Retraites complémentaires, un accord se dessine... et les pensions baisseront

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Dans le cadre de la négociation sur les régimes complémentaires Agirc et Arrco, le patronat propose un nouveau barême d'abattements sur les pensions pour soulager les finances. Un salarié qui liquiderait sa retraite complémentaire à 62 ans verrait sa pension amputée de 15% la première année, 12% la seconde et 10% la troisième, avant de retrouver une retraite à taux plein à 65 ans.
Dans le cadre de la négociation sur les régimes complémentaires Agirc et Arrco, le patronat propose un nouveau barême d'abattements sur les pensions pour soulager les finances. Un salarié qui liquiderait sa retraite complémentaire à 62 ans verrait sa pension amputée de 15% la première année, 12% la seconde et 10% la troisième, avant de retrouver une retraite à taux plein à 65 ans. (Crédits : Flickr/jyc1. CC License by.)
Dans la négociation sur l'avenir des retraites complémentaires Arrco et Agirc, Le Medef a revu à la baisse ses projets d'abattement sur les pensions pour inciter les salariés à prendre leur retraite plus tardivement. La possibilité d'un accord se dessine.

Tout est toujours possible dans les négociations entre patronat et syndicats. La réunion, fondamentale, ce vendredi sur l'avenir des régimes de retraites complémentaires Agirc (cadres) et Arrco (ensemble des salariés du privé) en est la plus parfaite illustration. Alors que l'on croyait la situation complètement bloquée, finalement, les choses évoluent vers la signature possible d'un accord. Le Medef a en effet mis de l'eau dans son vin en modifiant ses propositions pour inciter les salariés à travailler plus longtemps, au-delà de l'âge et de la durée de cotisation actuellement fixés (62 ans 41,5 années de cotisation).

Selon le nouveau texte remis par la délégation patronale, le Medef garde toute de même l'idée d'instaurer un système de bonus-malus pour les départs à la retraite, dépendant à la fois de l'âge et de la durée de cotisation.

Des abattements sur pensions variant entre 10% et 15%

Il s'agit d'inciter les salariés, à partir de 2019, à travailler une année de plus, une fois qu'ils ont rempli les conditions nécessaires pour partir avec une retraite à taux plein.

Ainsi, un salarié remplissant ces deux conditions qui déciderait de prendre sa retraite à 62 ans verrait sa retraite complémentaire amputée de 15% la première année, 12% la seconde et 10% la troisième, avant de retrouver une retraite à taux plein à 65 ans.Dans le projet précédent, ces taux d'abattement était plus élevé.

En revanche, s'il travaille jusqu'à 63 ans (soit 4 trimestres de plus) ce malus dégressif et temporaire sera annulé.

S'il reste deux ans de plus en activité (8 trimestres), il bénéficiera d'un bonus, pendant un an, de 10%. Bonus qui grimpe à 20% s'il travaille trois ans de plus (12 trimestres), à 30% pour quatre ans de plus (16 trimestres).

Une personne qui devrait travailler jusqu'à 64 ans pour obtenir toutes ses annuités devrait ainsi partir à la retraite à 65 ans pour ne pas subir de décote. A total, selon le chiffrage du Medef, cette seule mesure permettrait d'économiser 800 millions d'euros à l'horizon 2020. Et si toutes les autres préconisations du patronat étaient retenues (par exemple, le report de la revalorisation des pensions au 1er novembre et l'augmentation du coût d'achat du point), ce sont 6 milliards d'euros qui seraient économisés.

Les retraités modestes exonérés de CSG ne seraient pas concernées par ces décotes.

Une possible hausse des cotisations patronales

En contrepartie, toujours selon le texte du Medef, le patronat se dit prêt à accepter une hausse des cotisations patronales qui reste cependant à chiffrer, et qui doit être compensée par une baisse des cotisations pour la branche AT-MP (accidents du travail -maladie professionnelle). Mais pour ce faire, l'Etat doit donner son accord.

La fusion des deux régimes Agirc et Arrco à l'horizon 2019 est maintenue dans le projet du Medef, qui promet toutefois d'engager une négociation sur le statut de l'encadrement, comme le réclame la CFE-CGC.

La CGT et FO restent totalement opposées à ces idées de décote. En revanche, la CFDT et la CFE-CGC reconnaissent qu'il y a une ouverture.

De son côté, la CFDT a reconnu que les entreprises ont "clairement fait un pas", "même si cela n'est pas suffisant".  "Les taux d'abattement qui étaient de 25% décendent à 15%", a relevé Jean-Louis Malys.

"Il y a des choses à modifier mais c'est peut-être jouable", a estimé Serge Lavagna, de la CFE-CGC, rappelant que son syndicat refuse un abattement au-delà de 10%.

Les négociations continuent actuellement.

(avec AFP)

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a écrit le 18/10/2015 à 9:48 :
Maintenant c'est tous les ans qu'on tape sur la retraite, tant que ça passe ...ça passe.
Cela ne passera plus quand il y aura blocage aux Champs-Elysées .
Alors la CGT&FO comme d'hab on est pas d'accord mais on ne se mouille pas.
Donc ils servent à quoi , après ils s'étonnent que plus personne ne les rejoint.
Si on ne se bouge pas nous même , on finira dans la misère totale ça c'est sur.
a écrit le 17/10/2015 à 12:01 :
Le financement des retraites sera difficile à assurer. Il est probable qu'on en reparlera dans les années avenir. La première réforme à faire serait d'arriver à un système unique quelque soit son statut: privé ou public. Cela éviterait les comparaisons corporatives et faciliterait la recherche d'une solution.
Nous avons un problème démographique mais surtout nous ne vivons plus dans le même monde économique. Avec moins de chomeurs, les recettes seraient plus importantes, de même avec moins d'exonération de charges pour les entreprises. Et je n'ose même pas parler de la défiscalisation des HS durant le précédent gouvernement
Ceci dit, je ne comprends pas pourquoi on accorde une surcote ou un bonus a ceux qui partiraient après l'age légal. Cette mesure n'est pas juste car continuer de travailler n'est souvent pas le choix du salarié. Arrivé à l'age légal, l'entreprise lui demande de partir. Certains n'ont même pas la chance d'arriver jusqu'à l'age légal. Ils se retrouvent chomeurs avant. Ceux qui continent de travailler après l'age légal sont ceux qui ont un travail intéressant et qui sont souvent dans les sphères dirigeantes de leur entreprise et bien entendu bien payé et qui toucheront une bonne pension. Alors, pourquoi leur un accorder un bonus surtout que celui-ci est conséquent. Si cela concernait beaucoup de personnes, le MEDEF ne proposerait pas 25% de bonus
a écrit le 17/10/2015 à 11:27 :
Il faut sauver l'Agirc Arrco. Très bien, mais pourquoi en est on arrivé là ?
Plus de 25 ans de départs en préretraite obtenus par un Medef schizophrène qui demande un age de départ à 67 ans mais exige que les salariés partent avant 55 ans.
Des politiques qui ont pillé l'Agirc Arrco pour financer des régimes spéciaux à commencer par celui des élus, le leur. Comment un premier ministre qui compte dans son gouvernement des fonctionnaires partis en retraite avant 55 ans et aujourd'hui cumulards, peut se féliciter d'un tel accord ?
Qu'en est il de la progressivité de l'accord ? Est il prévu qu'à 1 jour près, les futurs retraités doivent travailler 1 an (au moins) de plus ?
Enfin les salariés sont des cotisants, pas des assistés. Qui est responsable de la gestion de leurs cotisations ? Quand leur reviendra la liberté de liquider leurs droits quand ils le souhaitent ?
La réforme des retraites reste devant nous. Il faudrait un peu de courage aux politiques.
a écrit le 17/10/2015 à 9:32 :
Les caisses sons vide pour les retraites pas pour les immigrés au détriment des retraite de puis Hollande les actif ont des revalorisation paritaires et c'est la répartition cha cain son tour des gel de retraites et fin de Hollande ?
a écrit le 17/10/2015 à 8:15 :
étant de 1957 ayant travaillé a 17 ans 1/2 j ai déjà 41 ans de cotisations alors l augmentation de l age de départ il faut pas exagérer .je rappelle ici les 6 milliards d euros volés en 2010 a l arrco et l argic par l état les organisations syndicales et patronales pour l ircantec pour le compte de la poste .il me faudrait 45 ans de travail pour ne pas avoir d abattement faut pas rêver .a moins que toutes les pensions actuelles soit diminuées pour faire face au déficit ça serait de la solidarité! non ? moi j ai cotisé toute ma vie je veux ma pension un point c est tout !
a écrit le 17/10/2015 à 2:52 :
Bof travail sckave
a écrit le 17/10/2015 à 0:34 :
Le patronat a donc "gagné". Rassurons-nous, en 1929-39, il a aussi obtenu tout ce qu'il voulait.
a écrit le 16/10/2015 à 16:19 :
l avenir des retraites passe par d autre formes de prelevement et non pas par l augmentation de depart de l age de la retraite , gege depuis des annees il vous donne la solution prelevons sur la rentabilte de l energie? CAR LE TRAVAIL DES 30 GLORIEUSSES C EST FINIE???
a écrit le 16/10/2015 à 15:50 :
alignement du public sur le privé... etc .... il est fort probable que rien de concret ne soit décidé avant 2018, d'ici là nous seront dans la situation grec !
a écrit le 16/10/2015 à 15:48 :
La question des retraites inquièterait 81% des français, il y aurait une dette déclarée de 2000 milliards plus 3500 hors bilan, les comptes ne seraient pas clairs ? Pour les actifs, on parle d’une baisse d’un quart, ne devrait-on penser à des fonds alors qu’il en existe pour certaines corporations d’Etat mais pas pour les français. Par ailleurs, alors que le chômage est record et le niveau des séniors déjà bas en niveau d’activité, irons-nous vers un système sud Europe avec 50% de taux d’emplois ? Après 2007, les allemands ont augmenté les emplois de 64 à 72 alors qu’en France il a baissé. On n’est pas en politique de plein emploi ni de croissance dans la moyenne. Par ailleurs on publie un déclin du produit français par habitant par rapport aux anciens pays du G7 de 1980. Le niveau aurait baissé de 15% par rapport au niveau de 1980. On aurait décroché de la moyenne G7, de l’Allemagne, de l’Angleterre et des USA. L’Europe à fort chômage qu’on ne retrouve nulle part dans le monde et faible croissance ne devrait-elle pas se remettre en cause. Ne devrait-on s’occuper du baby-boom alors que le chômage diplômé culmine à 61% ? Les prélèvements français sont records dans l’OCDE. On publie également un pib par habitant en recul depuis 2007 dans nombre de pays, en particulier en Europe, ne devrait-on revoir un système défaillant ? Allons-nous en parlant QE vers 20 ans de déclins à croissance molle comme le Japon alors que le dynamisme américain est meilleur. Ne devrait-on revoir la définition du terme pib à 25% administration et 55% seulement consommation. Enfin on pourrait demander des remboursements de subventions et recapitalisations, on ferait de l’encouragement aux pertes, par exemple la société donne 10 milliards à AF pour des fermetures de lignes ?
a écrit le 16/10/2015 à 15:25 :
@patrickb. Ceux qui paieront le RSA des uns et les retraites des autres sont encore à la maternelle, car le déficit s'accumule. Le problème n'est pas de savoir si vous avez cotisé 41.5 ans pour la retraite de vos parents et grands parents, cet argent est dépensé. Le problème est de savoir si la collectivité peut encore vous nourrir et pendant combien de temps.
Réponse de le 16/10/2015 à 18:09 :
@ludovic: parce que toi, tu vas au magasin, tu donnes ton argent et tu ressors les mains vides ? la collectivité peut en effet tout te prendre sans que tu n'aies rien à dire puisque c'est ta politique. Dans ce cas, il faut fortement augmenter les prélèvements. Et tu peux même rembourser tout ce dont tu as bénéficié depuis que tu es né (santé, éducation même si apparemment t'as pas coûté trop cher à la société, etc.). Mais bon, tu serres la ceinture des autres qui ont payé toute leur vie, mais pas la tienne pour cotiser comme ils l'ont fait :-)
a écrit le 16/10/2015 à 13:59 :
On nous parle d'un gel des retraites, chouette, peut-être un gain de pouvoir d'achat pour les actifs qui sont ponctionnés alors qu'on empêche l'augmentation du nombre des actifs.
On fait des dettes qui payent des retraites, mais le niveau de vie est en baisse depuis 2007... on réalise un hold-up sur les jeunes actifs dont les retraites n'ont pas de financement.
Le baby-boom pèse trop lourd sur l'activité alors que le chômage est à 6 millions, on devrait penser à un ajustement de société alors que le taux de séniors actifs est plus faible que chez nos voisins, pour 6 millions de pré-retraites, alors qu'on détruit l'emploi productif au bénéfice de la paperasse, et un remboursement dette en applications des traités, puis des excédents alors que nous avons la croissance et des excédents commerciaux.
Réponse de le 16/10/2015 à 14:46 :
@bof: et une fois de plus, la même histoire. Je vais donc me répéter aussi: 1) pour avoir une retraite, il a fallu cotiser 41,5 ans minimum. 2) dans le temps, le RSA et autres aides diverses n'existaient pas. Conclusion: les "hold-uppeurs" ne sont pas ceux qu'on croit. 3) au lieu de demander de cque l'État peut faire pour toi, demande-toi plutôt ce que tu peux toi-même faire au lieu de geindre :-) Mais bon, fait déjà ton temps et je pense que tu changeras d'avis quand ton heure de retraite sera venue :-)
Réponse de le 16/10/2015 à 15:39 :
Bonjour,
La raison pour laquelle le niveau de vie baisse en France c'est parce-que les qualifications ont baissés et pour beaucoup ne sont plus en adéquation avec le monde d'aujourd'hui.

Nous avons vécu une rupture technologique qui va continuer jusqu'à 2030 environ avec la relance du spatial et l'avènement de la robotique mais aussi la modernisation des biotech, les nano-machine, la médecine robotisée (notamment la chirurgie), les objets connectés, les voitures autonomes, les drones et j'en passe des meilleurs sans même parler de la révolution des applications mobiles et des services web.

La France est très en retard sur la majorité de ces sujets et je sais de quoi je parle je fais de la prospective technologique. Le seul sujet sur lequel la France cartonne c'est le spatial et tant mieux car cela a des retombés technologiques militaires et civils. Heureusement donc qu'on a le programme Ariane, le CNES et le programme franco-allemand Airbus ainsi que de belles entreprises commes Dassault ou encore Thales mais ce n'est pas suffisant. Aldebaran notre fleuron dans la robotique a été acheté par Alstom, Alcatel n'est plus vraiment français et Alstom est en cours de démantelement et vente par pets bouts des meilleurs morceaux.

Il faut donc relancer les filières scientifiques et technologique qui ont toujours fait notre excellence et monter des entreprises qui seront le fleurons de demain et constituerons des viviers d'emplois ce qui permettra de rétablir un niveau de vie plus important en France.

Le problème du niveau de vie vient aussi du niveau des prix moyen des biens de consommations ET de la nourriture en France qui sont en moyenne 20% plus élevés qu'en Allemagne et parfois 30% si on prends la moyenne européenne à produit équivalent. Le blocage de la consommation n'est donc pas uniquement due à la stagnation des salaires mais aussi à la moyenne des prix pratiqués qui est plus élevées que chez nos voisins.

Concernant les retraites, il y aura forcément un allignement des politiques de retraites en Europe car Bruxelles va finir par y mettre son nez pour éviter les abus. Ce qui est certain c'est que les pré-retraites devraient-être réservées au employés qui ont eu des emplois physique et usant ou qui ont des problèmes de santé ou de famille nécessitant ce départ anticipé pou tous les autres il faudrait supprimer la pré-retraite afin de ne pas financer ces régimes par de la dette des organismes de complémentaires.

Sinon pour ce qui est de la croissance en France elle est faible et elle ne créera des emplois que si elle atteint 2% ce qui est loin d'être gagné sans investissement pour l'innovation scientifique et technologique et sans formation des chômeurs en adéquation réelle avec les besoins des entreprises. La natalité étant forte en France pour résorber le Papy-Boom il faut former les jeunes pour qu'ils occupent des emplois hautement qualifiés. Sinon pour le moment il y a trop peu d'actifs pour maintenir le système sans baisse des retraites car pas assez de cotisants avec 10% de chômage. De plus la majorité des cotisants cotisent faiblement pour des salaires assez faibles à cause d'un niveau de qualification faible.

Tout cela doit changer mais l’État ne fait rien sur ces sujets alors que la situation est anticipée depuis 20 ans.
Réponse de le 16/10/2015 à 20:04 :
Patrick, Vos arguments sont très discutables.

Ce n'est pas la durée de cotisation qui compte mais le rapport cotisation/coût. Si vous recevez dix fois ce que vous versez il y a un problème, il faut bien trouver l'argent quelque part.

Sur les aides sociales vs retraite.
J'ai trouvé (mais peut être que je me trompe) que les retraites représentes 13.8 % du pib, soit 387 milliards, comparé aux 9.3 milliards du rsa ça fait beaucoup.
si on rajoute l'aide sociale à l'enfance, 7 milliards, , le soutien aux personnes handicapées 6.8 milliards et le soutien aux personnes âgées 6.7 milliards. on arrive à 29.8 milliards, même pas 10 % du montant des retraites, et pourtant j'ai inclus des prestations qui vont aux personnes âgées. Si il y a de l'argent à prendre il est clairement sur les retraites.


Pour votre point 3 je vous signale que si la loi était respectée les caisses de retraites seraient mises en liquidation et que les retraités devraient se débrouiller tous seuls.

Pour finir le problème n'est pas de savoir si les retraités ont mérités de toucher leur pension.
Le problème est que le système actuel n'est pas tenable et que si rien ne change il va faire faillite, privant de retraite des millions de gens, retraités actuels comme futurs.
Le second problème est que certains actifs en ont assez de voir augmenter leur cotisation et baisser leur future retraite pour maintenir le niveau des pensions des retraités actuelles.


http://www.lagazettedescommunes.com/367362/le-cout-du-rsa-cause-daccroissement-des-inegalites-entre-departements/
http://www.huffingtonpost.fr/2015/08/27/cout-retraites-baisse-france-allemagne_n_8046842.html
Réponse de le 18/10/2015 à 10:45 :
@finalfox: si on parle argent courant, évidemment que les gens touchent plus qu'ils n'ont cotisé, tout simplement parce que l'inflation est passé par là, et l'inflation est principalement attribuable à ceux qui achètent des Ipod à des prix démentiels alors qu'ils sont fabriqués à des coûts de revient ridicules. Si on parle en pourcentage, la donne est totalement différente, car les taux de prélèvement ont toujours été forts par rapport aux revenus. Il est certain que les gens ne pouvaient pas payer disons 500 francs de cotisation quand ils en gagnaient 400. Ma 1ere paie, dois-je le rappeler s'est élevée à 136 francs en 1969. En 1974, en travaillant en horaires décalés (y compris nuits, dimanches, jours fériés et heures supplémentaires), je gagnais 700 francs (c'est-à-dire un peu plus de 100 euros) et cela était considéré comme un salaire décent. Dois-je rappeler qu'à l'époque, toutes les allocations d'aujourd'hui n'existaient pas. Je ne veux faire pleurer personne, la vie est ce qu'elle est et chaque génération doit affronter ses propres défis, mais arrêtez de geindre et prenez-vous en main au lieu de jalouser vos parents... qui pour la plupart sont loin de rouler sur l'or comme vous semblez le penser !!!
a écrit le 16/10/2015 à 13:05 :
Voila une bonne occasion pour répartir les charges de retraites sur le travail et sur l'énergie, et en plus, cela serait bon pour le climat, tout en diminuant le chomage. Essayez!

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