Impôt sur le patrimoine et l'héritage : Macron ravive les débats sur l'exil fiscal
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Le président de la République Emmanuel Macron.
Reuters
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Le président de la République Emmanuel Macron.
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La France va-t-elle finir par taxer les patrimoines des plus riches ? Interrogé sur l'antenne de TF1 au sujet des impôts mardi soir, le chef de l'État, Emmanuel Macron, a balayé d'un revers de main une taxe sur les plus grandes fortunes à l'échelle nationale. Une hausse de la taxation des plus grandes fortunes « a un sens si elle est mondiale », a affirmé mardi Emmanuel Macron, jugeant illusoire de penser que « les gens vont gentiment rester pour être taxés » si elle n'était appliquée que sur le territoire français. Une position déjà défendue par la France au sommet du G20 au Brésil l'année dernière.
Mandatés par le groupe des 20 pays les plus riches de la planète, les économistes Gabriel Zucman et Esther Duflo avaient esquissé les contours d'une taxe minimum mondiale sur les plus gros patrimoines à l'instar de l'impôt minimum mondial porté à l'OCDE et adopté par près de 140 pays en 2021. « La taxe Zucman, elle a un sens si elle est mondiale », a martelé Emmanuel Macron. En pleine préparation sur le budget 2026, le gouvernement planche actuellement sur un dispositif visant à limiter les abus sur l'optimisation des plus grands patrimoines grâce à des holdings.
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Brandie par les contempteurs de l'impôt sur la fortune, la menace d'exil fiscal a ravivé les débats. Sur l'antenne, le président de la République a questionné sèchement à la secrétaire nationale de la CGT Sophie Binet. « Est-ce que vous pensez que si la France toute seule met une taxe sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros, les gens vont gentiment rester pour être taxés ? » a interrogé le chef de l'État. À la réponse « oui » de son interlocutrice, le président a répondu: « Présentez-les-moi, sincèrement présentez-les-moi ».