Municipales  : journal de campagne au lendemain du premier tour

L'analyse des résultats et les perspectives du second tour, si toutefois celui-ci se tient, avec l'ensemble de nos bureaux et correspondants régionaux.
(Crédits : Reuters)

A Lyon, la ville et la métropole pourraient passer définitivement au vert

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A Saint-Etienne, Gaël Perdriau (LR) loin devant

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A Marseille, stupeur et tremblements

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A Toulouse, "l'élection est faussée", selon Moudenc

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A Bordeaux, un duel Florian-Hurmic sur fond de quadrangulaire inédite

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A Montpellier, Saurel en tête du 1e tour, mais de peu...

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A Grenoble, Piolle confirme sa position de pionnier mais n'irradie pas encore l'Isère

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A Strasbourg, la percée écologiste en suspens

Dans le doute quant à la tenue d'un deuxième tour des élections municipales, la candidate écologique Jeanne Barseghian, arrivée en tête dimanche avec 27,8 % des voix, a exprimé son incertitude quant à la suite de la campagne. "La priorité va à la gestion de la crise et au redéploiement des ressources en personnels hospitaliers", estime la conseillère municipale sortante, alliée au début du mandat précédent avec le maire (PS) Roland Ries. Une fusion avec la liste emmenée par la socialiste Catherine Trautmann (troisième avec 19,7 % au premier tour) reste envisageable dans le contexte local. Les propositions sont convergentes en matière économique et en politique de transports. Le candidat LREM Alain Fontanel, intercalé en seconde position (19,8 %) a émis des options divergentes pendant sa campagne, en étant par exemple plus prudent sur les promesses de gratuité des transports en commun. "La crise prouve que nous devons construire un territoire plus résilient, capable de s'adapter aux grandes mutations. Il faudra favoriser la relocalisation des activités, développer l'agriculture urbaine", répète Jeanne Barseghian. Les candidates écologiste et socialiste s'accordent au sujet de la qualité du pôle économique lié à l'innovation médicale et thérapeutique à Strasbourg, créateur de richesses et acteur de prévention. Strasbourg a été lauréate, en 2019, de l'appel à projets TIGA (territoires d'innovation de grande ambition) qui vise à améliorer les indicateurs de santé et à développer un modèle de démarche territoriale intégrée. La dotation promise de 115 millions d'euros sera pilotée par la prochaine équipe municipale, en synergie avec les autres collectivités locales concernées (Eurométropole, département, région). O.M.

A Rennes, les Verts confirment, le PS bien ancré

A Rennes, le taux d'abstention, à plus de 60 %, est historique en raison de la crise du Coronavirus. Pour autant, le PS reste bien ancré depuis 1977. La maire sortante Nathalie Appéré a obtenu 32,77 % des suffrages, quasiment stable par rapport à 2014, devant son actuel allié écologiste au sein de la majorité, Matthieu Theurier (EELV) crédité de 25,37 % des voix. Ce qui représente un bond de 10 points. A eux deux, ils enregistrent 57 % des suffrages, soit sept points de plus qu'en 2014. Si deuxième tour il y a, ils devraient poursuivre ensemble. La candidate LREM, Carole Gandon, estime avoir réalisé « un score honorable » avec 14,29 % devant la liste DVD de Charles Compagnon (12,21 %). A Brest, le PS de François Cuillandre garde aussi la tête (26,53 %) mais le second tour reste ouvert. La fusion avec la liste EELV (15,73 %) n'est pas actée. Le candidat LREM Marc Coatanéa (12,59 %) reconnaît « un échec ». Le parti de la majorité enregistre beaucoup de troisièmes places en Bretagne, voire moins. P.P.-L.

Nantes, Johanna Rolland maintient la barre à gauche

A Nantes, la maire socialiste sortante, Johanna Rolland, arrive en tête du premier tour avec 31,36% des voix. Derrière elle, au coude à coude, la candidate LR, Laurence Garnier, et l'écologiste Julie Laernoes, ont respectivement obtenu 19,94% et 19,58%. Des scores loin de leurs attentes. Valérie Oppelt, candidate LREM plafonne, elle, à 13%. La jeune Margot Medkour (8,95%), candidate citoyenne, soutenue par la France Insoumise, excluait, au soir du scrutin, toute alliance. Car c'est bien cette question qui va mobilier l'entre deux tours, s'il existe. La droite nantaise se reconnait des points de convergence avec les propositions LREM, « mais pas sur toutes », insiste Laurence Garnier. Johanna Rolland appelle à un rassemblement de la gauche et des écologistes. Julie Laernoes (EELV), dissidente de l'actuelle équipe municipale, ne semblait, pour l'instant, pas l'entendre de cette oreille.

A Saint-Nazaire, le maire sortant David Samzun, privé de l'investiture du parti socialiste en raison d'une polémique à caractère sexuel au sein de l 'équipe municipale au printemps dernier, arrive en tête avec 39,25% des voix. La liste écologiste, emmenée par Pascale Hameau, arrive en second position avec 17,67% des voix, devant la socialiste Gaëlle Benizé-Thual (13,53%). L'avenir dira si ces deux ex-colistières du maire décident de faire route commune.

A noter qu'à Angers, le maire sortant Christophe Béchu (LREM), tombeur de la gauche en 2014 après 37 ans de règne socialiste, est réélu au premier tour avec 57,8% des suffrages exprimés. « Un mouvement que l'on avait vu venir pendant la campagne », déclarait Christophe Béchu à l'issue du scrutin, se félicitant aussi que « 70 des 83 bureaux de vote l'ont placé en tête. » Une forme de légitimité à ses yeux, malgré un taux d'abstention de 65,75%. F. T.

A Rouen, l'ex-président PS de la Région Haute Normandie vire en tête

Donnés en tête des intentions de vote à Rouen par un sondage IPSOS, les écologistes emmenés par Jean-Michel Bérégovoy se réveillent déçus au lendemain du premier tour. Bien qu'ils n'aient pas à rougir de leur score (23,15 %), ils sont devancés de près de six points par l'ancien président de la Région Haute-Normandie, Nicolas Mayer Rossignol qui menait une liste de gauche sans étiquette. Bien que mollement soutenu par le maire sortant PS Yvon Robert, cet ancien « bébé Fabius », parti très tôt à la bataille, tire profit d'une campagne active fortement teintée d'écologie. Il est en bonne place pour emporter à la fois la Ville et la Métropole Rouen Normandie dont il avait annoncé briguer la présidence. La droite et le centre, qui avançaient en ordre dispersé avec trois candidats, enregistrent un revers. Troisième du scrutin, l'entrepreneur Jean-Louis Louvel n'obtient que 16,7% des voix, un résultat très en deçà de ses espérances malgré le soutien des LR, des marcheurs et du parti centriste d'Hervé Morin. N.J.

A Tours, Christophe Bouchet limite la casse

Le maire sortant (union de la droite et du centre) de la capitale de la Touraine, Christophe Bouchet, a recueilli dimanche 15 mars 25,6% des suffrages exprimés face à son adversaire écologiste Emmanuel Denis porte-drapeau de la gauche (35,6%). Le candidat de la République en marche, Benoist Pierre, ne réalise lui que 12,6% des voix. L'abstention record à Tours, 67%, qui a touché prioritairement les personnes âgées, permet toutefois de relativiser l'écart de 10 points entre Christophe Bouchet et Emmanuel Denis. En effet, l'électorat des seniors tourangeaux, particulièrement sensibles aux mesures de confinement annoncées jeudi 12 mars par Edouard Philippe et Emmanuel Macron, est traditionnellement acquis aux candidats de la droite et du centre. Ces derniers ont déserté les bureaux de votes comme en atteste une abstention supérieure de 12 points à la moyenne nationale (55%) et de... 24 points par rapport au dernier scrutin municipal de 2014 (44%). Dans ce contexte, et malgré la mobilisation des électeurs écologistes et de gauche, Christophe Bouchet pourra non seulement compter sur un fort gisement d'abstentionnistes, mais aussi sur le report des voix du petit candidat de droite Xavier Dateu (4,8%) et d'une large partie de celles de LREM pour conserver son siège sur le fil. Cette hypothèse se heurte toutefois à la tenue du second tour des élections municipales dimanche 22 mars, qui est loin d'être acquise. G.F.

En Corse, les nationalistes paient au prix fort leur désunion

La vague nationaliste s'est brisée hier sur l'écueil municipal puisque la première force politique de l'île pas réussi à s'imposer dans les 360 communes et particulièrement dans les trois grandes villes, au terme d'un scrutin marqué par une participation plafonnant timidement à 55,04%.

A Ajaccio, deux électeurs sur trois ne se sont pas déplacés, ce qui a profité au sortant, le DVD Laurent Marcangeli, élu au premier tour avec 53,51%, laissant sur le bas côté les trois listes nationalistes parties en ordre dispersé.

A Bastia, il y aura bien un second tour, mais le sortant Pierre Savelli, dauphin du président de l'exécutif Gilles Simeoni, est avec 30,43% en ballottage défavorable, trouvant sur sa route trois candidats de gauche qui peuvent faire vaciller le bastion du nationalisme.

 N'ayant réussi à percer ni à Corte, Propriano et Calvi, où la droite a gagné dès hier soir, les nationalistes ont percé à L'Île-Rousse, mais surtout à Porto-Vecchio, où le conseiller exécutif Jean-Christophe Angelini peut renverser la citadelle sudiste.

« La stratégie de Gilles Simeoni et de son parti Femu a Corsica a affaibli les nationalistes, hors de l'union, point de salut », a commenté Jean-Guy Talamoni, le président de l'assemblée de Corse, alors que Gilles Simeoni, le patron de l'exécutif qui avait appelé au report du scrutin samedi, n'a pas fait de commentaire : « La situation politique est presque secondaire par rapport à la situation sanitaire ». P.O.

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