Loi Travail: "La situation de la France ne permet pas d'attendre" (Gattaz)

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Pierre Gattaz est "déçu". Deux jours après la présentation par Manuel Valls de la version "corrigée" du projet contesté de réforme du droit du Travail, le patron du Medef estime qu'il n'y a "plus le temps du compromis", dans une interview publiée dans les quotidiens du groupe Ebra (dont L'Est Républicain, en version abonné) mercredi 16 mars.
Le président des patrons indique que le Medef va "continuer à faire de la pédagogie, pour qu'on revienne au texte initial" avant d'assurer que "l'immobilisme" n'est pas sa "stratégie". Et de lancer :
"Tout ce qui peut être amélioré maintenant doit l'être, et la situation de la France ne permet pas d'attendre", estime-t-il.
Le président du Medef n'est pas le seul à regretter la version initiale du projet. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a pris mardi le contre-pied de Manuel Valls en souhaitant le rétablissement par le Parlement des dispositions initiales du projet de réforme du Code du travail sur les apprentis.
Le texte initial prévoyait que les apprentis de moins de 18 ans pourraient travailler jusqu'à 10 heures par jour et 40 par semaine "à titre exceptionnel ou lorsque des raisons objectives le justifient", dans des secteurs déterminés par décret, après information de l'inspecteur et du médecin du travail.
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Dans la version qu'a souhaité maintenir le Premier ministre et en vigueur aujourd'hui, le Code du travail prévoit que de telles dérogations exceptionnelles peuvent être accordées dans la limite de cinq heures par semaine par l'inspecteur du travail, après avis conforme du médecin du travail.
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(avec AFP)
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