Philippe Aghion : « Macron doit absolument créer le revenu d'insertion pour les jeunes »

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Philippe Aghion est titulaire de la chaire Economie au Collège de France. Il a enseigne à Harvard et à la London School of Economics.
Philippe Aghion est titulaire de la chaire Economie au Collège de France. Il a enseigne à Harvard et à la London School of Economics. (Crédits : Collège de France)
ENTRETIEN- Pandémie, capitalisme, innovation, jeunes... Tirant les leçons d'un an de crise sanitaire, l'économiste Philippe Aghion plaide pour la mise en oeuvre d'une grande agence européenne inspirée du modèle de la DARPA aux Etats-Unis. Cet universitaire, qui a influencé la politique économique d'Emmanuel Macron, défend un revenu d'insertion pour les jeunes avec des contreparties. Il estime cette réforme "nécessaire" car la promesse du "en même temps" n'est pas tenue aux yeux du grand public.

PHILIPPE AGHION - Cela fait plus d'un an que le virus se propage en Europe. Quelles leçons ont été tirées de la crise sanitaire et économique ? Voyez-vous des raisons d'y croire ?

LA TRIBUNE - Oui, il y a de bonnes raisons d'espérer. C'est extraordinaire d'avoir pu produire à partir de cette technologie de l'ARN messager en un an à peine un vaccin à grande échelle. Ce vaccin va nous sortir de l'épidémie. Ces avancées confirment l'importance de l'innovation et du processus de "destruction créatrice" dans le développement humain. L'ARN messager est venu remplacer d'anciennes technologies. Il fallait mettre en place les moyens de transformer cette technologie en une production industrielle de masse et rapidement. Les Américains ont su le faire. Nous pas.

La crise peut-elle vraiment transformer le capitalisme sous sa forme actuelle ?

Rien n'est écrit à l'avance mais la crise pandémique a mis en lumière les défaillances du capitalisme dans les différents pays. Aux Etats-Unis, elle a fait éclater la faillite du modèle social. Plus de 500.000 morts ont été recensés et beaucoup de personnes ont perdu leur assurance santé ou sont tombées dans la pauvreté des qu'elles ont perdu leur emploi. Le plan Biden va leur apporter le soutien dont ils ont tant besoin. En Europe, la pandémie a illustré les défaillances de notre modèle d'innovation. Et en France, elle a révélé le drame de notre désindustrialisation ainsi que les dysfonctionnements de l'Etat. Ce que je souhaite c'est un capitalisme qui soit a la fois innovant comme aux Etats-Unis et protecteur comme en Europe et particulièrement au Danemark.

Pensez-vous que cette crise va vraiment amener la France à revoir sa politique industrielle et sa politique d'innovation ?

A l'occasion de cette crise, le président Macron et les pouvoirs publics ont pris conscience de la gravité de notre désindustrialisation et de la perte de vitesse de la France en matière d'innovation dans quasiment tous les secteurs industriels. Il n'y a guère que dans le nucléaire et l'aéronautique que la France est restée leader mondial. La France a perdu son leadership en particulier dans la pharmacie, l'électronique (semi-conducteurs), et l'automobile.

Vous appelez à la mise en oeuvre d'un DARPA à l'échelle européenne. En quoi ce projet pourrait-il consister ?

Le modèle DARPA est une manière intelligente de faire de la politique industrielle. Comment par exemple transformer une découverte de base comme l'ARN messager en production industrielle de masse? La DARPA est l'outil adapté pour opérer ce type de transition. L'argent vient du gouvernement. Ensuite celui ci nomme des d'équipe qui ont toute latitude pour organiser des partenariats privés-publics et ils ont une mission bien définis, et trois ans pour l'accomplir. La DARPA ( Defense Advanced Research Project Agency) a été créée aux Etats-Unis dans le contexte de la guerre froide au moment de la course à l'espace avec l'URSS. Les Américains ont ensuite créé la ARPA energy pour la transition énergétique et plus récemment ils ont créé la BARDA pour les biotechnologies. Les vaccins Moderna, Johnson & Johnson sont financés par la BARDA. Le budget de la BARDA est d'environ 12 milliards de dollars. En Europe, le budget équivalent s'élève à environ 4 milliards de dollars.

Comment faire pour concilier relance économique et lutte contre le réchauffement climatique ?

La première priorité était d'éviter une grande récession. Sur ce point, je pense que le gouvernement a bien protégé les ménages et les entreprises. Il a fait ce qu'il fallait. Sur la conciliation avec le réchauffement climatique, l'exécutif doit actionner tous les leviers possibles en faveur de l'activité verte. Dans la lutte contre le réchauffement climatique, le prix du carbone est un élément extrêmement important. On peut le mettre dans la taxe carbone aux frontières. Il est possible de mettre en oeuvre un outil de manière plus  intelligente qu'au moment des "gilets jaunes".

Mais il est également important de mettre en oeuvre une politique industrielle avec la création d'une ARPA energy qui oriente l'innovation des entreprises vers les technologies vertes. Si la France est responsable de moins de 1% des émissions mondiales de C02, c'est grâce aux centrales hydroélectriques et au nucléaire. Et il faut évidemment poursuivre la recherche dans l'éolien, la fusion nucléaire et les autres les énergies nouvelles.

Sur la politique économique, par quels leviers faut-il relancer l'économie ?

Grâce aux subventions aux ménages (chômage partiel,..), la consommation est revenue quasiment a la normale. Il ne faut donc pas faire une relance par la consommation au stade actuel. Il faut faire une relance par l'offre: relancer l'activité en s'assurant que les entreprises se remettent à embaucher, à investir, à innover. Il faut reconstruire notre système d'innovation et réindustrialiser la France. Et à court terme il faut vacciner : plus la France va vacciner vite et plus l'économie va repartir vite.

Vous avez beaucoup travaillé sur la théorie de "la destruction créatrice" mise en avant par Joseph Schumpeter. Comment vous situez-vous par rapport à cet économiste autrichien ?

La destruction créatrice, c est le processus par lequel les nouvelles innovations rendent les technologies et activités existantes obsolètes. Comme Schumpeter, je considère que la destruction créatrice est le principal moteur de croissance et qu'elle a conduit l'humanité a des niveaux de prospérité inimaginables il y a deux cent sans. Mais à la différence de Schumpeter qui était pessimiste, je suis un optimiste de combat. Sa vision était que le capitalisme est condamné par le fait que les premiers innovateurs se transformeraient en conglomérats qui ensuite bloqueraient l'arrivée de nouvelles innovations. Dans notre ouvrage (*), nous montrons comment le triangle entreprise, Etat, et société civile permet de conjurer le pessimisme de Schumpeter. Nous montrons comment la destruction créatrice peut conduire a une croissance soutenable, inclusive et verte.

Le plan de relance français de 100 milliards est-il sous calibré ?

Il est encore difficile à ce stade de savoir s'il est suffisant ou non. Mais l''orientation du plan vers l'offre, c'est a dire vers les entreprises, est la bonne.

Les jeunes ont payé au prix fort les conséquences de la pandémie. Vous avez appelé à la mise en place d'un revenu jeune universel sur le modèle danois. En quoi consiste-t-il ?

 Au Danemark, il existe deux dispositifs. Le premier qui cible les étudiants  leur permet de toucher 800 euros par mois tant que les étudiants réussissent leurs examens (ils ont tout de même un droit a l'échec et des deuxièmes chances). Le second vise les jeunes issus des milieux défavorisés. Ils touchent 800 euros par mois en contrepartie d'un travail de 10 heures par semaine. Ce travail peut être d'utilité publique, par exemple le tutorat ou l'assistance ou personnes âgées. Cette conditionnalité au travail permet de faciliter l'insertion.

Comment expliquer une telle réticence en France sur la mise en oeuvre de ce type de revenu ?

Le débat est mal engagé. Certains proposent un RSA jeunes. Ma proposition pour les jeunes envisage de vraies contreparties car il s'agit d'armer les jeunes pour intégrer la vie professionnelle. Par ailleurs je défends le RSA pour les individus au dessus de 25 ans car c'est un dispositif efficace de lutte contre la pauvreté. Mais vous voyez bien qu'il s'agit de deux dispositifs très distincts et qui visent des objectifs différents. Le président de la République doit absolument faire cette réforme du revenu d'insertion jeunes pour conclure le quinquennat. A ce stade, la promesse du "en même temps" n'est pas tenue aux yeux du grand public. Nous avons mis en place la flat tax pour stimuler l'investissement et l'innovation, mais il manque une grande reforme sociale. Cette réforme permettrait de débarrasser le chef d'Etat de l'étiquette de "président des riches" qui lui colle à la peau et qu'il ne mérite pas.

Le surcroît d'épargne accumulé depuis le début de la crise enflamme les débats entre économistes. Quel regard portez-vous sur ces sommes accumulées ?

La France ne souffre pas d'un problème de sous-consommation, même s'il est vrai que la consommation des ménages les plus aisés sur certains produits a été retardée par la pandémie. Je ne crois pas qu'il faille augmenter les impôts, cela casserait la relance et découragerait l'innovation.

La dette Covid fait l'objet également de vives controverses. Quel regard portez-vous sur le débat de l'annulation de la dette Covid détenue par la BCE ?

C'est un faux débat. La dette publique est une créance de la banque de France sur l'Etat français, Annuler la dette reviendrait a ce que la Banque de France devienne débitrice au lieu de l'Etat français. Dans la dette, il y a d'abord une partie Covid. La Banque centrale européenne devra traiter cette partie Covid de la dette. Elle a les outils pour le faire. Et personne n'a jamais dit qu'il faudrait faire de l'austérité pour financer cette dette Covid. En second lieu, il y a la partie structurelle de notre dette publique, celle qui préexistait a la pandémie. Pour traiter de cette partie structurelle, l'outil principal est celui de la croissance. Il peut nous assurer un taux de croissance sensiblement supérieur au taux d'intérêt. D'où l'importance d'utiliser les deniers publics pour investir dans l'innovation et la réindustrialisation, d'où l'importance de retrouver la maîtrise de nos finances publiques. A cet égard la réforme de l'Etat est absolument nécessaire. Elle n'a pas été vraiment bien engagée après le rapport Cap 2022.

La pandémie a suspendu certaines réformes comme celle des retraites. Avez-vous changé d'avis sur ce dossier ?

Sur la réforme des retraites, je fais mon mea culpa. J'étais favorable au passage a un système à points mais on a vu plein de problèmes apparaître, notamment chez les enseignants. Je pense maintenant qu'à moyen terme, il faut engager une réforme paramétrique, avec une accélération de la procédure Touraine pour adapter l'âge de départ à la retraite a l'évolution de l'espérance de vie, en tenant compte de la pénibilité et de l'âge auquel l'individu a commencé à travailler. Le passage a un système à points nécessiterait un quinquennat a lui tout seul pour être socialement acceptable. Les Suédois ont mis dix ans pour faire leur reforme à points. Or l'innovation, le renouveau de la politique industrielle, la réforme de l'Etat et la mise en place du revenu des jeunes sont des chantiers à mes yeux beaucoup plus prioritaires.

(*) Le Pouvoir de la destruction créatrice, Philippe Aghion, Céline Antonin, Simon Bunel, éditions Odile Jacob, 2020.

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Commentaires
a écrit le 21/03/2021 à 8:03 :
m aghion tout ce qui est a lui appartient a tout le monde
idem de ses remuneration
le nouveau communiste en delire
surtout les autres pour lui
aux resultat du passé
point n'est besoin de faire de grande etude pour percevoir la stupidité de ce raisonnement le plus ignoble de cet farce est la complicité de certain media
a écrit le 19/03/2021 à 21:51 :
Les universitaires sont souvent dans leur bulle .
Oui créons une « insertion «  une «  case en plus » après 2022 :
pour politiciens égarés et sans emploi.
Je regrette le temps de Marie - Antoinette, au moins c’était expéditif pour les menteurs et tricheurs.
a écrit le 19/03/2021 à 16:27 :
d'abord leur proposer du travail . On recherche des milliers d'artisan sans succès. A titre personnel impossible de trouver un artisan compétent, beaucoup de bricolo avec des adresses bidons. Non respect des devis pas de détail main d’œuvre, acompte injustifié, délai d'intervention infini, voir pas de réponse etc... et vive le France et ses Fonctionnaires.
a écrit le 19/03/2021 à 10:15 :
Encore une fois voila un universitaire qui donne tout de suite la solution à un problème qui n'est pas clairement défini. Quels sont les besoins avant de s'intéresser aux solutions. Le besoin doit être défini en termes d'optimisation par rapport à l'existant. Quel est le "Prêt Payer" pour chaque besoin. Les besoins sont hiérarchisés et valorisés. Pour chaque besoin on donne x solutions possibles (brain storming). Y a t il d'autres solutions qui répondent à ce besoin qui lui même peut se décliner en sous-besoins chacun de ceux ci pouvant être réglés par une solution à choisir parmi d'autres. En un mot on ne va pas directement à une solution. Ce Monsieur pose a priori le fait que le capitalisme doit être protecteur, et donc cher. N'y a t il pas d'autres solutions d'un capitalisme protecteur et moins cher ?
a écrit le 19/03/2021 à 8:44 :
avec ce genre de réflexion la france ne produira plus rien
puisque la totalité des francais serons loge nourrit gratos
alors a quoi bon reste dans ce pays qui sera infesté de fainéant comme
ce type
a écrit le 18/03/2021 à 22:28 :
Des bonnes recettes de socialo pour garder le peuple dans la dépendance étatique... Cela me fait penser à Hollande qui désignait les riches comme gagnant 4000 euro par mois , alors que sa retraite de président coûte 3 millions d'euro / an aux contribuables français.... J'adore lol...
a écrit le 18/03/2021 à 22:13 :
Les jeunes sans emplois doivent s'incrir à P.E. : ASS, Allocation de solidarité spécifique.
Pour les étudiants revoir peut etre les bourses; pour le supérieur, accès à un credit d'état.
Mon pédigré : B+6 en 1993, sévice nationnal en 1994, RMIste en 95, embauché en 96, sans emloi depuis 2001 mais gros dépensier en Sécu (Millions)
a écrit le 18/03/2021 à 18:13 :
"Cet universitaire qui a influencé la politique économique de Macron" : tout est dit !! Ou, traduit en français courant, celui qui a appauvri une grande majorité de français. Les loups sortent du bois : voici venu les prémisses du revenu universel, qui maintiendra à vie les pauvres dans la pauvreté, qui fera basculer le peu de classes moyennes qui reste chez les pauvres, et surtout, qui permettra de contrôler et archiver toutes les dépenses, tous les intermédiaires, et déterminer ainsi les bons et les mauvais citoyens.
a écrit le 18/03/2021 à 16:27 :
Confinement le week-end en Île-de-France : "C'est une vie impossible", estime Emmanuel Macron.
On touche le fond.
a écrit le 18/03/2021 à 16:26 :
Et qui va vérifier que les héritiers eux travaillent ?
Ils ne travaillent pas d'ailleurs, malgré un pays communiste à en croire certains ils vivent de leurs rentes, logements loués aux classes moyennes et inférieures, paradis fiscaux comme le cas uzac etc...

Ils ont des activités mais ne travaillent pas ! On met dans le meme pot commun, mot commun 'travail' des activités bien différentes, comme si manier un marteau piqueur c'était la meme chose qu'être coureur automobile...
Ces déviances de l'usage des mots sont des escroqueries de la nomenklatura bourgeoise.
De la même façon on a mis tout le monde dans la classe moyenne... on est tous pareils, même conditions ! On est dans le même bateau... sauf au moment des licenciements !
Il y a de la manipulation politique utiliser par l'administration, les énarques, grands bourgeois vivant dans les palais de la républiques, les oligarques avec des milliards sans rien faire pour leur progéniture qui nous dirige aujourd'hui !

La valeur travail, c'est un code pour dire qu'ils tirent bénéfices de leurs actions en bourse avec l'assistanat des banques centrales...
a écrit le 18/03/2021 à 13:42 :
Arrêtons de distribuer de l’argent qu’on n’a pas, il faut d’abord produire, prendre les emplois disponibles même quand ils ne correspondent pas à nos qualifications. Produisons dans le pays en priorité et surtout le consommateur doit privilégier les produits de proximité
Réponse de le 19/03/2021 à 6:55 :
A cause de la montagne de normes, chaque emploi est aujourd'hui très technique. Et malgré les diplômes d'état, des entreprises exigent en plus des certifications pour occuper un poste. En France, on recherche le "meilleur" candidat sur des critères souvent subjectifs, ce qui ralenti considérablement le processus de recrutement sans garantir un meilleur résultat.
a écrit le 18/03/2021 à 12:49 :
Encore un chèque sans provision, pauvre pays déjà endetté jusqu'au coup . C'est vrai que la préoccupation du moment , ce sont l'écriture inclusive , notre repentance sur tous les sujets , la colonisation, la décolonisation, le racisme, être blanc etc....
Pendant ce temps là, toujours pas de vaccins , de fonds de pension pour soutenir notre industrie et la recherche , des hôpitaux en perdition , on tourne en rond , bien triste.
a écrit le 18/03/2021 à 12:02 :
Tant que l'on ne regardera pas en face une certaine préférence communautaire la crise du chômage donc sociale s'aggravera en outre la répartition des richesse devient une chose monstrueuse. Ce système favorise la Chine et les multinationales véritables gagnantes de cette globalisation non régulée.. La question est: irons-nous jusqu'à la guerre..
a écrit le 18/03/2021 à 11:33 :
Cela me rappelle le rmi, revenu minimum d’insertion de Rocard, appelé maintenant rsa, qui avait également des obligations, on voit maintenant qu’il est versé comme des prestations sociales avec comme seul élément un seuil de pauvreté. C est formidable comment on réinvente le fil à couper le beurre 30 ans après, avec une paupérisation encore plus grande et des finances publiques a l’agonie. L’argent dépensé dans l’assistanat, n’ira pas dans la recherche, ni dans l’industrialisions pour créer des futurs emplois, et nous aurons le même problème dans une génération avec en plus la faillite de l’état et une économie en ruine.
a écrit le 18/03/2021 à 11:04 :
"a influencé la politique d'Emmanuel Macron" avec quels résultats? S'y on ajoute les gourous Minc Attali BHL voilà l'intelligentsia qui inspire la France. Je lis leurs avis inspirés: ils sont hors sol! Ces gens là un peu Faubourg St Germain quand même! intellectualisent sans bon sens. Quand on les suit on se prend les gilets jaunes. Populisme diront-ils? TB mais dans un démocratie il faut faire avec le "peuple" et les élections. Quand on a une intelligence stratosphérique impossible de prévoir les conséquences de l'augmentation de la taxe sur l'essence. De même le concept ni de droite ni de gauche: avec notre propre histoire ce concept devient un contre-sens où un Bayrou ne sert à rien comme Delevoy d'ailleurs. Définir un cap et s'y tenir sans naviguer COVID compris: les électeurs trancheront.
a écrit le 18/03/2021 à 9:46 :
Si on accorde un revenu d'insertion, on aura beaucoup moins de découverts bancaires (rente juteuse), d'étudiantes prostituées, moins de criminalité qui fera baisser les primes d'assurances, les organisations criminelles ne trouverons plus de petit personnel, les marchands de sommeil ne pourront plus louer leurs porcheries... Çà fini par faire une grosse perte de PIB que l'état ne sera peut-être pas disposé à supporter.
Réponse de le 18/03/2021 à 11:40 :
Bonne idée, 3 écueils à partir de quel somme peut on vivre dignement, 2000, 3000 euros ? Qui paiera ? Qui aura envie de travailler si on peut recevoir une telle prestation sans rien faire, les chinois ? Un autre problème viendra du formidable attrait des étrangers pour un pays qui donne de l’argent gratuitement.
Réponse de le 19/03/2021 à 7:03 :
Sans argent, on ne peut pas trouver de travail. Ne serait-ce que se déplacer aux entretiens coûte très cher, sachant que les entreprises n'ont aucun scrupule à vous faire déplacer pour rien. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, les remboursements de frais sont loin de couvrir toutes les dépenses. Soit on achète la paix sociale avec un revenu de base, soit on accepte de subir les conséquences de l’extrême pauvreté dont on voit le résultat dans les pays qui en souffrent...
a écrit le 18/03/2021 à 9:30 :
On nous parle de "revenu d'insertion" comme d'une charité, alors qu'en fait ce devrait être une indemnisation pour le préjudice d'absence de ressources (souvent causé par délocalisations et dumping). Cette privation de revenu étant liée à des choix politiques, notre existence ne devrais pas être conditionnée par un devoir idéologique quand on est totalement dépendant d'un modèle économique mortifère. Une indemnisation pour subsistance devrait donc être accordée à toute personnes privée de revenu, pendant que d'autres exploitent les ressources de la nation.
Réponse de le 18/03/2021 à 17:41 :
Toujours à la bouche les mots subvention, allocations, gratuité... Continuons ainsi et ce pays continuera à aller à la dérive. Pourquoi je ferais des efforts de me lever, d'étudier, de travailler..... si d'autres n'ont qu'à tendre la sébile ? Il n'y aura plus bientôt que des assistés.
Réponse de le 19/03/2021 à 9:56 :
"Pourquoi se lever quand on à qu'à tendre la sébile ?" Tout simplement parce que les faits montrent que les gens qui ont de l'argent continuent de travailler. C'est un besoin universel que les expérience de revenu universel prouvent aussi. Par exemple, les milliardaires continuent de travailler malgré les ressources excédentaires dont ils disposent. Il faut savoir que l'objectif de l'état n'est pas le plein emploi, car cela engendre une inflation trop forte. Ce qui est prioritaire pour les finances est la réduction du coût du travail, même si cela entraîne une forte hausse de la pauvreté.
a écrit le 18/03/2021 à 9:16 :
Il faut attendre, ce n'est pas encore le temps des promesses électorales et de futures désillusions!
a écrit le 18/03/2021 à 8:58 :
pourquoi avec contrepartie pour les jeunes et pas pour le reste de la population ?
Quelles contreparties ?
Comment allez vous faire pour motiver quelqu un qui n a aucune envie de faire autre chose que buller sur son canapé (qu il ait 18 ans ou 60 ca ne change rien) ?

Le monsieur trouve formidable la techno ARN. Il devrait quand meme mediter sur le fait que ce n est pas developpé en France et qu une prix nobel etait francaise mais qu elle a du s expatrier car pas d avenir dans son pays ! Et c est pas en rejoutant des impots pour payer ce revenu que ca va changer :-(
a écrit le 18/03/2021 à 8:39 :
wow, on m'apprenait dans mes cours de marketing a bien regarder les emballages de comm; les innovations de communication ne sont en general que du reemballe de concepts existants............
' un revenu minimum d'insertion avec contrepartie'' ??????
ca existait, ca s'appelait ' apprentissage'
on te donne un peu qqch, qui augmente au fur et a mesure que tu grandis et progresse, et toi en contrepartie, tu acquieres des competences pour t'integrer a la societe..........
je pense que c'est ca le concept
il se trouve que les amis socialiste d'aghion ont decide d'offrir le bac et un doctorat en informatique a des gens qui ne savent plus ecrire ou compter, et qui a niveau bac ont un niveau 3eme d'il y a 30 ans ( et encore)
ses memes amis ont bien demolli l'apprentissage sous hollande, en decourageant tout patron de prendre qui que ce soit, car l'apprenti avait interdiction de tenir un tourne vis, il ne devait ni se blesser ni se faire exploiter en travaillant gratuitement), avant de revenir dessus, vu qu'hollande ayant cree 3 millions de chomeurs c'etait un bon plan pour en recycler 500.000
les amis profs de gauche de ce monsieur oublient egalement qu'a l'education nationale il est de bon ton de penser qu'un jeune qui n'a rien a faire dans ls syteme traditionnel sera repris par un petit patron qui en fera quelqu'un ( en y laissant temps et argent) alors que le systeme education national a tout fait pour en faire un moins que rien, a grands coups d'embauches de profs inutiles( c'est etre naif, le petit patron a des echeances, et des contraintes il n'est pas la pour balayer les ecuries d'augias des baveux)
les memes qui demolissent un systeme cherchent par la suite des scape goats et leurs demandent de regler les pbs qu'ils n'ont pas crees!
a écrit le 18/03/2021 à 8:25 :
"Oui, il y a de bonnes raisons d'espérer. C'est extraordinaire d'avoir pu produire à partir de cette technologie de l'ARN messager en un an à peine un vaccin à grande échelle."

LOL !

C'est ça de l'espoir sans rire ? Ou bien un messe néolibérale imposée plutôt non ? Bref c'est pas ça l'espoir, c'est l'inverse de l'espoir même.
a écrit le 18/03/2021 à 7:20 :
Avec la crise de la codiv tout le monde veut être résumerė à ne rien faire. Maintenant avec les milliards d'euros distribués à qui en demande à M Bruno Le Maire, le citoyen se sent d'en son droit d'en vouloir aussi!

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