Régionales en Île-de-France : à peine réélue, Pécresse aborde la présidentielle
César Armand
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Valérie Pécresse.
Reuters
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Valérie Pécresse.
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[article publié le 27 juin 2021 à 22h18, mis à jour le 28 juin 2021 à 8h57 avec les résultats définitifs]
Elle fait mieux qu'en décembre 2015 d'après les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur. Avec 45,92% des voix au second tour des élections régionales de 2021, Valérie Pécresse dépasse son score d'il y a six ans: 43,8%. Son principal rival, l'écologiste Julien Bayou, comptabilise 33,68% des suffrages contre 10,79% pour le candidat du Rassemblement national, Jordan Bardella, et 9,62% pour le "marcheur" Laurent Saint-Martin.
Sans attendre les chiffres définitifs, la présidente (Libres!) du conseil régional a livré dimanche soir un discours aux accents régionaux et nationaux. La description de sa victoire avait en effet des accents de programme présidentiel. Quand elle déclare: "Nous avons fait de la sécurité et de la laïcité, de la qualité de vie et de la solidarité, les valeurs cardinales de nos actions concrètes. Je crois plus que tout à la politique par la preuve", il faut entendre: "Je ferai campagne sur ces quatre thèmes car j'ai déjà des résultats dans ma région".
Idem lorsqu'elle se félicite d'avoir "relevé le défi de la crédibilité et du rassemblement par delà les clivages [...] nombreux en Île-de-France entre Paris et la banlieue, entre les quartiers populaires et les centres-villes, entre l'urbain et le rural. Nous avons su les dépasser !" Par là, Valérie Pécresse veut montrer qu'elle sait diriger une France miniature par-delà les différences territoriales en mobilisant tous les talents disponibles.
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La patronne de la région capitale ne s'arrête pas là et renvoie dos à dos, sans les nommer, le Rassemblement national incarné par Marine Le Pen et le président de la République Emmanuel Macron, que tous les sondages présentent déjà comme le duel de 2022: "Nous avons fait baisser l'extrême-droite [...] nous avons fait gagner les forces de la droite et du centre dans une région où la majorité présidentielle avait décidé d'envoyer cinq ministres".
César Armand