Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement remet le projet de l'aéroport sur la table

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Le Premier ministre Edouard Philippe a reçu mercredi le rapport des experts sur le projet controversé d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), qui ouvre selon lui la voie à deux options: sa construction ou le réaménagement complet de l'aéroport existant de Nantes atlantique.
"Il existe deux façons de répondre à ce besoin", a-t-il poursuivi. "La première serait de réaliser Notre-Dame-des-Landes tel qu'il a été conçu, la seconde, et c'est un élément nouveau, serait de procéder a un réaménagement complet de l'aéroport existant de Nantes Atlantique."
Les deux présentent des avantages et des inconvénients, a déclaré le Premier ministre sur la base du rapport.
Réfutant l'idée de "Notre-Dame-des-Landes ou rien", Edouard Philippe a ajouté: "Le rapport nous invite à réfléchir sur un choix qui se formaliserait plutôt de la façon suivante: 'Notre-Dame-des-Landes ou un réaménagement de l'aéroport de Nantes Atlantique'."
Le président de la République rendra une décision d'ici à fin janvier.
Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré lors du compte rendu du Conseil des ministres qu'il y aurait une "solidarité gouvernementale absolue sur cette question" une fois la décision prise.
Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a à plusieurs reprises déclaré son opposition au projet de Notre-Dame-des-Landes, tout en ajoutant que cela ne signifiait pas qu'il démissionnerait automatiquement s'il était désavoué.
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Partisans et adversaires de la construction du nouvel équipement ont mobilisé leurs troupes sur ce dossier.
Les premiers estiment que les pouvoirs publics doivent appliquer la volonté des citoyens consultés par référendum en 2016 et qui ont approuvé le nouvel aéroport par 55,17% des voix.
Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains du Sénat et élu de l'Ouest, a dit à la presse parlementaire qu'il attendait d'Emmanuel Macron qu'il aille de l'avant.
Les quelques centaines de "zadistes" qui occupent depuis des années le terrain où l'aéroport doit être construit estiment quant à eux que la défense de l'environnement commande qu'il soit abandonné.
Début décembre, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait estimé qu'"il ne pouvait y avoir de zone de non-droit", en référence à la zone à défendre (ZAD) occupée par 200 à 300 zadistes à Notre-Dame-des-Landes.
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Selon le syndicat mixte aéroportuaire, l'actuel aéroport de Nantes a franchi en novembre le cap des cinq millions de passagers "avec dix ans d'avance" sur les prévisions du plan d'affaires de la concession signée en décembre 2010 avec Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale de Vinci.
L'Etat devra verser un important dédommagement à Vinci s'il renonce au projet.
(avec Reuters)
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