"La décroissance nous conduirait tout droit à la guerre civile" Michel Rocard

Pour l'ancien Premier ministre, il est possible de relancer la croissance, afin de redonner du pouvoir d'achat et de réduire les inégalités, tout en luttant contre le réchauffement climatique. Mais la spéculation financière pourrait mettre à bas cette politique de croissance durable. C'est, selon lui, « le plus grand danger ».

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Aussi longtemps qu'on n'aura pas touché à la spéculation, la victoire sur la monétarisme sera insuffisante Michel Rocard
"Aussi longtemps qu'on n'aura pas touché à la spéculation, la victoire sur la monétarisme sera insuffisante" Michel Rocard (Crédits : DR)

LA TRIBUNE - Dans le livre que vous venez de publier, vous décrivez un monde occidental qui, à force d'inégalités croissantes, de spéculation financière et de destruction de la planète, court à sa perte. Mais quelles sont vos préconisations pour éviter ce « suicide » ?

MICHEL ROCARD - Avant de vous livrer mes préconisations, il faut d'abord comprendre ce qui se passe. Nous faisons face à une accumulation de menaces qui se conjuguent et s'aggravent mutuellement. Je veux d'abord parler de l'arrêt de la croissance, de la précarité, du chômage, des incivilités, tout un processus commencé il y a trente ans. Les gouvernements insistent sur le rebond de l'activité, mais avec 1% de croissance, on ne résout rien. Il faudrait près de 3%.

Ensuite, il y a la spéculation financière et les crises qu'elle provoque, qui contribuent bien sûr au marasme économique. Enfin, n'oublions pas, bien sûr, la question écologique. La traiter exige de disposer de sommes importantes pour investir dans la transition énergétique. Or, en raison des problèmes économiques que je viens de mentionner, cet argent n'est plus disponible.

Beaucoup d'écologistes voient dans la baisse de l'activité économique, la « décroissance », une solution aux problèmes de la planète. Est-ce une piste à suivre ?

Nous sommes dans une situation d'aggravation extrême des inégalités. La pauvreté baisse dans le monde, en raison de l'émergence de nombreux pays, mais elle augmente chez nous un peu en moyenne, et surtout s'exacerbe beaucoup pour certains. Mon intuition, c'est que la décroissance commencerait par intensifier ces inégalités, et nous conduirait tout droit à quelque chose ressemblant à une guerre civile. Je ne comprends pas comment certaines personnes intelligentes, ayant une sensibilité écologique, n'ont pas intégré cela. La décroissance, ou bien on la subit, et c'est une catastrophe, ou on la provoque, et c'est pire. C'est donc exclu. Pour des raisons d'ordre public.

Il faut donc concilier croissance et préservation de la planète. N'est-ce pas l'optique du gouvernement ?

L'action du gouvernement est loin d'être à la hauteur des problèmes. Il manque d'une vision globale, d'un plan d'attaque de tous les sujets à la fois. La politique économique, aujourd'hui en France, revient à tenter de traiter des sous-subtilités, à essayer de réduire quelques rentes, et à gérer le moins mal possible la répartition de ressources qui deviennent rares. Je ne vois pas là de vraies solutions.

Que faut-il faire ?

D'abord, développer la réflexion sur l'origine de cette crise. Faire travailler ensemble les détenteurs du savoir économique, financier, écologique... Les « experts » travaillent beaucoup trop étroitement dans leur discipline, l'interdisciplinaire n'est toujours pas reconnu. Pourtant, il est plus que jamais nécessaire !

Fondamentalement, nous avons un problème de doctrine économique. Pendant trente ans, pendant les Trente Glorieuses, nous avons vécu sous la domination des doctrines économiques interventionnistes. Mais sous l'influence de deux prix Nobel des années 1970, Hayek (nobélisé en 1974) et Friedman (1976), l'idée d'un retour au laisser-faire, d'une déréglementation, s'est imposée, au cours des années 1980. D'abord dans le monde anglo-saxon, puis en Europe.

Cette doctrine monétariste donne la priorité à la dérégulation, elle affirme que le profit fait la croissance... Les gouvernements l'ont effectivement mise en pratique. Des secteurs entiers ont été dérégulés [finance], des politiques en faveur du profit ont été mises en oeuvre, au détriment des salaires. Il en est résulté une baisse de la part des salaires dans le PIB, passée de 67 ou 68% du PIB à 57%. Ne nous étonnons pas, dans ces conditions, que la consommation soit en berne. Aujourd'hui, non seulement les gouvernements mais aussi la presse, l'électorat, sont sous la domination de cette doctrine.

N'est-elle pas avant tout défendue aujourd'hui par l'Allemagne, la Commission européenne ?

Absolument. L'Allemagne, l'Autriche, les Pays Bas et, curieusement, aussi, la Finlande, défendent ardemment le monétarisme. La Commission reflète cette tendance. Mais les premiers défenseurs de cette doctrine sont les financiers, les banquiers, qui, partout, que ce soit en France ou ailleurs, contribuent à l'instiller dans l'esprit des gouvernants.

Pourtant, même la Commission européenne admet aujourd'hui les effets négatifs sur la croissance des politiques de restriction budgétaire...

Oui, mais cette leçon tarde à être comprise. Cela étant, si la prise de conscience de l'échec des politiques de retrait de l'État prendra du temps, elle finira par avoir lieu. Cela prendra cinq à six ans encore, mais les gouvernements, la Commission européenne, reviendront du monétarisme.

Déjà, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, est intellectuellement converti aux thèses d'un Stiglitz ou d'un Krugman, j'en suis convaincu. Il s'agit d'une pensée d'une grande rigueur, mais parfaitement keynésienne, qui dit ceci : quand un gouvernement se trouve face à un déficit public, l'essentiel est de produire de la croissance pour le résorber, ou vivre avec ce déficit aussi longtemps qu'on n'a pas atteint cette croissance. Mais il ne faut surtout pas tirer argument du déficit pour aggraver le retrait de l'État de la macroéconomie. Tout cela, Mario Draghi le pense, mais il ne peut pas le dire.

Cette politique de re-réglementation de la finance, de retour de l'État, peut-elle être conçue autrement que dans un cadre international ?

Déjà, dans un cadre européen, ce serait un grand progrès. 80 % de nos échanges sont intra-européens.

Mais il faudrait que naisse enfin un gouvernement économique européen ?

Bien sûr. C'est une condition nécessaire, une fois sortis du blocus de la pensée monétariste. Il faudra une demi-douzaine d'années pour le bâtir, et il y a une précondition : c'est que les Anglais s'en aillent, car ce sont les plus hostiles à l'idée d'un gouvernement économique en Europe.

La seule présence des Anglais est un obstacle à tout le schéma que je développe ici, tant sur le plan de l'évolution de la pensée, que de l'institution et des procédures. Une fois nos voisins britanniques sortis de l'Europe, les pays européens devront se mettre au travail. Il y aura alors dans l'art de traiter l'économie une course de vitesse fatale entre la banque centrale qui aura plus de liberté, et la somme des gouvernements, qui ne seront pas encore institutionnellement obligés de produire de la décision commune, mais pouvant la négocier.

Avec le départ du plus grand porteur de l'économie monétariste en Europe, les gouvernements se mettront beaucoup plus facilement d'accord. Le problème du gouvernement économique européen sera alors beaucoup moins aigu. Une fois ce problème de doctrine résolu, ce gouvernement mis en place, il faudra accepter une remontée lente de la masse salariale dans le PIB, ce qui implique un ralentissement, au besoin avec la pression de la loi, de l'augmentation relative des hauts revenus. C'est cette augmentation des revenus élevés, pas seulement des plus hauts, je pense à ceux de toute la bourgeoisie supérieure, qui bloque du pouvoir d'achat. Beaucoup d'économistes le montrent, Piketty mais aussi et surtout Stiglitz et Krugman.

Et la question écologique ?

C'est la deuxième orientation, qui allie économie et écologie, celle de l'investissement. Les investissements sont évidemment nécessaires à la croissance. Le champ de l'écologie s'impose tout d'abord. Faire passer des millions d'automobiles, dans le parc européen, de l'essence à l'hybride ou l'électrique, n'est pas improbable. C'est un marché qui s'ouvre, mais il faut injecter des dizaines de milliards d'euros.

Il ne faut évidemment pas négliger le bâtiment : doubler tous nos vitrages est nécessaire... Combien d'emplois cela représentera-t-il, pour combien d'années ? Étanchéifier toutes nos charpentes, cela représente aussi beaucoup d'argent. Et donc beaucoup de consommation. L'inconvénient de la politique d'investissement est de donner des résultats lentement. Mais cela soulagerait assez vite le moral des électeurs. Et donc les affrontements sociaux.

Quid de la spéculation financière que vous évoquez comme une menace ?

C'est une question fondamentale. Avant de commencer à mettre cette politique d'expansion en oeuvre, il faut traiter le sujet de la spéculation. En 2009, le G20 a pris une seule décision, mais fondamentale, celle de la garantie des bilans des banques par les États, afin d'empêcher la crise financière d'atteindre pleinement l'économie réelle. En fait, on a demandé aux contribuables de sauver le système financier, et on s'en est sorti à peu près, la récession n'a pas dégénéré en profonde dépression.

Mais rien n'a été entrepris depuis. Une masse de liquidités mondiale disponible pour la spéculation a grossi depuis 2006, sans aucune nouvelle réglementation. Dans la logique monétariste, ce sont les banques privées qui émettent la monnaie : le chiffre total de la liquidité mondiale, c'est 800 trillions de dollars, soit trois fois, trois fois et demie le PIB mondial. 2% de ces sommes servent à financer des échanges, 98% sont purement spéculatifs. Malgré l'heureuse décision de 2009, tout peut recommencer, un krach peut entraîner de nombreuses faillites bancaires. Or, le coup de demander aux contribuables de réparer la casse, on ne peut pas le faire deux fois. Il n'existe donc pas de garde-fou contre une nouvelle explosion financière, à mon avis probable, qui pourrait du coup, avoir un effet aussi dévastateur que la crise des années 1930.

En 1930, les gouvernements ont été pris d'une telle panique qu'ils ont aggravé la crise, jusqu'à l'arrivée de Roosevelt. Il a mis en oeuvre la politique de relance que l'on connaît. Mais surtout, il a commencé par briser la spéculation avec le Glass-Steagall Act, qui interdit à tout établissement financier de mélanger les métiers. Toute banque qui gère des dépôts a l'obligation absolue d'assurer la sécurité de ceux-ci, donc l'interdiction de prendre le moindre risque. N'importe quel investissement est déjà un risque : il est interdit. Et un établissement se spécialisant dans le risque - il en faut - doit le faire avec ses fonds propres, ou avec des capitaux dédiés explicitement à cette pratique.

Cette loi nous a sortis de la crise. En 1945, le reste du monde développé a copié ce modèle. Cela explique largement les « Trente Glorieuses », et l'absence de crise financière pendant quelque cinquante ans... jusque dans les années 1980. C'est la dérégulation financière qui a mis fin à cette période propice à une croissance sans crise. L'Europe a alors commencé, et nous sommes revenus, progressivement, à la polyvalence des banques qui prévalait jusque dans les années 1930.

Mon gouvernement (1988-1991) a été compromis dans cette affaire, parce que je n'avais sans doute pas tout compris : c'est en 1988 qu'a été parachevée la libération totale des mouvements de capitaux.

Sous l'impulsion du ministre des Finances Pierre Bérégovoy ?

Si j'avais eu l'information dont je dispose aujourd'hui, j'aurais demandé aussi une police contre la spéculation sur les marchés. Pierre Bérégovoy récusait cette stratégie, ne voulant pas froisser une Allemagne encore hésitante sur la création de l'euro. Il m'a trahi, négociant cela avec François Mitterrand. C'est ainsi que le Premier ministre que j'étais a découvert dans la presse la libération totale des mouvements de capitaux. Nous avons alors plié devant une doctrine idiote, illustrée par l'Allemagne. La crise financière de 2006-2008 impose à l'évidence de revenir à la loi Glass-Steagall Act, les macro-économistes compétents le comprennent. Le problème, c'est que dans tous les pays, à commencer par les États-Unis mais aussi en Europe, le pouvoir bancaire a pris la main sur des gouvernements qui n'ont pas de pensée. Des gouvernements qui adoptent donc la doctrine économique des banquiers, le tout dans l'acceptation de l'opinion et l'approbation enthousiaste de la presse financière, ce qui bloque ce retour à la séparation des banques.

On l'a vu en France avec cette loi bancaire vidée de toute substance...

Absolument. Malgré la phrase de François Hollande, « la finance est mon ennemie »... Il avait bien en tête l'idée de limiter la spéculation, mais une idée insuffisamment précise pour que cette phrase-slogan puisse lui servir d'appui dans l'action. Si bien que son injonction a été rognée, à l'intérieur du gouvernement, et même par des députés socialistes suffisamment incompétents pour en rester au monétarisme.

Car c'était l'air du temps... Or, supposons le combat gagné contre le monétarisme, dans le domaine de la macro-économie... Il pourrait en résulter, en France et en Europe, une vision et une politique pour les quinze-vingt ans à venir, qu'on pourrait appeler un plan, une action de l'État programmée sur une longue période, qui nous amènerait à une réconciliation du combat économique et écologique, à travers une croissance intelligente, financée et éclairée par la protection de la nature. Le danger, c'est que cette politique cohérente soit menacée par des crises spéculatives. Aussi longtemps qu'on n'aura pas touché à la spéculation, la victoire que je viens d'évoquer sur le monétarisme sera insuffisante. Donc, la priorité des priorités devient l'affaire financière. C'est le danger spéculatif immédiat qui est le plus grand, qui pourrait provoquer une tornade récessive terrifiante, façon 1930.

11 mn

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Commentaires 72
à écrit le 28/08/2015 à 14:31
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Article est très intéressant, sauf quand il aborde la question de la décroissance. Car, pour le coup, Michel Rocard - pour qui j'ai par ailleurs un certain respect - commet une vraie faute d'intelligence en dissertant sur un sujet à propos duquel il ...

à écrit le 28/08/2015 à 12:48
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Je trouve cet article très intéressant, sauf quand il aborde la question de la croissance. Car, pour le coup, Michel Rocard - pour qui j'ai par ailleurs un certain respect - commet une vraie faute d'intelligence en dissertant sur un sujet à propos du...

à écrit le 28/08/2015 à 11:07
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Bienvenu dans les temps moderne M. Rocard ! Premiere nouvelle : La terre est ronde !! si si. Du reste... La croissance sinon la guerre civile ??? M. Rocard, est il necessaire de vous rapeller que nous existons au sein d'un d'environement. fini, (le...

à écrit le 27/08/2015 à 11:30
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Il faut fabriquer en France, mieux et moins, et mieux rétribuer le travail, seule source de richesse.

à écrit le 11/06/2015 à 14:11
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je trouve son analyse très pertinente et fort juste .... par contre, pour la guerre civile ; rien n'est plus sur : n'importe quoi peut la déclencher ; pas seulement les finances et l'écologie .. mais certainement les inégalités !!!!

à écrit le 08/06/2015 à 15:15
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C'est plutôt le fait de refuser de prendre conscience des limites naturelles (au sens premier du terme), qui nous mènera à la guerre civile. Et au lieu d'essayer de faire perdurer un système économique et un mode de développement qui sont arrivés en ...

à écrit le 08/06/2015 à 15:08
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Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.

le 29/08/2015 à 3:49
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Tu ne peut pas prouver que l'on soit dans un monde fini.

à écrit le 08/06/2015 à 13:30
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"La décroissance nous conduirait tout droit à la guerre civile" Michel Rocard Je répondrais à Michel Rocard: "la croissance aussi". La sagesse s'impose par moment Mr Rocard. Que M.R.donne un seul exemple d'une forme quelconque de vie, de système, ou...

à écrit le 08/06/2015 à 7:50
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Ca ne serait pas plutôt les millions d'individus que les gouvernements successifs ont fait allègrement rentrer en France depuis 35 ans qui nous conduiront à la guerre civile ? Millions d'individus qui ne partagent absolument pas nos valeurs ni notr...

à écrit le 06/06/2015 à 9:57
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Une autre croissance, qui ne serait pas de la décroissance. Je ne reviendrais pas sur les préconisations faites par M. ROCARD. Il n'y a d'ailleurs à mes yeux pas à y revenir. Notamment sur le fond du sujet, tant cet article est explicite ; de mettre...

à écrit le 04/06/2015 à 10:36
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C'est peut-être vrai, mais fallait pas courir pour la croissance qui allait de toutes façons nous mener tôt ou tard droit dans le mur. Il fallait écouter les 'Sages'. Je rappelle un ouvrage révélateur et révolutionnaire de Dr E.J.Mishan "The Costs of...

à écrit le 03/06/2015 à 23:46
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Il existe un autre canal d'influence négative du monétarisme que celui d'un capitalisme maximaliste : celui des changes flottants qui a conduit à la volatilité des grandes variables macroéconomiques, en particulier celle des taux de change qui entraî...

à écrit le 03/06/2015 à 11:46
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A la retraite les vieillots dépassés ! La politique a plus que jamais besoin de jeunesse quand on voit les stupidités que Rocard débite à la pelle. Piketty, qui n'est pas de gauche radicale mais plutôt un keynésien dit hier dans Reporterre : "Il faut...

le 03/06/2015 à 12:54
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0.8 choux+0.8 carottes = 1.6 Gros flan aux choux-carottes

le 28/08/2015 à 11:04
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Bienvenu dans les temps moderne M. Rocard ! Premiere nouvelle : La terre est ronde !! si si. Du reste... La croissance sinon la guerre civile ??? M. Rocard, est il necessaire de vous rapeller que nous existons au sein d'un d'environement. fini, (le ...

à écrit le 03/06/2015 à 11:20
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Ça fait plaisir de voir qu'on puisse se remettre en cause sur la dérégulation : j'y vois un signe d'intelligence et d’honnêteté intellectuelle. Mais sur la décroissance ... quel utopiste, ce Rocard, de croire que la croissance va revenir ! Et d'ab...

à écrit le 03/06/2015 à 11:07
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Pourquoi ne pas mettre en place du crowdfunding à grande échelle pour racheter les banques une à une afin de réaliser la séparation des banques de dépôts et d'affaires promise par F.H., ce qui permettrait de réaliser de fait un "Glass-Steagall Act" e...

à écrit le 03/06/2015 à 10:45
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Rocard est vraiment un homme du passé : il raisonne sans comprendre la globalité du problème écologique. Sa solution pour résoudre la question écologique : des voitures électriques et des bâtiments isolés. Et l'électricité pour mouvoir ces voitures ?...

à écrit le 02/06/2015 à 16:06
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La décroissance ça fait 30 ans qu'elle a déjà commencé, et même si ils l'ont caché à coups de milliers de milliards de dettes, ça commence à se voir là... Combien de Français ne partent presque plus jamais en vacances, ont de plus en plus de mal à s'...

le 03/06/2015 à 0:07
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le drame, c'est encore pire que ça ! mais la vérité inévitable pour bientôt .

à écrit le 02/06/2015 à 14:05
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D'accord avec Rocard. Revenir au Glass Steagall Act. Retirer aux banques privées le droit de créer la monnaie, ainsi que le privilège de financer les Etats. Sortir les Anglais de l'Europe. Déconsidérer les thèses de Hayek et Friedman au profit de cel...

à écrit le 02/06/2015 à 12:39
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Tout cela est tellement flagrant que je ne comprends pas que l'on puisse encore penser ou soutenir le contraire. La seule faiblesse de ce constat éclairé: l'absence de l'intégration de cette politique au problème le plus sérieux, la surpopulation pou...

à écrit le 02/06/2015 à 12:17
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la seule solution possible pour aller vite et remettre du pouvoir d'achat pour relancer l'économie , c'est d'imposer de suite les 39 heures payées 39 et de revenir au niveau d 'imposition de 2012 d'ici la fin de l'année . Mais avec une classe polit...

à écrit le 02/06/2015 à 11:15
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Ce Rocard est impayable: voir dans la politique publique la solution salvatrice montre que ces socialistes ne veulent décidément rien comprendre. Les élus et fonctionnaires français ont montré durant les 40 dernières années qu'ils ne comprennent pas ...

à écrit le 02/06/2015 à 6:56
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"....une croissance intelligente financée et eclairee par la protection de la nature..." La protection de la nature peut recouvir bien des choses différentes (imposition d'ampoules au mercure a la place des ampoules a incandescence , perte de libe...

à écrit le 01/06/2015 à 22:36
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Rocard à raison sur un point ,la decroissance .Avant ceci n'était qu'un concept abstrait trés à la mode dans certains milieux bobos écolos .Seulement voila ,la decroissance on l'a vécu en vrais en 2008/2009 et on a vu les degats colossaux produit par...

à écrit le 01/06/2015 à 22:19
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La crise financiere de 2008 !Mais c'est uniquement les subprimes et en aucun cas la speculation !Qui a décidé de faciliter l’accession à la propriété des travailleurs aux faibles ressources aux USA si ce n'est le gouvernement americain lui meme avec ...

le 02/06/2015 à 9:18
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à Saz : petite précision : c'est l'administration républicaine (et non pas démocrate) de Georges W Bush qui a promu, très généreusement, une "ownership society" dans laquelle tout le monde serait propriétaire. Et, aussi : c'est la finance américain...

à écrit le 01/06/2015 à 22:05
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ces fonctionnaires de la politique qui viennent du public là ils retournent en cas de mésaventure, font comme les cadres administratifs, ils n'ont jamais rien géré, ni managé, ni piloté par les objectifs et la perfoamnec, ils se contentent de dépense...

à écrit le 01/06/2015 à 21:36
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il voit plein de sources de progrès mineures, mais étrangement il ne voit pas l'éléphant dans le couloir !!!! nos 200 milliards de dépenses publiques, plutôt de gaspillages publics, cf rapports de la cour des comptes...et donc il ne voit pas non plus...

le 02/06/2015 à 6:54
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Ok a 200% Mais le manque de courage est une autre particularité française ...

le 02/06/2015 à 14:33
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En effet, la vraie question est ; où va l’argent, si ce n'est dans les dépenses publiques ? Croissance ou pas, cela ne change pas grand chose s'il n'y a pas de reformes. 1 point de PIB c’est environ 20 milliards Rien que les intérêts de la dette...

le 07/06/2015 à 18:47
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Vous semblez "oublier" que la droite à gouverner 10 ans avant ! Que Sarko avait son slogan du travaillez plus pour gagner plus ! Quand aux fanfaronnades des chiffres stupéfiants et fantastiques des autres pays...L'Espagne, ça repart, c'est la fête! O...

à écrit le 01/06/2015 à 19:34
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Michel Président ! Un des rares à comprendre la situation, un des rares à être à la hauteur. Ah il aurait 30 ans de moins ...

le 02/06/2015 à 6:53
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Rocard contre la décroissance? Très curieux alors que son fidèle disciple, M.Laroutouru, fait reposer tout son travail théorique et pratique ( le parti Nouvelle Donne) sur le concept de décroissance..

à écrit le 01/06/2015 à 18:58
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Michel Rocard a toujours ètè l'aile gauche du PS. N'authoriser que des banques sous forme de compagnies financieres n'est pas une idee nouvelle, mais la nationalisation de tout le secteur financier, et une nouvelle ligne de conduite dictee par un gou...

à écrit le 01/06/2015 à 17:11
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Enfin un socialiste qui dit la vérité...merci à mr Rocard

à écrit le 01/06/2015 à 15:39
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Cela fait plaisir d'entendre Mr Rocard...Que l'on entend que trop rarement..Il est l'un des rares hommes publiques français à dire des choses simples et qu'il semble comprendre et maîtriser lui même..! Pour parler de nos hommes politiques français ...

à écrit le 01/06/2015 à 14:59
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Cet un immense plaisir que de lire cet article. Voilà dit les problèmes, mais aussi en partie les solutions. (Veuillez m'excuser M. ROCARD) de l'expression utilisée pour résumer votre analyse. "C'est dans les vieux pots que l'on fait la meilleure sou...

le 01/06/2015 à 22:17
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"C'est dans les vieux pots que l'on fait la meilleure soupe". Surtout quand ils sont déjà à la retraite.

à écrit le 01/06/2015 à 14:58
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Un immeuble est construit sur la base de fondations et de structures. La France (la Nation) est bâtie sur des structures fondamentales : monétaire, financière, économique, sociale, politique. En analysant chacun de ces domaines à l'aide des lo...

à écrit le 01/06/2015 à 14:42
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Non parce qu'il y a déjà Jacques Attali qui écrit ses mémoires. Je sais que c'est la crise et que même les dinosaures mitterrandiens la subissent. Une cure d'austérité médiatique vite !

à écrit le 01/06/2015 à 14:13
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M. Rocard n'a jamais rien compris à l'économie ,et voilà qu'il écrit un bouquin franco/français pour expliquer la marche du monde...! ces socialistes seront toujours à coté de la plaque...plus grave , ils veulent tous imposer au peuple leurs précept...

le 01/06/2015 à 15:46
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commentaire totalement loufoque

le 01/06/2015 à 21:56
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@pipolino : totalement d'accord, ces politiciens n'ont aucune expérience de la vraie vie, donc ils philosophent à partir de ce qu'ils ont pu comprendre à travers le prisme de leur interprétation du monde. jamais de pilotage par les résultats, de me...

le 01/06/2015 à 21:56
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@pipolino : totalement d'accord, ces politiciens n'ont aucune expérience de la vraie vie, donc ils philosophent à partir de ce qu'ils ont pu comprendre à travers le prisme de leur interprétation du monde. jamais de pilotage par les résultats, de me...

le 01/06/2015 à 21:56
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@pipolino : totalement d'accord, ces politiciens n'ont aucune expérience de la vraie vie, donc ils philosophent à partir de ce qu'ils ont pu comprendre à travers le prisme de leur interprétation du monde. jamais de pilotage par les résultats, de me...

le 01/06/2015 à 21:56
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@pipolino : totalement d'accord, ces politiciens n'ont aucune expérience de la vraie vie, donc ils philosophent à partir de ce qu'ils ont pu comprendre à travers le prisme de leur interprétation du monde. jamais de pilotage par les résultats, de me...

à écrit le 01/06/2015 à 12:33
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Je suppose que Monsieur Rocard s'ennuie et voudrait un complément de retraite sous forme de droits d'auteurs. C'est de bonne guerre....

à écrit le 01/06/2015 à 12:15
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là , il vient de persuader un convaincu de longue date , c'est à dire: moi ! que les deux derniers quinquennats + le septennat de Chirac , ont plombé le pays à petites doses en refusant la relance par le pouvoir d'achat , pensant que la finance fera ...

le 01/06/2015 à 12:56
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Mais si ! Rappelez-vous Jospin avait tenté une relance lorsqu'il était premier ministre, mais l'argent a tout de suite quitté le pays pour l'Allemagne, et l'Asie, qui ont bénéficié de notre relance...

le 01/06/2015 à 22:10
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Oui, le laissé-faire de Chirac a été 12 ans de perdus pour la France. Sans parler du culte de l'euro fort pour faire plaisir aux Allemands qui se savaient très bien armés dès le départ et nous ont tous envoyés au tapis de façon irresponsable (néglige...

à écrit le 01/06/2015 à 11:56
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Ce monsieur donne des réponses franco française a un "univers" qui n'a plus de frontières pour agir. Ce pays n'est plus souverain, et pratiquement tout lui est imposé de l'extérieur par des intérêts privés! Et.... cela ne fait que commencer!

à écrit le 01/06/2015 à 11:54
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j'ai la solution il faut creer une crise permanente, car ca reduit les inegalites; en effet, meme l'insee a constate que quand ca va les riches s'enrichissent plus vite que les pauvres, et quand ca va pas, les riches s'appauvrissent plus vite redui...

à écrit le 01/06/2015 à 11:26
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Pas facile de se contorsionner pour éviter de mettre en cause le socialisme, un doctrine usée jusqu'à la corde. La finance n'est l'ennemi que de ceux qui vient au dessus de leurs moyens. Personnellement je n'ai pas de dettes et mon banquier n'es...

à écrit le 01/06/2015 à 11:18
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Le pouvoir est a la finance partout, tout le temps. Les etats ne sont pas de taille, et le systeme ne peut se reguler seul, en depit de volontes reelles de certains acteurs. La crise de 2009 n'a pas permis de sortir de ce schema. Peut etre la suivant...

à écrit le 01/06/2015 à 11:14
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Les banques qui ont été renflouées par les contribuables européens doivent rembourser une partie de la dette des États. Dans le cas contraire, les salariés ou les chômeurs finiront par se révolter et préférer une autre solution que cette Europe admin...

à écrit le 01/06/2015 à 11:03
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La decroissance va qu on le veuille ou non arriver. Simplement parce qu on a atteint un pic d extration des ressources naturelles (peak oil par ex). Si vous ajoutez a ca l explosion de la population mondiale, il est pas difficile de comprendre que la...

à écrit le 01/06/2015 à 11:03
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La decroissance va qu on le veuille ou non arriver. Simplement parce qu on a atteint un pic d extration des ressources naturelles (peak oil par ex). Si vous ajoutez a ca l explosion de la population mondiale, il est pas difficile de comprendre que la...

à écrit le 01/06/2015 à 10:59
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M. Rocard est sans doute le seul à pouvoir dire que les charges sociales doivent être réparties sur le travail et sur l'énergie, autrement dit, basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique: TRAVAIL,CAPITAL, ENERGIE. Merci.

à écrit le 01/06/2015 à 10:49
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Analyse étonnante de la part d'un ancien premier ministre, cela revient à dire que la croissance est éternelle ? Ou c'est seulement l'intitulé de l'article qui est mal choisi ? Ce déni de la réalité participe à maintenir l'illusion de ressources fin...

à écrit le 01/06/2015 à 10:26
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Depuis 2012, il règne en France un sentiment de désespérance rare. Faudrait retourner en 1940 pour trouver pire. Parler de "croissance" dans préciser laquelle est inutile. Pour mémoire: les pays les plus développés sont les moins pollués. La technolo...

à écrit le 31/05/2015 à 23:05
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LA DECROISANCE ET LA DENATALITES VONT DE PAIRES? POUR S EN SORTIR. VOILA LES PRINCIPAUTS DEBATS ET CONBATS INTELLECTUEL A MEMEZ POUR SAUVEZ L AVENIR DU MONDE? CAR NOUS SERONT BIENTOT 8 MILLIARDS D ETRES HUMAIN SUR LA TERRE ALLONS NOUS POUVOIR SUBVENI...

à écrit le 30/05/2015 à 23:32
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Il est, je pense aussi tout à fait exact d'imaginer que la décroissance serait synonyme de chaos. Il n'en demeure pas moins que la croissance actuelle a un coût trop élevé, en terme d'énergie, de pollution, d'appauvrissement de la planète. Nous essay...

à écrit le 30/05/2015 à 11:58
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Non seulement la décroissance pourrait amener des troubles graves,mais ce serait aussi la mise en danger des nombreuses retraites cumulées pour certains politocards

à écrit le 29/05/2015 à 22:38
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Encore des rengaines soixante-huitardes. La Grande Bretagne, qui mise sur le libéralisme et l'Allemagne, qui n'a jamais été vraiment socialiste, ont deux fois moins de chômeurs que nous et ont une meilleure croissance. Rocard devrait prendre sa retra...

le 01/06/2015 à 10:49
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La croissance infinie est impossible car les ressources de notre monde sont finies. Le niveau de vie actuel a été obtenu en consommant de l'énergie fossile accumulée pendant des millénaires. De plus cette consommation frénétique s'est faite à crédit,...

le 01/06/2015 à 12:29
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Tout a fait d'accord ! D'ailleurs je viens d'acheter une maison isolee avec un grand terrain et un ruisseau au bout... au mieux la 'croaaassance' revient et ca prendra de la valeur (on peut toujours rever), au pire je devrai apprendre a planter des p...

à écrit le 29/05/2015 à 20:07
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Ce sont les "réformes" prônées par les "libéraux" qui risqueront de nous entrainer dans une guerre civile. Parce que si on applique les "réformes" faites en Grèce en France, à savoir forte et rapide baisse des revenus pour 90 % de la population, les ...

le 04/06/2015 à 10:39
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Comme d'autres, quand Rocard parle de la décroissance il ne sait pas de quoi il parle et confond ce projet sociopolitique avec la récession ; c'est assez pitoyable de la part d'un « homme politique » surtout quand il s'exprime dans les médias. Pour u...

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