Présidentielle 2022 : Valérie Pécresse annonce sa candidature à la primaire de la droite
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Valérie Pécresse
Eric Gaillard
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Valérie Pécresse
Eric Gaillard
Confortablement réélue à la tête de la région Île-de-France le 2 juillet 2021 par les 125 élus de sa majorité, Valérie Pécresse enchaîne sur la présidentielle. Après avoir obtenu 45,92% des voix au second tour des élections régionales en Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui a quitté Les Républicains pour lancer son propre mouvement politique, Libres!, annonce ce jeudi dans un entretien au Figaro qu'elle compte se présenter à la primaire de la droite. L'ancienne conseillère de Chirac souhaite "restaurer la fierté française" et "remettre le pays en ordre", affirme-t-elle dans cet entretien. Elle vient ainsi contester frontalement la candidature de Xavier Bertrand, qui s'est déclaré avant même les Régionales. La présidente de la Région Ile-de-France s'en expliquera devant les Français ce soir au 20 Heures de TF1.
Valérie Pécresse s'est lancée dès 2002 dans l'arène électorale où elle a décroché son premier mandat de députée des Yvelines. Cinq ans plus tard, elle devient Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, de 2007 à 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, où elle a mené la réforme de l'autonomie des universités - critiquée par de nombreuses organisations étudiantes - qui vise à revaloriser des universités françaises en leur laissant notamment la gestion autonome de leur budget. Elle devient ensuite ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État et porte-parole du gouvernement de 2011 à 2012. Trois ans plus tard, Valérie Pécresse fait passer la région Ile-de-France à droite, en décembre 2015, en succédant à Jean-Paul Huchon et ses 18 ans de mandat, en étant élue à 43,8% face au candidat sortant (PS). Six ans plus tard pour les régionales, Valérie Pécresse a pu compter, le 27 juin 2021, sur le soutien de l'ancien président de la région, bien que socialiste, qui a déclaré voter "sans hésitation" pour la présidente sortante au détriment de Julien Bayou, candidat d'union de la gauche (PS-EELV-LFI).
L'annonce de sa candidature va surement accélérer celle des autres prétendants attendus dans la compétition à droite comme Laurent Wauquiez, le président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR, l'ex-commissaire européen Michel Barnier ou encore Philippe Juvin, maire de La Garennes-Colombes (Hauts-de-Seine).
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L'officialisation de cette candidature relance en parallèle la question d'une primaire à droite. Alors que Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse et Bruno Retailleau entre autres, ont, dans un premier temps, appelé à l'organisation d'une primaire ouverte dans une tribune publiée le 5 juillet sur le site du Figaro, Xavier Bertrand a décidé, lui, de faire cavalier seul. Dans un second temps, ce mardi 20 juillet, les cinq prétendants sont parvenus - en l'absence de Xavier Bertrand donc - à s'entendre sur la tenue d'une "primaire ouverte" au plus tard en novembre, sauf si le parti Les Républicains parviennent à désigner un "candidat naturel".
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