"Revenu universel d'activité" : le gouvernement lance une concertation
AFP

La caf sera le pivot du versement des pensions alimentaires
Charles Platiau
AFP

La caf sera le pivot du versement des pensions alimentaires
Charles Platiau
Le "revenu universel d'activité" est actuellement en discussion. Le gouvernement se concerte, ce lundi 3 juin, à son sujet afin de définir les contours de ce future allocation censée se substituer d'ici 2023 à plusieurs prestations sociales, dont le RSA, les aides au logement et la prime d'activité. Ce futur RUA, promis par Emmanuel Macron dans le cadre de sa stratégie de lutte contre la pauvreté, aura pour objectif de "simplifier" le système actuel d'aides sociales et donc de lutter contre le non-recours aux prestations, ont précisé lors de la conférence de lancement la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et sa secrétaire d'Etat Christelle Dubos.
Il devra aussi inciter systématiquement à la reprise d'activité des bénéficiaires, en faisant en sorte que "chaque euro gagné par le travail" se traduise par une "augmentation du revenu disponible". Actuellement, les bénéficiaires des minima sociaux sont parfois dans l'incertitude sur ce qu'ils gagneront réellement s'ils reprennent une activité rémunérée, notamment car les différentes prestations sociales n'ont pas la même dégressivité, et qu'elles peuvent se cumuler. La concertation, qui doit durer jusqu'à la fin décembre, associera notamment partenaires sociaux, collectivités territoriales et représentants des bénéficiaires des aides. Elle doit déboucher sur une loi en 2020, pour une application d'ici 2023, après une transition potentiellement longue et complexe, a-t-on souligné au ministère des Solidarités.
Parmi les points ouverts aux discussions figurent le périmètre exact du futur RUA : devra-t-il inclure le minimum vieillesse, l'allocation pour adulte handicapé, ou encore l'allocation de solidarité spécifique, versée aux chômeurs en fin de droit? Doit-il être élargi aux jeunes de moins de 25 ans, actuellement non éligibles au RSA ? La concertation doit en tout cas être menée "à budget constant", précise le ministère. "Nous ne sommes pas là pour faire des économies budgétaires au détriment des plus modestes", a souligné Mme Dubos.
À lire également
Ce principe est une nécessité méthodologique, a-t-on souligné dans l'entourage des ministres: il permettra d'évaluer les avantages et inconvénients d'une réforme par rapport à la situation actuelle. Mais cela n'exclut pas qu'ensuite, une fois actés les contours de la réforme, le gouvernent puisse procéder à des "arbitrages budgétaires", a-t-on précisé de même source.
AFP
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?