"Revenu universel d'activité" : le gouvernement lance une concertation

 |  | 414 mots
Lecture 2 min.
(Crédits : Charles Platiau)
Le gouvernement a donné, ce lundi 3 juin, le coup d'envoi d'une concertation qui doit définir les contours du futur "revenu universel d'activité" censé se substituer d'ici 2023 à plusieurs prestations sociales, dont le RSA, les aides au logement et la prime d'activité.

Le  "revenu universel d'activité" est actuellement en discussion.  Le gouvernement se concerte, ce lundi 3 juin, à son sujet afin de définir les contours de ce future allocation censée se substituer d'ici 2023 à plusieurs prestations sociales, dont le RSA, les aides au logement et la prime d'activité. Ce futur RUA, promis par Emmanuel Macron dans le cadre de sa stratégie de lutte contre la pauvreté, aura pour objectif de "simplifier" le système actuel d'aides sociales et donc de lutter contre le non-recours aux prestations, ont précisé lors de la conférence de lancement la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et sa secrétaire d'Etat Christelle Dubos.

Il devra aussi inciter systématiquement à la reprise d'activité des bénéficiaires, en faisant en sorte que "chaque euro gagné par le travail" se traduise par une "augmentation du revenu disponible". Actuellement, les bénéficiaires des minima sociaux sont parfois dans l'incertitude sur ce qu'ils gagneront réellement s'ils reprennent une activité rémunérée, notamment car les différentes prestations sociales n'ont pas la même dégressivité, et qu'elles peuvent se cumuler. La concertation, qui doit durer jusqu'à la fin décembre, associera notamment partenaires sociaux, collectivités territoriales et représentants des bénéficiaires des aides. Elle doit déboucher sur une loi en 2020, pour une application d'ici 2023, après une transition potentiellement longue et complexe, a-t-on souligné au ministère des Solidarités.

Quels contours pour le RUA ?

Parmi les points ouverts aux discussions figurent le périmètre exact du futur RUA : devra-t-il inclure le minimum vieillesse, l'allocation pour adulte handicapé, ou encore l'allocation de solidarité spécifique, versée aux chômeurs en fin de droit? Doit-il être élargi aux jeunes de moins de 25 ans, actuellement non éligibles au RSA ? La concertation doit en tout cas être menée "à budget constant", précise le ministère. "Nous ne sommes pas là pour faire des économies budgétaires au détriment des plus modestes", a souligné Mme Dubos.

Lire aussi : Dix ans après sa création, le RSA affiche un bilan contrasté

Ce principe est une nécessité méthodologique, a-t-on souligné dans l'entourage des ministres: il permettra d'évaluer les avantages et inconvénients d'une réforme par rapport à la situation actuelle. Mais cela n'exclut pas qu'ensuite, une fois actés les contours de la réforme, le gouvernent puisse procéder à des "arbitrages budgétaires", a-t-on précisé de même source.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/06/2019 à 12:21 :
phidias@,vous avez mal compris.Ce revenu universel est destiné,au nom de la "simplification,à diminuer les aides sociales.En plus, on détourne complètement le principe du revenu universel, il doit être inconditionnel et cela produirait une vraie simplification,avec des économies à la clé.Les fonctionnaires qui contrôlent les aides sociales actuellement seraient supprimés.Ce n'est pas le cas du projet de LREM, qui prévoit un renforcement du contrôle.
a écrit le 04/06/2019 à 11:20 :
Vous écrivez de plus en plus de pauvres! Mais pourtant il vient d'être publié dans tous les journaux écrits et T.V que les dépôts sur le livret A avaient énormes après l'argent accordé par le gouvernement Macron suite aux mouvement de contestation des gilets jaunes.
a écrit le 03/06/2019 à 19:25 :
revenu universelle pschit !!! encore moins de frics pour vivre encore de plus en plus de pauvres chaque fois des réformes toujours pour faire reculer les droits du peuples . ceux qui ont bien travailler 44 années a la retraite !! ont 800 euros la dessus toutes les charges loyers 50% EDF ET GDF 25% zéro pour vivre
a écrit le 03/06/2019 à 19:24 :
Ah le Dépeceur commence à préparer sa réélection en se constituant un bon petit tas d'électeurs subventionnés, et ce ne sont pas les flanelles politiques autour de lui qui vont y redire quoi que ce soit.
a écrit le 03/06/2019 à 18:25 :
pour lutter contre la pauvrete on distribue des cheques!
il faut former les gens, et qu'ils trouvent du travail, voila ou est le pb!
donc taper sur l'education nationale qui forme des bac+8 qui ont un niveau bepc, recuperer l'argent que les syndicats de gauche se foutent dans les fouilles via la formation, et redonner envie de creer des boites ' manuelles' ou le travail a la main n'est pas considere comme sale, comme c'est le cas par les intellos maoistes planques de la fonction publique
a écrit le 03/06/2019 à 18:14 :
M.Macron a le «  devoir » de corriger les erreurs fondamentaux qui ont été fait par le «  bouclier fiscal »
Le revenu minimum est un revenu d’urgence : c’est un fond a part.

Par contre en ce qui concerne la spoliation des pensions de réversion des veufs et veuves : c’est un autre fond : ça devrait être «  interdit » de prendre ce fond et de spolier les droits des «  gens actifs » qui ont cotisés pour .

Il revient à M. Macron de remettre les pendules a l’heure...
a écrit le 03/06/2019 à 17:21 :
Les prestations sociales ne doivent permettre que les individus puissent : Se loger - manger - s'habiller. Et non les mettre dans un repas au restaurant, ou se faire un cinéma ou les placer sur le livret A. Donc il faut en revoir le principe de base.
Réponse de le 03/06/2019 à 18:06 :
Oui je suis d’accord avec ce principe .
a écrit le 03/06/2019 à 17:16 :
Concertation par rapport à quoi ?
La concertation c’est avant l’application hors la il y a application ?
Donc c’était avant «  concertation » ?
Ce manque de «  sérieux » ne rassure pas.
a écrit le 03/06/2019 à 16:41 :
On s'acharne sur les pauvres, on s'acharne sur les petits, on s'acharne sur les moyens et moyens-gros mais par contre on reste totalement aveugle aux 100 milliards d'évasion fiscale des mégas riches. Tout le temps !

Ce gouvernement est une sinistre farce cynique.
Réponse de le 03/06/2019 à 17:36 :
Ce chiffre est donné par SUD finance, syndicat d'extrême gauche, et qui n'a jamais été vérifié par des études sérieuses et indépendantes puisque par définition une fraude est invérifiable. De plus partant de l'hypothèse que se chiffre serait réel, l'état ne récupérerait pas la totalité puisque les impôts sont soumis à des barèmes de pourcentages de taux différents, sans compter l'optimisation fiscale.
Réponse de le 04/06/2019 à 12:12 :
@ multipseudos néolibéral:

"puisque par définition une fraude est invérifiable"

C'est bien fait hein ?

On peut néanmoins l'estimer quand on sait comment fonctionne les mécanismes de l'évasion fiscale, on ne peut pas tomber sur le chiffre précis bien entendu mais sur une estimation crédible sans problème.

Par ailleurs aucune institution en lien avec un outil de propriétaire de production ne génèrerait une telle vérité sans se faire immédiatement écraser, ses dirigeants renvoyés, fichés et humiliés et-c...

CE que vous faite là c'est vraiment moche.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :