INFOGRAPHIES. Emmanuel Macron a présenté de nombreux graphiques sur le plateau de TF1. Le plus souvent, ces derniers valorisaient son action. Mais d’autres présentations auraient conduit à des interprétations différentes.Sur le plateau de TF1 hier soir, le président de la République s'est révélé amateur de statistiques, graphiques et de tableaux, allant jusqu'à demander au maire de Béziers, Robert Ménard de chiffrer le nombre de familles arrivées en France après un regroupement familial afin de se rapprocher d'un proche, mineur isolé.
Au cours de trois heures de débats, le chef de l'exécutif a dégainé une demi-douzaine de graphiques pour étayer ses propos. Le plus souvent, ces derniers valorisent son action. Mais d'autres regards étaient possibles.
Dette publique : une hausse en valeur nette
Un autre regard sur la dette est possible en valeur nette, c'est-à-dire en milliards d'euros.
Dépenses publiques : un mot-valise
Pour 1 000 euros de dépenses publiques, 253 sont utilisés pour les pensions de retraite et 88 pour l'éducation. Cette présentation ne mentionne pas l'origine des recettes et la méthode de répartition de cet argent.
Si les pensions de retraite proviennent des cotisations des Français, l'éducation — à 90 % le salaire des professeurs — est financée par les recettes de l'État et dépend donc du budget de l'État issu des impôts, des taxes, des dividendes des actions de l'État ou encore des amendes. Ainsi, les dépenses de santé dépendent-elles en grande partie des cotisations sociales tirées du travail des Français, et fait donc partie du budget de la Sécurité sociale et non de celui de l'État.