Philippe Richert démissionne de la région Grand-Est

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Philippe Richert avait dénoncé la suppression de 450 millions d'euros de crédit pour 2018, qu'il considère comme un non respect de la parole de l’État.
Philippe Richert avait dénoncé la suppression de 450 millions d'euros de crédit pour 2018, qu'il considère comme un non respect de la parole de l’État. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Philippe Richert démissionne de la tête de la région Grand-Est et de l'Association des régions de France. Ce qui ne risque pas d'arranger les relations entre l'Etat et les régions déjà très tendues actuellement.

L'ancien ministre Philippe Richert (LR) a officialisé ce samedi son départ de la présidence de la région Grand Est, ainsi que celle de l'association des présidents de régions, au cours d'une conférence de presse à Strasbourg.

 "Je me retire totalement du Conseil régional et de toutes mes fonctions électives, notamment la présidence de Régions de France, actuellement en conflit financier avec le gouvernement, a-t-il déclaré devant la presse.

> Lire aussi : Baisse des crédits : la guerre est ouverte entre les Régions et le gouvernement

"Coup de tonnerre politique"

Cette décision, même si elle était attendue, est qualifiée de "coup de tonnerre politique" par la presse régionale.  Lors d'une conférence de presse organisée au conseil régional à Strasbourg ce samedi, Philippe Richert, 64 ans a expliqué qu'il avait "décidé de ne pas aller au bout de mon mandat".  Il avait accédé en janvier 2016 à la tête de la Région Grand Est (née de la fusion de l'Alsace, de la Lorraine et de la Champagne-Ardenne).

Ancien président du conseil régional d'Alsace, Philippe Richert s'était fortement investi, en 2013, dans un projet de fusion des deux départements alsaciens en une seule collectivité qui aurait donné plus de poids à l'Alsace dans la perspective d'une future réforme territoriale.

Soumise à référendum, la collectivité unique, contestée tant par l'exécutif de droite du département du Haut-Rhin que par celui, socialiste, de Strasbourg, peu désireux de voir la région renforcer ses pouvoirs, avait avorté faute d'une participation suffisante.

De cet épisode était née une amertume que le centriste décentralisateur et pro-européen n'avait semblé dépasser qu'en se jetant avec enthousiasme dans le projet de fusion de l'Alsace, de la Lorraine et de Champagne-Ardenne dans une région Grand-Est.

Il paraissait d'autant plus agacé, ces derniers temps, par la multiplication des appels à la création d'une collectivité unique d'Alsace qui sortirait du Grand-Est, lancés par certains de ceux qui avaient torpillé son projet en 2013 et le qualifiaient désormais de traître.

Regain de tensions entre les collectivités et l'Etat

La décision du gouvernement d'amputer les crédits des régions de 450 millions d'euros - qui a conduit les présidents des exécutifs régionaux, de gauche comme de droite, à claquer jeudi à Orléans la porte de la Conférence des territoires -, explique aussi en partie sa décision. En ouvrant les débats jeudi dernier lors de la conférence nationale des territoires, il avait fait valoir que "nous ne pouvons pas accepter la suppression de 450 millions d'euros. Ca veut dire que demain nous ne pourrions plus accompagner les entreprises".

Avant d'accéder en janvier 2016 à la tête de la région Grand Est, Philippe Richert avait été président de la région Alsace de 2010 à 2015. Il a également été ministre des collectivités territoriales de Nicolas Sarkozy, de novembre 2010 à mai 2012.

(Avec agences)



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Commentaires
a écrit le 01/10/2017 à 15:46 :
Quelle grosse perte......................non, je blague !
a écrit le 01/10/2017 à 13:47 :
Il a 64 donc proche de la retraite ! Qu'il la prenne avec tous les avantages acquis dans sa carrière publique . Et que Macron tienne , y en a marre des dépenses somptuaires des régions !! Bye bye
Réponse de le 01/10/2017 à 18:56 :
Pas d'inquiétude à avoir pour lui avec tous ses cumuls de mandats locaux, régionaux, sénatorial et ministériel et de retraite de l'éducation nationale. Jean-Marc Ayrault avec un parcours similaire touche ainsi 27.000 Euros mensuels !
Réponse de le 02/10/2017 à 10:24 :
27000 € mensuel, non, c'est vrai ça ??? Dans ce cas, il faut mettre en place une règle de non-cumul des rémunérations publiques... Ce n'est pas possible que le pays fasse des efforts et que, en même temps, des élus se goinfrent !!!!
Réponse de le 02/10/2017 à 17:01 :
@maduf
j'avais lu ce chiffre dans un journal économique. C'est écoeurant, mais le cumul de cumUls de Cumuls et tous les avantages qu4'on ne r2alisait pas avant l'affaire Fillon explique ceci et cela ....et de surcroit avec l'incompétence qu'on lui connait !
a écrit le 30/09/2017 à 18:12 :
Un créateur de taxe en moins c'est toujours ça de pris

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