• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieFrance

Michel Rocard, le politique qui osait critiquer les médias

Photo de Mathias Thépot

Mathias Thépot

Publié le 05 juillet 2016 à 14:06 - Mis à jour le 06 juillet 2016 à 12:14

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Décédé le 2 juillet, l'ancien premier ministre Michel Rocard s'était constamment élevé contre le refus de la complexité, érigé en règle numéro un par le système médiatique dominant. Sa fine analyse de l'évolution du traitement médiatique depuis l'avènement de l'image reste, encore aujourd'hui, éclairante.

Rares sont les personnages politiques qui osent critiquer publiquement le fonctionnement des grands médias, dont ils sont souvent très dépendants, qui plus est lors de leur passage sur les plateaux d'émissions à forte audience. L'ancien Premier ministre (1988-1991) Michel Rocard fut pourtant l'un d'eux, jamais avare de remontrances vis-à-vis des dérives du système médiatique, à son sens « médiocrisantes ».

Décédé le 2 juillet 2016, Michel Rocard a, il faut dire, beaucoup pensé l'influence moderne des médias sur le politique et la démocratie, qu'il jugeait donc néfaste. Et si son analyse éclairante dans ce domaine était teintée de pessimisme, elle reste une excellente grille de lecture pour comprendre l'évolution de la perception de notre démocratie.

Des dérives multiples

Depuis la fin des trente glorieuses et la libéralisation progressive de l'économie, Michel Rocard a en effet vécu, alors qu'il occupait de hautes fonctions politiques, la montée en puissance du divertissement dans les médias au détriment de l'information, l'émergence du sensationnalisme, la progression du refus de la complexité, et la prépondérance de plus en plus prégnante du diktat du court terme. Ces dérives sont à la base, selon lui, de la perte de légitimité des dirigeants politiques, qui certes ne « pensent plus » dans l'absolu, mais en seraient de toute façon interdits s'ils le voulaient. Une conséquence dramatique pour la démocratie.

« En réalité, les politiques font figure de vaincus interdits de penser à long terme. Il n'y a qu'à voir la gestion par la presse des campagnes électorales. Elle interdit toute émission de perspectives au-delà de la prochaine campagne », expliquait-il dans un petit livre-entretien co-écrit avec l'auteur de cet article*. Cette doxa médiatique ne put, du reste, que desservir Michel Rocard durant sa carrière, car il était un intellectuel de haut niveau féru de longs discours argumentés. On se souvient notamment de son passage à l'émission Tout le monde en parle en 2001, qui avait à l'époque fait grand bruit.

Temps de cerveau disponible

De ces dérives multiples, et du haut de sa double casquette de dirigeant politique et de libre penseur - un profil en voie d'extinction - Michel Rocard avait toutefois déterminé les causes : « l'électricité, à cause de la vitesse - on parle sans avoir réfléchi - ; l'image car elle fait travailler des neurones qui ne sont pas ceux de la sérénité, de la connaissance - elle dissuade même d'avoir recours à la pensée ; et enfin le profit, l'argent publicitaire, qui donne le droit aux annonceurs de demander de dégager du temps de cerveau disponible ».

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

L'ancien premier ministre aimait ainsi rappeler l'anecdote - toujours instructive - concernant l'ancien patron de TF1 Patrick Le Lay, qui a déclaré que le rôle principal de sa chaîne était de rendre le temps de cerveau des ménages disponible pour qu'ils intègrent le message des annonceurs comme Coca-Cola. Soit autrement dit, de limiter la complexité de ses programmes pour ne pas fatiguer les organismes des téléspectateurs, et ainsi optimiser leur attention lors des messages publicitaires.

Un traitement meurtrier

Irrémédiablement, la stratégie des grands médias a donc consisté à fuir ou à traiter très brièvement l'information - qui coûte cher et ne rapporte pas d'argent à court terme - au profit du divertissement. Et de cette tendance au refus de la complexité, la première victime fut le politique, assurait Michel Rocard. « Des longs discours politiques, une seule phrase est le plus souvent choisie, toujours la plus conflictuelle contre autrui, et jamais celle qui porte la substance. C'est la règle du jeu médiatique », déplorait-il. Et d'ajouter que « ce traitement de la fonction politique à quelque chose de meurtrier. »

À lire également

  • "La décroissance nous conduirait tout droit à la guerre civile" Michel Rocard
  • La magistrale leçon d'économie du professeur Michel Rocard sur la situation de la France
  • Michel Rocard est décédé
  • Unanime, la classe politique salue la mémoire de Michel Rocard

Pourtant il reste bien quelques discours avec une vision de long terme, de rares personnages politiques qui ne cèdent pas aux dérives du système actuel, « mais ce qui est sûr, c'est qu'ils ne passent pas dans les médias, car ces derniers ne s'y intéressent pas. Ce n'est pas distrayant, donc cela disparaît », insistait Michel Rocard. « Dans ce contexte, je ne vois malheureusement pas de porte de sortie possible », concluait-il froidement. Un cri d'alarme toujours d'actualité qui pousse à la prise de conscience, que ce soit du côté des dirigeants politiques, ou du côté des médias, dans lesquels les journalistes ont un réel rôle à jouer pour faire évoluer l'offre médiatique de l'intérieur.

*Lettre aux générations futures, en espérant qu'elles nous pardonneront, aux Editions Bayard.

_______

Interview de Michel Rocard pour le film #HUMAN de Yann Arthus-Bertrand.

Mathias Thépot

Sur le même sujet

  • 1

    Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles

  • 2

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 3

    « C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance

  • 4

    Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?