Le sénateur-maire de Fréjus, David Rachline (FN) est allé un peu trop vite sur la question des réfugiés ce vendredi ce matin. Invité de l'émission Bourdin direct sur BFMTV, le jeune directeur de campagne de Marine Le Pen a affirmé que "95% des dossiers" concernant les demandeurs d'asile "sont validés [...] en tout cas une grande partie", se reprend-t-il, visiblement pas tout à fait sûr de lui. Énoncée en ces termes, l'estimation est fausse.
Les demandes d'asile sont examinées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), qui en a reçu plus de 80.000 selon son rapport d'activité de 2015. Après étude des dossiers, soit les demandeurs se font refuser l'asile, soit ils obtiennent une protection internationale sous le statut de :
L'année passée, l'Ofpra n'a accordé de protection qu'à 23% des demandeurs. Ces derniers peuvent faire appel de la décision auprès de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Même en comptabilisant les décision cassées par la CNDA, seul le tiers des demandes sont validées (31,5%). On est donc loin des 95% annoncés par l'élu frontiste.
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En revanche, le taux de réponse positive varie selon la nationalité des demandeurs. Ainsi, bien que le Kosovo soit sur le podium des pays de provenance des demandeurs, moins d'un dossier sur dix (8,7%) est validé. À l'inverse, les Syriens sont la seconde nationalité la plus représentée et le taux de protection culmine à près de 97%.
En attendant la décision de l'Ofpra, les demandeurs patientent sur le sol national. Ils sont hébergés :
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La loi impose à l'Ofpra de rendre sa décision dans les six mois après instruction de la demande. Ce délai peut être rallongé de 15 mois par le directeur général, notamment dans les situations où l'office reçoit un grand nombre de demandes à traiter simultanément. Face à la vague de migrants qui afflue vers l'Europe, les effectifs de l'Ofpra ont été renforcés et la productivité a augmenté. Résultat : en un an et demi, le délai moyen de traitement des demandes est passé de huit à cinq mois. Tout en incluant de nouveaux mécanismes de vigilance sur la situation de la personne, en partie à cause du niveau de la menace terroriste.
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