Emmanuel Macron sur TF1 : ces sujets qui crispent les Français
Jean-Victor Semeraro
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Un an après la dissolution ratée, le président Macron tentera de convaincre les Français sur TF1.
ric Tschaen/Pool/ABACAPRESS.COM
Le président de la République participe ce mardi 13 mai à une émission télé en prime time sur TF1. Il tentera d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des Français.
Depuis la dissolution ratée du 9 juin 2024, sa parole est devenue rare. Emmanuel Macron sera, ce mardi 13 mai, en prime time à 20 h 10 sur TF1. Dans « Les défis de la France », le chef de l'État répondra aux questions des Français.
Face à lui, 4 personnalités de la société civile seront aussi de la partie : la journaliste Salomé Saqué, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, l'économiste libérale Agnès Verdier-Molinié et le maire de Béziers Robert Ménard. Participeront également l'ancien journaliste Charles Biétry atteint de la maladie de Charcot, la directrice générale d'Oxfam France Cécile Duflot, et le Youtubeur star TiboInshape.
« Il y aura aussi des échappées, du freestyle et des surprises », promet le journaliste Gilles Bouleau, animateur de cette émission spéciale. L'occasion, peut-être, d'en savoir plus sur le référendum que mijote le chef de l'Etat depuis plusieurs mois. Une carte politique qu'il compte abattre dès cet automne pour se relancer à deux ans de la fin de son mandat.
Ce mardi soir, il devrait être surtout question des thèmes qui crispent les Français, les fâchent ou les inquiètent. Impôts, retraites, pouvoir d'achat... La Tribune dresse la liste des questions brûlantes du moment.
Les impôts vont-ils augmenter ?
Le gouvernement de François Bayrou a prévenu que pour maintenir le déficit public à 4,6 % du PIB en 2026, il faudra réaliser 40 milliards d'euros d'effort budgétaire dans le projet de loi de finances cet automne. « Ça va être essentiellement des économies », a juré le ministre de l'Économie Éric Lombard. Pour tenter d'y parvenir, sa collègue au Budget, Amélie de Montchalin, prévoit de fusionner un tiers des agences de l'État dont le coût s'élève à 80 milliards d'euros par an. Mais ce sera loin d'être suffisant : des mesures impopulaires devront être prises.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Dans ce contexte, une question est sur toutes les lèvres : la réduction des déficits passera-t-elle par des hausses d'impôts ? Et ce, alors que la Cour des comptes a rappelé dans un rapport dévoilé en février « qu'en 2023, la France se caractérisait par le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé de la zone euro à 43,9 points de PIB (...) contre 39,6 points en moyenne dans l'ensemble de la zone euro ».