Moins de Français donnent aux associations, mais les dons restent stables

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Le don annuel moyen a augmenté de 5% à 472 euros.
Le don annuel moyen a augmenté de 5% à 472 euros. (Crédits : CC0 Creative Commons/Pixabay.)
En 2016, 5,28 millions de foyers fiscaux ont déclaré au moins un don sur leur impôt sur le revenu, contre 5,51 millions en 2015, d'après les chiffres recueillis par un collectif d'experts.

Après plusieurs années à la hausse, le montant global des dons a stagné pour la première fois en France. Une première alors que le  nombre de foyers fiscaux ayant déclaré des dons en 2016 a reculé de 4,2% par rapport à l'année précédente, selon une étude du collectif d'experts Recherches & Solidarités et publiée lundi par le journal La Croix.

En 2016, 5,28 millions de foyers fiscaux ont déclaré au moins un don sur leur impôt sur le revenu, contre 5,51 millions en 2015, d'après les chiffres recueillis. Les dons fiscaux se sont élevés en 2016 à 2,49 milliards d'euros, un chiffre quasiment identique à celui enregistré en 2015 (2,48 milliards d'euros), après une dizaine d'années d'augmentation régulière. Le don annuel moyen a augmenté de 5% à 472 euros.

"C'est une surprise. Depuis 22 ans que je suis ces données, je n'avais jamais vu ça, sauf en 1995 au moment des grandes grèves contre la réforme Juppé", s'est étonné Jacques Malet, fondateur de ce réseau d'experts, cité par La Croix.

Selon lui, "le signal est suffisamment net pour nécessiter une prise de conscience des associations".

Statista Graphique Francais dons associations

[Crédits : Statista.]

Pour Recherches et Solidarités, "les résultats décevants de 2016 restent pour l'heure sans explication". Le niveau "assez haut" du moral des Français mesuré par l'Insee et le bilan mondial "particulièrement lourd" des catastrophes naturelles, "qui mobilisent habituellement la solidarité des Français", avaient laissé espérer une année "plus satisfaisante".

Les moins de 30 ans proportionelement les plus générés

Les moins de 30 ans ne représentent que 4% des donateurs et 3% des montants déclarés. Mais leur don moyen est déjà élevé (335 euros), surtout comparativement à leurs ressources. Leur don représente en moyenne 2,4% de leur revenu annuel versé aux associations, contre environ 1,5% pour les tranches d'âge de 30 à 70 ans et 2,3% pour les plus âgés

Les plus de 60 ans représentent plus de la moitié des donateurs (53%) et des montants (58%). Les plus de 70 ans affichent le montant moyen déclaré le plus haut (536 euros), ce qui représente un effort soutenu au regard de leurs ressources, même s'ils sont légèrement devancés, de ce point de vue, par les plus jeunes.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 10/12/2017 à 19:45 :
Le critère de l'étude en fonction des déclarations d'impôt est inadéquat : comme beaucoup de personnes sont devenues non imposables à l'impôt sur le revenu avec F.Hollande, elles n'utilisent pas les reçus fiscaux que leurs dons leur ont procurés, sans compter toutes les collectes (par exemple les banques alimentaires) ou quettes diverses évidemment sans reçus fiscaux.
a écrit le 05/12/2017 à 6:43 :
Les associations sont juste un moyen d'entretenir la pauvreté et la misère en France
a écrit le 04/12/2017 à 17:53 :
Dons en baisse.
Peut-être est-ce dû au fait que les gens n’ont plus d’argent, bien que, par exemple, une étude récente révèle un accroissement de la fréquentation des restaurants (payants).
Peut-être est-ce dû au flou qui entoure certaines actions (ne pas savoir vraiment pour quoi l’on donne) ou à un désaccord concernant certaines actions.
Enfin peut-être est-ce dû à la multiplication des publicités concernant les legs en faveur des associations où des comédiens âgées invitent les personnes âgées à faire un legs. Car, à cause du fait qu’il s’agit de sommes importantes et que ces messages s’adressent à des personnes âgées susceptibles d’être influençables, le public (et en particulier les familles « déshéritées ») peut avoir l’impression que pour les associations la seule chose qui compte est l’argent et que peu importe la manière dont elles l’obtiennent.
Un retour aux simples demandes de dons serait donc souhaitable.
a écrit le 04/12/2017 à 16:48 :
On verra ce que ça donnera l'an prochain avec l'année blanche, et surtout une fois le prélèvement à la source mis en place.
a écrit le 04/12/2017 à 15:24 :
je me méfie de toutes ses statistiques sorties de l'étude (je suppose des déclarations fiscales) mais ils semblent qu'il y ait de moins en moins de gens imposables 48 % d'apres les stats... les vieux ont de moins en moins de mayen Macron va leur piquer 1.7 % et d'apres d'autres stats plus de chomeurs plus de jeunes qui ne trouvent pas du boulot et malgré ce que l'on dit l'essence les billets de SNCF le pain tout augmente malgré les fausses stats de l'inesse pour les gens imposables l'année prochaine comme cela ne sera pas déductible moi j'ai donné le double en 2017
Réponse de le 04/12/2017 à 17:53 :
"les vieux ont de moins en moins de mayen Macron va leur piquer 1.7 %"

Oui, mais les "vieux" ne gagnent pas tous pareil non plus ,l"année de naissance est important être cadre, non-cadre , sans oublier les écarts homme / femme. Pension inférieure d'environ 39% à celles des hommes.
Au final, les 1,7% seront plus pénalisant pour les petits retraités que les gros.

Si le montant moyen de la pension brute de droit direct, tous régimes confondus, s'établit à 1.306 euros bruts mensuels, la pension nette, elle, s'élève à 1.216 euros. Il s'agit d'une moyenne du montant des pensions. Elle mélange donc tous les retraités qu'ils aient eu une carrière complète ou incomplète. Pour ceux pouvant justifier d'une carrière complète, cette moyenne monte à 1.730 euros mensuels.A noter que la pension moyenne des retraités de 66 ans ( c'était en 2013) augmente de génération en génération. Ainsi, les hommes nés en 1947 ont une pension supérieure de 11% à celle des hommes de la génération 1938 au même âge et hors revalorisation légales. Ceci s'explique par des carrières plus favorables qui entrainent mécaniquement des pensions de retraite supérieures. Les pensions sont les plus élevées pour les retraités ayant pour régime principal les régimes des professions libérales, de la fonction publique d’état et des régimes spéciaux. A l'inverse, les régimes les plus faibles concernent les retraités des régimes MSA (agricole) et RSI (indépendants). Ces écarts sont notamment le reflet des différences de salaires (ou de traitements) entre les personnes cotisants à ces différents régimes. Or, la proportion de cadres et de gens très qualifiés est plus importante parmi les professions libérales et les métiers de la fonction publique.Ainsi, si l'on se concentre sur les seuls retraités de droit direct à carrières complètes, le montant mensuel moyen (brut) de la pension s'élève à 1.760 euros pour les salariés du régime général (régime de base, ne comprenant donc pas l'Arrco et éventuellement Agirc) , 2.510 euros pour les fonctionnaires civils d'Etat, 2.290 euros pour les militaires, 1.710 euros pour le MSA salariés, 2.420 euros pour les allocataires de régimes spéciaux (SNCF, RATP, Banque de France, etc.), 1.830 euros pour les fonctionnaires territoriaux, 1.060 euros pour les commerçants au RSI, 2.610 euros pour les retraités des professions libérales.
a écrit le 04/12/2017 à 13:53 :
Donnateur depuis de nombreuses années à une liste stable d'associations, la quantité de stylos accompagnant les courriers accrocheurs que je reçois des sociétés de comm mandatées, qui n'ont rien de bénévoles, m'incite à ne pas donner aux assos qui procèdent ainsi au lieu de consacrer les dons aux actions humanitaires. Si les actions de collecte avec comm sont vitales, il y a des limites à ce qui est acceptable, ce dont certaines assos ne semblent pas avoir conscience. Notre but de donnateurs à des associations humanitaires sans but lucratif est-il de faire "les choux gras" d'entreprises privées ?

Sinon, l'augmentation de la pression fiscale, taxe d'habitation doublée en quatre ans pour ce qui me concerne, ainsi que les importantes charges fixes des ménages ne sont-elles pas une des causes de cette baisse ?
Réponse de le 04/12/2017 à 17:08 :
@ Citron pressé: 100% d'accord. Si on donne, ce n'est pas pour voir revenir peu de temps après des stylos, étiquettes, cartes de voeux, cartes géographiques, ...., ni pour subir de multiples relances. Ce n'est lus du caritatif, mais du marketing comme en font des tas d'entreprises
a écrit le 04/12/2017 à 13:46 :
On a donc de associations ultra subventionnées avec notre argent et on nous demande de donner encore! de payer deux fois en somme. l'Etat hyper-interventionniste prétend régler les problèmes de pauvreté et visiblement ça ne marche pas. Que l'Etat arrête de voler tout le monde au nom de la charité et tout le monde sera peut être moins pauvre. Jésus a dit aime ton prochain comme toi même et non délègue à l'Etat le soin d'aimer ton prochain à ta place.
a écrit le 04/12/2017 à 12:57 :
Par principe je ne fais pas de dons aux associations dont les dirigeants sont rémunérés, l’association doit revenir le domaine du bénévolat.
Je donne donc qu’à des associations locales et de proximité ainsi chaque euro est au service de la cause que je soutiens
Réponse de le 04/12/2017 à 13:16 :
Tout à fait d'accord avec vous. On ne peut pas soutenir des organisations au business juteux comme MSF qui travaille avec des passeurs et dont la collecte de dons est largement faite aux Emirats. Pour la fondation de l'abbé Pierre, je pense que l'abbé lui-même n'aurait pas été d'accord avec les salaires à 8000 Euros des cadres dirigeants. Enfin, c'est encore la protection animale qui m'importe le plus, vu que ces pauvres bêtes sont trop souvent victimes de la connerie humaine..
a écrit le 04/12/2017 à 11:18 :
article lu ( sur Médiapart ) le député ..groupe LR aurait 3 compte cachés en SUISSE... mais faisait la chasse au fraudeur social !!
a écrit le 04/12/2017 à 11:18 :
article lu ( sur Médiapart ) le député ..groupe LR aurait 3 compte cachés en SUISSE... mais faisait la chasse au fraudeur social !!
a écrit le 04/12/2017 à 11:03 :
Le fait qu'on puisse encore donner sans y être obligé prouve bien que la France n'est pas l'enfer fiscal comme certains veulent nous le laisser croire.
Les retraités et les classes moyennes restent généreux pour les causes auxquelles ils sont sensibles alors qu'on les disaient démunis suite aux derniers ajustements fiscaux.
Réponse de le 04/12/2017 à 11:18 :
"alors qu'on les disaient démunis suite aux derniers ajustements fiscaux."

Il y a des gens qui donneront avant même de penser à leur propre budget hein, alors je suis sûr que vous ne pouvez pas le comprendre et du coup l'envisager mais c'est la réalité.
a écrit le 04/12/2017 à 10:36 :
"Les moins de 30 ans proportionelement les plus générés"

Petit soucis à la rédac?
a écrit le 04/12/2017 à 9:46 :
Les jeunes sont plus solidaires donc, faut dire qu'ils entrent dans le marché du travail et voit la jungle que c'est ne pouvant que déplorer l'incompétence totale de nos institutions à privilégier l'intérêt général.

ET du coup comme leurs salaires baissent les dons baissent, l'évolution de la vie faisant que moins on gagne et moins on peut donner cette tendance à la baisse ne pourra que se confirmer.

De toutes façons il n'est pas normal que les états aient défaussé leur responsabilité en matière d'humanisme à des associations qui sont forcément dépassées et parasitées par toute une série d'intérêts privés.

Quand vous voyez que l'on nous présente les milliardaires en tant que héros quand ils lèguent leur fortune à leurs propres associations on ne peut que désespérer sur ce qu'est devenue l'intervention humanitaire.

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