :
Macron fait le vrp est la France est bloqué c est du Macron ils est président ?
a écrit le 28/03/2019 à 18:20 :
blabla habituel et voeu pieux. quel cirque avec cette équipe à macron. comme un film de tavernier...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :