Miel : une année "catastrophique" pour la production française

 |   |  267  mots
L'ensemble des grandes régions de production est touché par le phénomène.
L'ensemble des grandes régions de production est touché par le phénomène. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La production de miel a été divisée par trois en vingt ans en France. Plusieurs facteurs, dont les pesticides et le temps, sont en cause.

L'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) estime que 2016 est "une nouvelle année catastrophique" pour la production de miel français. L'année 2014, avec 10.000 tonnes, était déjà considérée comme un triste record. Mais celui-ci devrait être battu avec seulement 9.000 tonnes produites cette année.

Pour expliquer cette conjoncture, l'Unaf met en avant la météo : "des conditions climatiques extrêmement contrastées avec des pluies abondantes et un printemps tardif, suivis d'une grande période de sécheresse et de vent du nord n'ont pas permis aux apiculteurs de faire des récoltes convenable" explique l'organisation.

Toutes les régions concernées

L'ensemble des grandes régions de production est touché par le phénomène : PACA, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes...dans ces secteurs, "les récoltes sont en baisse de 60 à 80%" écrit l'Unaf, qui s'inquiète pour la survie économique des exploitants. Elle a donc écrit au ministère de l'Agriculture pour obtenir "la reconnaissance en calamité agricole pour les régions les plus touchées et des aides exceptionnelles".

En vingt ans, hormis quelques bonnes années comme celle de 2015 (plus de 15.000 tonnes récoltées), la production de miel français a été divisée par trois. Plusieurs facteurs sont en cause, outre la météo : le frelon, qui parasite les essaims d'abeilles, mais surtout les pesticides et insecticides. La France a d'ailleurs adopté en juin la loi sur la biodiversité qui bannit les néonicotinoïdes dits "tueurs d'abeilles" en 2018. Les défenseurs de l'environnement soulignent néanmoins que le texte prévoit des dérogations jusqu'en 2020.

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/09/2016 à 4:28 :
Avec tous les pesticides que certains agriculteurs balancent dans l'air..
a écrit le 22/09/2016 à 19:39 :
Cette année je n'en ai pas vu du tout et c'est la première année que cela arrive.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :