« Les Français devraient pouvoir travailler là où ils ont envie de vivre » Bruno Cavagné (FNTP)

 |   |  890  mots
Bruno Cavagné, président de la FNTP, vient de publier Nos territoires brûlent - Redonner du pouvoir au local aux éditions du Cherche-Midi.
Bruno Cavagné, président de la FNTP, vient de publier "Nos territoires brûlent - Redonner du pouvoir au local" aux éditions du Cherche-Midi. (Crédits : Christophe W. Siebert)
Afin de répondre aux problèmes économiques et sociaux, le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), Bruno Cavagné, qui vient de publier Nos territoires brûlent, propose de redonner le pouvoir au local.

LA TRIBUNE  - Presque un an après le début du mouvement des « gilets jaunes » et à quelques mois des municipales, vous pointez une « France des moins ». Comment l'expliquez-vous ?

BRUNO CAVAGNÉ  - L'urgence territoriale dure depuis un peu plus de trente ans avec un abandon progressif des territoires qui s'est traduit politiquement et socialement. À cause de cet abandon, la France se divise et se fracture de plus en plus. Les gens expriment un sentiment d'oubli, qui est la traduction du recul des services dans les territoires, de l'accès aux soins, de la mobilité, de l'absence de couverture numérique.
Un Français sur quatre a déjà dû renoncer à un travail ou à une formation faute de moyen de transport.

Le démographe Hervé Le Bras estime que depuis quarante ans, il existe un pacte tacite entre les Français et l'État quant à leur voiture. Si l'État délaisse les territoires, en contrepartie, il ne peut pas porter atteinte à la voiture et au prix de l'essence qui sont les seuls vecteurs de mobilité dans ces territoires. Rappelons-nous que tout est parti de là en novembre 2018.

La loi d'orientation des mobilités y apporte-t-elle les bonnes réponses ?

Si l'objectif était louable, le...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/10/2019 à 14:27 :
Oui celà paraît normal de vivre proche de son travail ou de son activité professionnelle, en somme à moins de 30 minutes de route. Le télétravail permet de travailler de chez soi et de ne pas dépendre des moyens de transport, mais celà n'est pas toujours evident de vivre proche voir très proche de sa residence. Quand je travaillais à Paris, j'avais environ 30 à 45 minutes de trajet en voiture pour aller au bureau d'etudes et je finissais par 1/4 heure de marche à pied à Suresnes. Il n'y avait pas assez de place de parking pour se garer proche de l'entreprise donc j'ai toujours eu à me déplacer en voiture ou en RER. Mon boulot etait celui d'un assistant qualité pour lagestion d'un système qualité service au sein du dit bureau d'etudes aéronautique. Travail plaisant mais remunerer plus justement ( fin de mois difficile). J'ai quitté Paris après ces 5 ans de mission pour retourner vivre et travailler dans l'Ouest proche de Laval en Mayenne ( à 10 km de chez mes parents). Oui je pense que travailler proche de chez soi permet d'être plus réactif et plus dispo pour le travail. Maintenant je suis informaticien pour 3 associations et je fais un peu de free lance pour réalisation de site internet. Autre métier, autre moeurs, autre façon de vivre ! Je ne regrette pas d'avoir quitter Paris car je n'y avais aucune attache a part y avoir terminer mes etudes d'ingénieur en 1998. De plus la vie parisienne ne me plaisait pas plus que celà donc j'ai très vite vu que je préférerais vivre de nouveau en province dans l'ouest de la France. POur le travail, on saperçoit que les trajets domicile-travail que l'on declare en assurance s'allonge suivant et qu'en moyenne il faut plus de 30 minutes pour aller sur son lieu de travail. Je n'ai jamais été banlieusard et je ne le souhaite car trop de contrainte de transport. je pense qu'en decentralisant les services de l'état ( services publics en region) on peut très bien vivre toute sa vie professionnelle en province. La vie est plus sympa, plus cool , moins stressante ce que je pense !
Vive la matière grise à la campagne et l'essor des villes moyennes en France avec une bonne dynamique d'emploi. Vous prenez la Vendée ( region de la Roche sur Yon ) ou le bassin d'emploi de Vitré il y a moins de 4.5% de chômage c'est le plein emploi. Personne ne se plaint de devoir allez vivre dans les grandes villes comme Paris, lyon ou marseille. Donc oui la vie en province proche de son lieu de travail est possible, tout a fait possible
a écrit le 24/10/2019 à 11:19 :
Si « Les Français devraient pouvoir travailler là où ils ont envie de vivre » que dire des migrants a qui l'on supprime ce choix par nos interventions chaotiques dans leur pays d'origine!
Réponse de le 24/10/2019 à 11:57 :
ah bon ? il y a assez peu de lybiens qui viennent en France (le gros des migrants passent par la mais n y sont pas originaire. si la lybie etait pas dispo, ils passeraient par ailleurs (turquie, tunisie, maroc …)

L immense majorite de nos immigres viennent de pays qui ne sont pas en guerre mais ruinés par des dirigeants corrompus. ET c est pas vraiument de notre faute. regardez l algerie, le FLN est arrive au pouvoir contre nous, manie une rethorique anti francaise a l occasion, et a ruiné le pays (mais leurs dirigeats se sont enrichit !)
Réponse de le 25/10/2019 à 9:37 :
Vous interprétez sur un "non dit", mais un commentaire au lieu d'une réponse aurait fait l'affaire!
a écrit le 24/10/2019 à 11:05 :
"Les Français devraient pouvoir travailler là où ils ont envie de vivre". En effet. Et moi, je veux la paix dans le monde, que tout le monde soit beau et prospère, ainsi que l'amour et la solidarité entre les hommes.
a écrit le 24/10/2019 à 9:50 :
Vu le prix de l'immobilier c'est mort de chez mort, en moins d'une génération ils ont viré les employés, les travailleurs, les petits commerces, bref les pauvres. Pourtant l'un devrait accompagner l'autre mais nous avons oublié la notion même d'aménagement du territoire.
Réponse de le 24/10/2019 à 11:58 :
faut voir le cote positif. Les baby boomers se sont considerablement enrichis !! ET si leurs petits enfants se ruinent a s endetter sur 20 ans pour acheter des biens surrevalues, c est de leur faute : ils avaient qu a naitre avant ;-)
a écrit le 24/10/2019 à 9:03 :
L'économie demain sera locale ou sera chaotique comme elle en prend actuellement le chemin.

LE problème c'est que nous sommes de l'ordre de la peur ancestrale oligarchique de l'autonomie des uns et des autres, ils ont été terrorisés par la Commune de paris l'ayant anéanti avant que le projet ne les renverse tacitement du fait de son évolution bien supérieure à elle et se méfient maintenant de chaque humain qui pourrait se libérer rien que d'un poil de leur asservissement improductif.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :